Sécurité des JO de Paris: trop tôt pour dire si l'armée devait être sollicitée (Darmanin)

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, ne peut pas dire s'il sera nécessaire de recourir en appoint à l'armée pour sécuriser les JO de Paris et a pointé mardi soir au Sénat "le problème important" de l'hébergement de l'ensemble des forces de sécurité publiques et privées.

La rédaction Publié le 25/01/2023 à 07:13, mis à jour le 25/01/2023 à 07:14
Des militaires de la force Sentinelle. Photo Sébastien Botella

Interpellé au cours du débat sur le projet de loi olympique par le sénateur centriste Laurent Lafon sur le fait de savoir "quand le scénario du recours à l'armée sera officiellement annoncé" pour supplanter une insuffisance d'agents de sécurité privée, hypothèse qui circule largement en coulisses depuis plusieurs semaines, M. Darmanin a expliqué qu'il faudrait attendre "février ou mars" pour en savoir plus.

"Si à la fin des fins des fins des fins, il manque un certain nombre de personnes, nous regarderons ce que nous pourrons faire. Mais nous pensons qu'un grand pays comme la France est capable de répondre à cet enjeu de sécurité privée", a-t-il assuré.

"Au début du mois prochain on en saura plus"

"Au début du mois prochain on en saura plus" car le comité d'organisation des JO (Cojo) va commencer "à dépouiller" les appels d'offres lancés auprès des entreprises.

Sur les 22.000 agents nécessaires pour sécuriser les sites de compétition, responsabilité du Cojo, "on en a 11.000 à 12.000 qui répondent aux critères, on a bien avancé". "Il y a aussi le prix que va mettre le Cojo", a-t-il encore dit. Devant ce scénario de pénurie, la Cour des comptes a récemment rappelé que c'est au Cojo de payer l'Etat si l'armée venait à être mobilisée.

La répartition des forces de police de sécurité publiques et privées a fait l'objet de la signature d'un protocole de sécurité entre l'Etat et le Cojo, document qui est en cours de réactualisation. Une annexe est prévue pour la question spécifique de la cérémonie d'ouverture sur la Seine.

Des critères imposées qui compliquent la tâche

En plus de la crise du Covid, et de conditions de travail et de salaires peu reluisantes, le critère de cinq ans de titre de séjour imposée par la loi sécurité globale de 2021 a tari encore plus le vivier d'agents.

"Cela dépendra des moyens technologiques", comme la possibilité d'utiliser des scanners corporels inclue dans la loi, mais aussi de toutes les forces de sécurité. "Est-ce que Paris aura ses 2.000 agents de police municipale en juillet prochain?", a lancé le ministre.

Par ailleurs, il "va falloir que nous hébergions à Paris et dans sa proche banlieue 35 à 40.000 policiers et gendarmes et quelques milliers d'agents de sécurité privée qui ne seraient pas Parisiens", a-t-il aussi ajouté. La question "où est ce qu'on les logent" est un "premier problème très important sur lequel nous travaillons".

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