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VIDEOS. Les solutions du club Santé de Nice-Matin pour les droits des patients

Mis à jour le 05/03/2018 à 16:55 Publié le 03/03/2018 à 08:00
Le club Santé de Nice-matin.

Le club Santé de Nice-matin. Photo Frantz Chavaroche

VIDEOS. Les solutions du club Santé de Nice-Matin pour les droits des patients

Voici les solutions du Club santé de Nice-matin sur la thématique des droits des patients.

Renaud Ferrier (URPS Médecins libéraux):

 - Faire figurer dans le dossier du patient une mention simple, claire, intelligible, reproductible concernnat l'information et le niveau de compréhension sur sa pathologie. - Inscrire dans le dossier médical partagé ou sur la carte vitale l'existence de directives anticipées ainsi que l'identité de la personne de confiance à qui se référer si besoin.

Michel Salvadori (Institut Tzanck):

- Pour nous améliorer, nous devons continuer à travailler sur le DPI (dossier patient informatisé). Il faut rendre opérationnelles les lettres de sortie et tisser le lien avec la médecine et les partenaires de ville

Dr Jean-Yves Giordana (CH Sainte-Marie) :

-Encourager la représentation des malades en psychiatrie L'idée est d'encourager la représentation des malades mentaux dans toutes les instances (comme les conseils locaux de santé mentale), et+ favoriser leur prise de parole.

Monique Mazard (CHU Nice) :

-Il faut oser la participation de tous, pour construire avec le patient des dispositifs de prise en charge. Et on a un levier avec l'organisation en GHT (groupement hospitalier de territoire) qui met en musique un certain nombre de filières de soins. Le deuxième levier, c'est la formation des professionnels par les usagers et la formation des usagers par les professionnels; chacun a à apprendre des expertises et des expériences de l'autre.

Eric Balez (patient-expert) :

-Un patient expert pourrait intervenir à la Faculté de médecine pour offrir aux étudiants un témoignage d'un malade chronique. Je propose aussi une sorte de « Vis ma vie» où le médecin se mettrait dans la peau du patient.

Malik Albert (Groupe Saint-George) :

- L'émergence de nouveaux métiers pour améliorer la coordination des parcours de soin (et maintenir la diffusion d'informations et le dialogue après la sortie d'hôpital).

- L'instauration d'un management par la qualité en essayant de mesurer beaucoup plus régulièrement les niveaux de satisfaction des patients et utiliser ces informations pour mettre en place des plans d'action. Donner la parole au patient, c'est la meilleure façon de savoir si ses droits sont effectifs.

Dr Gérard Laporte (Hôpital gériatrique privé Les Sources) :

-Au delà des droits qui sont acquis aux patients, il faut contrôler que ces droits sont connus. La meilleure façon c'est de faire faire un audit par des représentants des usagers auprès des patients, directement dans leur chambre. Ils iraient les voir en leur demandant s'ils connaissent leurs droits, s'ils savent comment les exercer, et ce qu'ils ont compris de leur prise en charge.

Pr Maurice Schneider (Ligue contre le cancer 06) :

-Des médecins peuvent être de remarquables techniciens, mais de mauvais psychologues. Les médecins pourraient bénéficier d'une formation en psychologie qui les aiderait à dialoguer avec les malades.

Dr Eric Réau (CH Antibes) :

-Lors de la sélection en première année de médecin, il serait ainsi pertinent de faire passer un entretien de motivation aux étudiants : on peut en effet former des bêtes à concours, mais la manière de se comporter avec les malades reste primordiale. Il faut une refonte complète du système, en remettant de l'humain au cœur du débat. Et l'humain, c'est du temps. D'où la nécessité de redonner de la valeur à la consultation de médecine générale, ce qui permettra aussi de désengorger les urgences des hôpitaux.

Michel Coulomb (CHU Nice) :

-Une réflexion est actuellement menée au CHU de Nice autour de la création d'une Université des patients, comme il en existe déjà à Paris, Marseille et Grenoble. Il s'agirait de former les patients à intervenir auprès des autres malades et des professionnels de santé. On doit changer le regard sur le rôle et la place des patients et des représentants d'usagers.

 

Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso (Conseil de l'ordre des médecins 06):

Quand on est médecin, c'est parce qu'on a envie de porter de l'aide. La sélection en 1e année de médecine devrait se faire au terme d'une année d'exercice comme aide-soignant qui confronterait à la réalité de ce qu'est le soin, le corps, la souffrance, la maladie et la mort. On pourrait ainsi vérifier que l'on a bien une vocation de soignant. Il est important aussi de redonner au médecin du temps médical, alors qu'il est aujourd'hui submergé par des tâches administratives qui n'ont rien à voir avec notre cœur de métier; il faut qu'il puisse faire de la médecine.

Valéry Folcher (Institut Tzanck) :

Simplifier, favoriser de nouveaux métiers. Pour favoriser les droits des usagers, il serait déjà nécessaire de simplifier les parcours de soins, avec une meilleure visibilité pour eux. Le dossier médical partagé est également un levier. Enfin, il faudrait favoriser l'émergence de métiers comme l'infirmière coordinatrice.

Gérald Durbas et Cécilia Breneur (infirmiers) :

-Le droit du patient passe par la communication entre les professionnels. Or, il manque de passerelles entre les différentes professions de santé, qui aideraient à mieux se connaître les uns les autres. On pourrait aussi insérer dans tous les programmes d'enseignement deux jours d'hospitalisation en conditions réelles, qui permettraient aux étudiants en professions de santé d'appréhender le vécu des malades. Ne pourrait-on intégrer au livret d'accueil du patient un questionnaire portant sur ce qu'il attend comme information, comme explications ?

Pr Yann-Erick Claessens (CHPG)

-Je ne suis pas né médecin, je suis devenu médecin. Et ce sont les malades qui m'ont appris à devenir médecin. Ma proposition : le malade doit aussi apprendre à devenir malade, son entourage aussi doit se former. Il est aussi important de mieux communiquer sur la personne de confiance.

Yvette Labonde (Groupe Saint-George) :

-Il est important de travailler de concert avec la cellule qualité. Nous allons au lit du malade avec un questionnaire de qu'on a établi ensemble. Il faut aussi faire connaître le représentant des usagers. C'est un travail d'équipe.

Frédéric Henry (CH Sainte-Marie) :

-Etre patient ce n'est pas une profession. Il faut être attentif à avoir le bon niveau de communication. Nous pourrions bénéficier de l'expertise des patients-experts. Pourquoi ne pourraient-ils pas intervenir en fac de médecine auprès des étudiants pour leur en faire bénéficier?

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