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Escalade de la violence dans l'Est de l'Ukraine, qui appelle ses alliés occidentaux à intervenir

Mis à jour le 05/03/2021 à 19:25 Publié le 05/03/2021 à 19:03
Depuis la mi-février, huit militaires ukrainiens ont été tués sur la ligne de front.

Depuis la mi-février, huit militaires ukrainiens ont été tués sur la ligne de front. Photo AFP

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Escalade de la violence dans l'Est de l'Ukraine, qui appelle ses alliés occidentaux à intervenir

L'Ukraine a dénoncé vendredi une flambée de violence sur la ligne de front avec les séparatistes prorusses dans l'Est, appelant les Occidentaux à intervenir alors que Moscou dit craindre une "guerre totale" dans cette zone.

"Nous observons une escalade du conflit ces dernières semaines", a déploré le chef de l'administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak au cours d'une visioconférence.

"Des provocations préméditées sont en cours contre les forces armées ukrainiennes pour mettre fin" à la fragile trêve en vigueur depuis juillet, la plus longue depuis le déclenchement de la guerre en 2014, a-t-il poursuivi.

M. Iermak a exhorté Washington et les alliés européens de Kiev dont Paris et Berlin, co-parrains du processus de paix, à "intensifier" leurs "efforts" pour calmer la situation.

La guerre dans le Donbass ukrainien, qui a fait plus de 13.000 morts depuis son déclenchement, a commencé peu après la fuite en Russie d'un président ukrainien prorusse et l'arrivée au pouvoir à Kiev de pro-occidentaux. Dans la foulée de ce changement de régime, Moscou a par ailleurs annexé la péninsule ukrainienne de Crimée.

Après des mois de batailles acharnées, les hostilités se sont considérablement apaisées avec la signature des accords de paix de Minsk en février 2015.

Quatre ans plus tard, l'ex-comédien Volodymyr Zelensky a été élu à la présidence en Ukraine promettant de mettre fin à la guerre. Mais après quelque timides avancées - un sommet, quelques échanges de prisonniers et retraits des troupes dans plusieurs petites zones de la ligne de front - le processus de paix s'est à nouveau retrouvé dans l'impasse.

Pression sur Kiev 

En 2020, les belligérants sont parvenus à se mettre d'accord sur une nouvelle trêve, restée plus ou moins respectée durant des mois, ce qui laissait espérer un règlement plus durable.

L'an dernier, l'Ukraine a fait état de 50 soldats tués dans ses rangs contre 100 en 2019, une baisse due notamment à ce cessez-le-feu, mais depuis le début de l'année, la tension a recommencé à monter graduellement.

"On a ce qui ne nous est pas arrivé depuis des mois, on a certains de nos déplacements (dans la zone de conflit) qui devaient être repoussés parce que ça a tiré pendant la nuit", a déclaré en février à l'AFP Florence Gillette, cheffe de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Ukraine.

Depuis la mi-février, huit militaires ukrainiens ont été tués sur la ligne de front. Kiev a mis en cause Moscou et les séparatistes en les accusant d'utiliser des armes interdites par les accords de paix de Minsk.

Les séparatistes ont de leur côté annoncé la mort de trois combattants vendredi.

Le Kremlin s'est déclaré jeudi "profondément préoccupé par des tensions croissantes" sur le front, rejetant la responsabilité sur Kiev.

"Nous observons de plus en plus souvent des bombardements provenant du côté ukrainien", a affirmé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, mettant en garde contre la reprise d'une "guerre totale".

Malgré ses dénégations, la Russie est considérée à Kiev et dans les capitales occidentales comme le parrain des séparatistes en leur livrant troupes, armes et financement.

"La Russie est une partie (prenante) dans ce conflit et non un médiateur", a martelé mardi le président du Conseil européen Charles Michel en visitant la ligne de front en Ukraine.

Moscou tente "de faire la pression sur Kiev, l'intimider", a commenté auprès de l'AFP Oleksandr Lytvynenko, directeur de l'Institut national des études stratégiques à Kiev.

Pour Steven Pifer, ex-ambassadeur américain en Ukraine aujourd'hui membre du centre d'analyse Brooking à Washington, cette flambée de violences pourrait relever d'une réponse de Moscou aux sanctions de Kiev contre le richissime député ukrainien Viktor Medvedtchouk, très proche de Vladimir Poutine.

Il écarte toutefois la menace d'une "guerre totale" contre l'Ukraine. "Qu'est-ce que cela permettrait au Kremlin de faire qu'il ne peut pas déjà faire dans la partie occupée du Donbass?" s'interroge l'expert.

 
 
 
 

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