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Vous souhaitez arrêter de fumer? Les professionnels de santé vous proposent des outils à Monaco

Mis à jour le 06/11/2019 à 09:05 Publié le 06/11/2019 à 10:00
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Illustration Photo JFO

Vous souhaitez arrêter de fumer? Les professionnels de santé vous proposent des outils à Monaco

L’opération Moi(s) sans tabac est de retour durant tout le mois de novembre. L’occasion de se prendre en main et d’arrêter de fumer. On l’a fait, alors pourquoi pas vous ?

Quand on est fumeur, il y a des chiffres qu’on n’a pas envie de lire. Parce qu’ils sont culpabilisants. Parce que oui, on sait, fumer c’est mal. Pourtant, impossible de passer sous silence le fait que l’année dernière, rien qu’à l’hôpital de Monaco, le cancer a tué 223 personnes. C’est presque la moitié des décès.

Les problèmes circulatoires ont fait 53 victimes, les problèmes respiratoires eux ont coûté la vie à une vingtaine de personnes. Le tabac n’en est pas la seule cause, c’est vrai. Mais il y contribue largement.

Et puis, entre nous, il y a quand même une ribambelle de soucis qu’entraîne la clope dans le sillage de sa fumée: panique de ne plus en avoir assez un dimanche soir, le parfum de cendrier sale, l’essoufflement quand on monte trois marches… et comme si ça ne suffisait pas, ça coûte un bras. Ces effets-là, je les connais bien : j’ai arrêté de fumer il y a deux ans.

De nombreux outils

Alors comme l’opération Moi(s) sans tabac, organisée par Santé publique France, est de retour, on refait le point sur ce qui est à disposition pour mettre fin au fléau du tabagisme.

Si l’opération est organisée par le pays voisin, elle est relayée en Principauté. "Les gens voient les publicités à la télévision, ou dans la rue, il nous semblait évident qu’il fallait aussi la proposer ici", commente Alexandre Bordero, directeur de la Santé publique.

Alors c’est tout un arsenal qui débarque dans les lieux de santé. En pharmacie, à la médecine du travail, chez les praticiens, des dépliants, des kits, avec toutes sortes d’outils sont proposés pour accompagner au mieux. Comment limiter la prise de poids, le stress, comment bien se préparer… tout est expliqué.

Et si on ne se sent pas capable d’y arriver tout seul, le Centre hospitalier Princesse-Grace dispose d’un trio de choc pour accompagner les fumeurs : un pneumologue, une diététicienne et une psychologue.

A l’occasion du Moi(s) sans tabac, de nombreux outils sont mis à disposition des fumeurs, pour arrêter de remplir leurs cendriers.
A l’occasion du Moi(s) sans tabac, de nombreux outils sont mis à disposition des fumeurs, pour arrêter de remplir leurs cendriers. Photo Jean-François Ottonello

Cette dernière, Laurence Albertini, a une arme redoutable que j’ai testée pour vous : l’hypnose. Une expérience que je vous avais rapportée il y a deux ans dans ces mêmes colonnes. Et qui s’est avérée fructueuse puisque je ne fume plus depuis lors.

Après plusieurs rendez-vous, la psychologue m’avait plongé dans cet état second, durant lequel on reste totalement conscient, et qui permet de glisser des suggestions au cerveau. Ça n’a pas fait tout le travail, mais ça m’a aidé.

Après plusieurs années à fumer plus d’un paquet par jour, je suis débarrassé. J’y repense parfois. Les soirées festives peuvent être l’occasion de tentations. Alors je garde avec moi une cigarette électronique chargée d’un liquide sans nicotine. Je ne l’utilise presque jamais, mais sa présence me permet de ne pas reprendre.

L’addiction est un phénomène très personnel. Chacun réagit différemment. Certains ont besoin d’affronter cela seul, d’autres d’être accompagnés. Certains ont besoin de médicaments, de substituts (qui sont aujourd’hui remboursés comme des médicaments, à condition d’être prescrits par un médecin ou une sage-femme), d’autres pencheront plutôt pour les plantes (qui m’ont bien aidé aussi).

Qu’importe au fond. Ce qui compte c’est de s’y mettre. Car chaque jour, chaque heure sans tabac est une victoire. Et vous, vous arrêtez quand ?

 


Géraud Guillet, auteur de L’expérience Tesk, The tobacco escape book: "J’ai découvert que les émotions sont un outil puissant pour arrêter de fumer. Moi, c’était la colère."

(DR)

Quand on en vient au sujet de l’arrêt du tabac, tout le monde a, dans son entourage, quelqu’un qui a testé un livre. Souvent le même, un ouvrage venu des États-Unis, record des ventes en la matière. Depuis février dernier, un nouvel ouvrage est disponible. Celui-là est français. Il a été écrit par Géraud Guillet, et c’est vraiment un livre pas comme les autres, qui a été conçu comme une expérience de lecture. Pour qu’arrêter de fumer soit un peu moins pénible.

Comment décririez-vous votre ouvrage?
J’ai voulu proposer une approche différente des autres livres. Quand on arrête de fumer, on n’a pas forcément l’envie de se plonger dans une lecture longue qui peut-être décourageante.

En quoi est-il différent des autres?
Il se lit en 30 à 40 minutes maximum. Je l’ai voulu assez ludique. Il y a des règles de lecture à respecter, comme le fait de ne pas utiliser son téléphone, ou internet, de couper la télévision, ou encore de ne pas fumer pendant la lecture. Et puis il y a de nombreuses références au cinéma. C’est aussi un bel objet, avec des illustrations, agréable à lire pour les plus jeunes, et qui peut les empêcher de commencer à fumer.

Pourquoi avez-vous voulu vous lancer dans cette aventure?
Je suis parti de ma propre expérience. J’ai fumé pendant 10 ans, une quinzaine de cigarettes par jour. Et puis j’ai vu le film Révélations avec Russel Crowe et Al Pacino. On y découvre le scandale des additifs, et en particulier l’ammoniaque, qui rend la nicotine encore plus addictive. J’étais très en colère. Je ne voulais plus alimenter ce système, alors j’ai arrêté. Et cette fois-là, ça a été plus facile. Alors j’ai compris que les émotions étaient de puissants outils. J’ai également été confronté au cancer du poumon. Un de mes oncles en est mort. J’ai vu sa détresse physique et psychologique. Sa culpabilité d’avoir fumé et d’en arriver là.

Votre livre est récent, mais j’ai cru comprendre que vous aviez déjà quelques retours…
Oui, au travers du site les gens me font parvenir des témoignages pour me dire qu’ils ont arrêté. Je vois sur les sites de ventes qu’il y a quelques commentaires négatifs, mais ils sont très peu nombreux, et je m’y attendais. On ne peut pas plaire à tout le monde!

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Illustration Photo illustration Hachette

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