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Vous tardez à faire un détartrage? C'est pourtant obligatoire pour préserver ses dents

Mis à jour le 17/11/2019 à 17:33 Publié le 17/11/2019 à 17:33
Il ne faut pas attendre d’avoir mal pour consulter un dentiste. Les contrôles réguliers sont impératifs car certains problèmes tels que le déchaussement sont indolores.

Il ne faut pas attendre d’avoir mal pour consulter un dentiste. Les contrôles réguliers sont impératifs car certains problèmes tels que le déchaussement sont indolores. Photo Ax. T.

Vous tardez à faire un détartrage? C'est pourtant obligatoire pour préserver ses dents

En principe, il faudrait le faire deux fois par an: le tartre, s’il s’accumule, peut déstabiliser la structure de la denture en provoquant des déchaussements.

Un joli sourire passe par de belles dents. Logique. Tellement logique qu’on estime qu’un Français sur quatre n’ose pas ouvrir la bouche. Pourtant, de bonnes habitudes bucco-dentaires et des contrôles réguliers chez le dentiste suffisent pour éliminer tous les complexes.

Dans l’idéal, il faudrait faire deux détartrages par an. Loin d’être accessoire, ce soin est tout simplement indispensable sur le long terme. Car le tartre, s’il n’est pas éliminé, peut entraîner un déchaussement.

Pour bien faire comprendre le processus, le Dr Alexandre Nairi, président du syndicat des chirurgiens-dentistes Alpes-Maritimes, revient sur la formation de ce tartre: "il y a des bactéries dans la bouche qui se développent plus ou moins rapidement. En cas d’absence ou d’insuffisance de brossage, elles vont se multiplier et former un enduit blanchâtre sur la dent. La salive, elle, apporte une structure minérale: la plaque va durcir et adhérer. Plus on attend, plus le tartre s’agglutine. Le souci, c’est que quand il se fixe, outre l’aspect esthétique, il va attaquer les structures de la dent: l’émail d’abord, mais également les gencives et l’os". Or si le support (l’os) est fragilisé, c’est tout l’édifice qui peut bouger.

Si certains arrivent à de telles extrémités, c’est parce que l’excès de tartre n’engendre pas de symptômes. "Autant une carie va rapidement provoquer des douleurs, autant le déchaussement ne fait pas mal. À peine se manifeste-t-il par des saignements au niveau des gencives, mais cela ne suffit généralement pas à inquiéter les patients. Donc il arrive que certains viennent consulter et qu’on doive leur expliquer qu’ils risquent de perdre leurs dents parce que le tartre a déjà provoqué des dégâts."

Pas tous égaux devant la plaque

Heureusement, c’est loin d’être une fatalité, puisqu’il y a des mesures de prévention à prendre.

"Le détartrage est indispensable pour éliminer la plaque, annonce le Dr Nairi. On dispose de deux techniques: les ultrasons ou la méthode mécanique à l’aide de curettes parodontales. La seconde va permettre de descendre plus bas sous les gencives tandis que les ultrasons sont utilisés surtout en surface. On dispose de matériel de différentes formes pour pouvoir s’adapter à l’anatomie de la dent. En complément, on peut se servir d’un aéropolisseur qui permet d’injecter sous pression du bicarbonate, pour lisser la dent et effacer les tâches de coloration."

D’ailleurs, les plaques jaunâtres disgracieuses sont souvent accentuées par le tabac. S’il fallait une raison de plus pour éteindre sa dernière cigarette, en voilà une.

La formation du tartre varie d’une personne à l’autre: la salive peut être plus ou moins minérale. Et le sucre la favorise parce qu’elle induit une multiplication des bactéries. "Chez certains patients, cela va vite, il faut donc procéder à un détartrage trois, quatre fois par an, mais cela reste rare! À l’inverse, chez d’autres, une fois suffira; c’est le dentiste qui conseillera le patient", souligne le Dr Nairi.

"Quelle que soit la situation, il faut en faire régulièrement. Car sans cela, certains désagréments importants (déchaussement, maladies parodontales...) risquent d’apparaître." Et lorsqu’il faudra les soigner, ce sera nettement plus compliqué: couronnes, implants, etc.

Par ailleurs, la mauvaise hygiène bucco-dentaire peut avoir des répercussions plus générales sur la santé. Ainsi, les bactéries de la bouche peuvent migrer vers le cœur, vers une prothèse, etc. Il faut donc voir les choses sur le long terme et dans leur globalité.

En termes de tarif, un détartrage coûte 28,97 euros (hors dépassements d’honoraires) et la Sécurité sociale en rembourse deux par an. En somme, avec une mutuelle, cela ne coûte rien à l’assuré. À l’inverse, le reste à charge peut vite grimper s’il y a des travaux importants à faire, faute d’avoir été rigoureux dans le suivi bucco-dentaire.

À savoir pour les parents: les conseils de détartrage s’appliquent aussi pour les enfants, y compris lorsqu’ils ont encore des dents de lait!

chez vous

L’hygiène bucco-dentaire est fondamentale. Cela passe par le brossage des dents: au minimum trois minutes deux fois par jour (l’idéal étant après chaque repas). Le fil dentaire et les brossettes interdentaires sont un bon moyen pour éliminer toutes les impuretés coincées.

Il existe quelques solutions naturelles pour prévenir l’apparition du tartre. Le citron, combiné au vinaigre blanc (en bain de bouche une fois par semaine ou appliqué sur les dents à l’aide d’une brosse) va lutter contre la plaque dentaire.

Dans le même ordre d’idées, le bicarbonate de soude, mélangé dans un peu de dentifrice et appliqué à la brosse a une action abrasive sur le tartre.


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