“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Emotion et vigilance après l’attentat de Rambouillet

Mis à jour le 17/06/2021 à 16:11 Publié le 26/04/2021 à 22:00
Hommage à la victime de l’attaque terroriste dans lse Yvelines, hier, devant le commissariat central de Nice.

Hommage à la victime de l’attaque terroriste dans lse Yvelines, hier, devant le commissariat central de Nice. Photo Dylan Meiffret

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Emotion et vigilance après l’attentat de Rambouillet

Des policiers se sont rassemblés ce lundi devant les commissariats, sur la Côte d’Azur comme dans toute la France, en mémoire de leur collègue Stéphanie. Comment renforcer leur propre sécurité?

Devant le commissariat Foch, une poignée de citoyens applaudit les forces de l’ordre.
Devant le commissariat Foch, une poignée de citoyens applaudit les forces de l’ordre. Dylan Meiffret / Nice Matin

"Bravo la police!" Sophie, 62 ans, crie son soutien à travers son masque, applaudissements à l’appui. Seuls quatre retraités ont bravé le vent et la pluie, hier, pour exprimer leur soutien aux policiers devant le commissariat Foch à Nice. Sophie s’en désole, elle qui est issue d’une famille de militaires: "Si nous, citoyens, on ne se bouge pas pour eux, personne ne le fera!"

A 17h30 hier, les policiers se sont rassemblés devant les commissariats, dans les Alpes-Maritimes comme dans toute la France. A Foch ou Auvare à Nice, à Antibes, ou encore à Cannes. Des policiers silencieux, recueillis en mémoire de leur collègue Stéphanie M., 49 ans, assassinée le 23 avril dans le sens d’entrée d’un commissariat à Rambouillet (Yvelines). "Pas de drapeau. Pas de bannière. Toute la famille police unie face à ce drame. Ce moment est difficile pour tout le monde", explique Eric Feneloux, délégué départemental d’Unité-SGP FO 06.

Ce syndicat avait appelé à ces rassemblements, pour dire "l’émotion" et "la colère". Car "le policier est un citoyen avant tout, avec une double casquette". Et c’est bien là tout le problème. Comment mieux protéger ceux dont la mission est, précisément, de protéger autrui?

"Surveillance accrue"

"Chaque drame nous amène à nous interroger: peut-on faire quelque-chose de plus?" Le contrôleur général Nadine Le Calonnec partage ces questionnements. Dans son bureau à Foch, la directrice départementale de la sécurité publique (DDSP 06) l’admet: "La balance n’est pas simple. Nous sommes forces de sécurité intérieure, chargées de protéger la population... tout en assurant la protection des personnels et des bâtiments."

Comme après chaque attaque, "des consignes ont été passées, au plan national, pour renforcer les mesures de sécurité", atteste Eric Feneloux. Quant aux détails, motus. Question de sécurité. Le délégué syndical se borne à évoquer "une surveillance accrue, des dispositifs de sécurité renforcées aux accueils". A l’image de ce policier portant une arme semi-automatique, lors du petit rassemblement devant Foch.

Avec la sinistre répétition des attentats en France depuis 2015, "beaucoup de choses ont déjà été faites, rappelle Nadine Le Calonnec. La vidéo a été développée aux abords et à l’intérieur des commissariats. La protection des bâtiments passe par les portails, les accès, les sas. Ces deux dernières années, des budgets ont été accordés pour renforcer un mur d’enceinte, la protection pare-balles, l’accueil du public..."

"Il y aura évolution"

Que faire de plus? Mieux protéger les agents administratifs et techniques, auxquels appartenait Stéphanie M.? "Nous avons le même statut que des agents de préfecture. Mais nous sommes plus exposés", souligne Claudine Santucci, secrétaire départementale du syndicat Snipat. Une visioconférence avec la direction centrale de la police nationale est prévue très bientôt, annonce Nadine Le Calonnec. "Il y aura réflexion, et sûrement évolution."

Dans les rangs de la gendarmerie, on partage cette vigilance. Et cette discrétion sur les mesures prises. Le lieutenant Laurent Masson, officier de communication du groupement départemental, le confirme: "La sécurisation des casernes est dans notre ADN. Mais les attentats ont renforcé notre vigilance sur ces risques."

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.