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Vaccins, écrans, sommeil... Les conseils santé d'une pédiatre pour une rentrée scolaire plus sereine

Mis à jour le 12/09/2019 à 08:31 Publié le 12/09/2019 à 08:30
La pédiatre reçoit les enfants de 0 à 18 ans.

La pédiatre reçoit les enfants de 0 à 18 ans. Photo S.C.

Vaccins, écrans, sommeil... Les conseils santé d'une pédiatre pour une rentrée scolaire plus sereine

Vaccins, sommeil, prévention… L’unique pédiatre libérale installée à Monaco, Stéphanie De Smet, livre ses conseils santé pour gérer la reprise scolaire de vos enfants. Quant au carnet de santé, il fait peau neuve cette année

Qu’elle soit physique ou mentale, la santé des enfants est ce qui importe le plus pour les parents. Pour les pédiatres également, à l’instar du docteur Stéphanie De Smet, établie au 26, rue Grimaldi depuis le mois de mai dernier.

C’est d’ailleurs la première pédiatre libérale installée à Monaco. À l’occasion de la rentrée des classes, nous l’avons rencontrée pour connaître ses préconisations pour une rentrée du bon pied.

Faire vacciner son enfant

"La rentrée est la période idéale pour vérifier si des rappels ne sont pas à faire", commence-t-elle. Informer sur la vaccination est son cheval de bataille. "Beaucoup de parents ont des suspicions sur les vaccins, souvent infondées, qui relèvent davantage des peurs individuelles. Je suis là pour leur expliquer les bénéfices et les rassurer."

En effet, se faire vacciner est le seul moyen de prévention contre certaines infections difficiles à traiter qui peuvent entraîner des complications et des séquelles irrémédiables. "Les vaccins ont un intérêt d’abord individuel, puis collectif. L’objectif est de réduire les hospitalisations et la prise d’antibiotiques puis de protéger l’enfant une fois à l’âge adulte", ajoute le Dr De Smet.

Les premiers vaccins sont à réaliser les deux premières années de l’enfant et des rappels ont lieu tout au long de la vie.

"Une fois l’adolescence venue, il est recommandé pour les jeunes filles, entre 11 et 13 ans, avant les premiers rapports, d’effectuer le vaccin contre le papillomavirus."

Si vous êtes un peu perdus avec ces histoires de vaccins et de rappel, la meilleure solution est de présenter le carnet de santé à son médecin traitant ou à un pédiatre pour connaître la marche à suivre.

Contrôler l’utilisation des écrans

"Il ne faut pas diaboliser les progrès, il faut juste apprendre à vivre avec." Pour les écrans, la pédiatre préconise aux parents de surveiller le temps passé devant et surtout vérifier ce que les enfants regardent pour leur âge.

De 0 à 3 ans, il est déconseillé de soumettre les enfants aux écrans.

"C’est une période de développement neurologique et de la motricité intense. Utiliser des écrans peut altérer les modes de communication de l’enfant et son évolution."

De 3 à 6 ans, il ne faudrait pas dépasser une heure d’exposition par jour.

"D’un point de vue ophtalmologique, les yeux des enfants ne sont pas encore prêts à recevoir les images des tablettes ou encore des smartphones à cause des lumières bleues", développe le docteur. D’une manière plus générale, il est recommandé de ne pas être exposé aux écrans pendant les quatre moments clés de la journée : le matin, pendant les repas et au coucher.

Respecter un rythme de sommeil

Pour qu’un enfant reste attentif en classe, il est important qu’il ne tombe pas de fatigue. "Tous les enfants n’ont pas le même rythme. Avant même d’instaurer un rythme, il est primordial d’évaluer et de dépister les moments de fatigue chez l’enfant."

Pour favoriser un meilleur sommeil et une récupération suffisante pour l’école, il est nécessaire de "créer un univers rassurant pour le coucher et favoriser les échanges avec les parents, instaurer un rituel comme de la lecture".

La pédiatre se veut tout de même déculpabilisante: "C’est aux parents de donner l’exemple mais nous sommes tous pareils, on commet tous les mêmes erreurs. Il est néanmoins important d’amener l’enfant à s’émerveiller et de ne pas succomber à la facilité."


Le carnet de santé fait peau neuve

Il est remis à la naissance par le CHPG.
Il est remis à la naissance par le CHPG. Photo DR

La Direction de l’Action sanitaire, après consultation des praticiens concernés – notamment le chef du service de pédiatrie du CHPG ainsi que les médecins scolaires de l’Inspection médicale des scolaires –, a réalisé une refonte du carnet de santé de l’enfant, lequel est distribué systématiquement à la naissance par le CHPG. Cette refonte reprend les grands principes du carnet français modifié en 2016.

Plus ergonomique, avec des onglets de couleurs différentes à droite des pages, il permet d’accéder rapidement aux divers chapitres. Sur la couverture, le terme « confidentiel » a été ajouté, rappelant que ce document comporte des données soumises à la règle du secret médical.

Les courbes de croissance ont été actualisées dans la mesure où celles qui figurent dans le carnet actuel sont des courbes dites de Sempé, établies en 1979 sur des enfants nés dans les années cinquante.

Par ailleurs, a été introduite l’échelle colorimétrique des selles afin de dépister, le plus tôt possible, une atrésie des voies biliaires.

Le contenu a été axé sur des messages de prévention, des conseils destinés aux parents afin que les familles s’approprient de façon plus optimale ce carnet. La partie relative aux vaccinations a donc été étoffée et reprend les messages de la campagne initiée par le gouvernement princier "Je protège mon enfant, je le vaccine".


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