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Votre enfant est en pleine crise d'ado? On vous dit comment l'aider à mieux gérer ses émotions

Mis à jour le 09/12/2019 à 11:55 Publié le 09/12/2019 à 12:00
Les ados ont besoin d’appartenir à un groupe de pairs, une première étape vers l’indépendance.

Les ados ont besoin d’appartenir à un groupe de pairs, une première étape vers l’indépendance. Photo d’illustration Unsplash

Votre enfant est en pleine crise d'ado? On vous dit comment l'aider à mieux gérer ses émotions

L’adolescence est une période de bouleversements physiques, mais aussi psychiques. Les parents peuvent accompagner leurs jeunes, notamment en se montrant à l’écoute

L’adolescence, étape ô combien cruciale dans le développement de l’individu. Cette période de changements, d’affirmation de soi est souvent déroutante pour les parents et source d’incompréhension.

"Il ne faut pas l’aborder comme une période de lutte. L’idée est de traverser l’adolescence en accompagnant son enfant, non en s’y opposant", souligne Sylvie Hartmann, thérapeute comportementale. Des propos tenus face à une assemblée de parents réunis au collège St-Exupéry de Saint-Laurent-du-Var, et guettant les clés pour décoder leurs ados.

Pendant ces quelques années charnières, pères et mères ont l’impression de ne plus reconnaître leur bambin devenu grand. Normal, les jeunes traversent une période de bouleversements biologiques, cérébraux, psychiques et sociaux.

"Pendant la puberté, le cerveau est en ébullition. Il est en plein remodelage, l’information va plus vite... mais cela complique le processus de décision. Le mode de pensée est modifié et l’impact des émotions est beaucoup plus intense."

D’où le fait que des choses a priori anodines peuvent prendre des proportions démesurées en un rien de temps. Ainsi, il faut respecter les sentiments des jeunes: un chagrin d’amour à 15 ans, oui, ça peut-être la fin du monde pour eux.

"Il ne faut pas minimiser leurs émotions ni les juger, au risque qu’ils ne se sentent plus totalement en confiance, conseille Sylvie Hartmann. A l’inverse, il faut toujours laisser la porte ouverte à la discussion sans insister. Si l’on craint qu’ils fassent des bêtises... il ne faut pas se leurrer, quoique l’on fasse ils les feront. Ils sont dans une période d’expérimentations. En revanche, si les parents se montrent à l’écoute alors ils sauront qu’en cas de coup dur, ils pourront parler."

Ne pas minimiser leurs émotions

Les émotions que l’on ressent tous sont des messagers. "Elles révèlent un besoin; par exemple, la joie est un besoin de partage, le dégoût un besoin de mise à distance, etc.", résume la thérapeute.

Chez les ados, c’est la même chose. Mais elles vont également jouer un rôle dans les apprentissages: positif ou négatif. Si un stress modéré va stimuler, à l’inverse un stress important va paralyser. Comment en tirer parti pour accompagner son ado dans son parcours scolaire?

"Il est important de les valider dans ce qu’ils sont et ce qu’ils ressentent. Pour revenir à l’exemple de la peine de cœur: on ne leur dit pas que ce n’est pas grave. Au contraire, on leur explique que l’on comprend leur chagrin et que l’on est à leurs côtés si besoin. Il faut croire en eux et leur dire pour les stimuler. Ils échouent à un contrôle de maths ? Ce n’est pas grave, on transforme l’échec en apprentissage - cette fois ça n’a pas fonctionné mais une partie de la leçon est tout de même acquise. En somme, on valorise davantage les efforts que la réussite en leur disant que l’important, ce n’est pas la note à l’examen mais le fait d’avoir travaillé en amont."

L’objectif de l’éducation est de donner de bonnes bases aux enfants pour devenir des adultes épanouis. Cela passe par des apprentissages concrets mais aussi par l’acquisition d’une intelligence émotionnelle, c’est-à-dire des facultés liées à la maîtrise de ses propres émotions et de celles des autres.

"Notre rôle de parent est d’accompagner notre ado vers l’autonomie, en le responsabilisant, résume Sylvie Hartmann. L’intelligence émotionnelle c’est quatre grands axes: la connaissance de soi, le maîtrise de soi (c’est-à-dire la faculté de repérer lorsque montent en nous les émotions pour pouvoir les gérer), l’empathie et les facultés à interagir avec l’autre." 

En somme, il faut accepter de lâcher du lest et surtout admettre que son enfant n’est pas la copie conforme de soi-même. Il peut penser différemment, ressentir différemment, appréhender les choses différemment et malgré tout être parfaitement heureux.

coach scolaire

Le coach de vie est un métier apparu ces dernières années. Si nombre de personnes en reconversion professionnelle par exemple se sont adjoint les services d’un coach, les ados peuvent eux aussi y trouver un intérêt.

"Le fonctionnement est sensiblement le même qu’avec un adulte: on travaille sur l’estime de soi, sur la gestion des émotions mais aussi sur ses qualités et ses défauts, résume Lynda Pausé, coach. Le but : mieux se connaître pour mieux tirer parti de ses qualités et compenser ses faiblesses. Inconsciemment, les parents transmettent des peurs, des croyances, des émotions à leurs enfants. On va donc travailler là-dessus."

Une fois que le jeune a compris sa propre manière de fonctionner, il pourra prendre appui dessus pour gagner en confiance et en compétences dans ses apprentissages scolaires. "On dispose tous de plusieurs types d’intelligence (linguistique, logico-mathématique, spatiale, etc.). Connaître ses atouts va permettre de cibler les choses sur lesquelles travailler."


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