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Vaccinés, immunodéprimés... Qui sont les patients hospitalisés en réanimation à l’hôpital l’Archet de Nice?

Le nombre de cas de Covid-19 détectés chaque jour est en forte augmentation depuis le début du mois, dans le Var comme dans les Alpes-Maritimes. La cinquième vague est bien là. Le Pr Jean Dellamonica, chef du service de réanimation de l'hôpital de l'Archet, dresse un état des lieux des patients hospitalisés en soins intensifs et se veut rassurant.

Nancy Cattan Publié le 23/11/2021 à 14:11, mis à jour le 23/11/2021 à 15:03
Si le service de réanimation de l’hôpital l’Archet n’est pas débordé, les tensions en personnel continuent d’inquiéter. Photo Eric Ottino

Alors que le taux d’incidence explose dans les Alpes-Maritimes, tous les regards sont braqués sur l’hôpital. Comment cette progression se traduit-elle, en termes d’occupation des lits?

Un état des lieux encore rassurant

Le Pr Jean Dellamonica dirige le service de réanimation médicale de l’Archet 1 qui a accueilli les premiers malades atteints de formes très graves de Covid en mars 2020.

Et il reste en première ligne, un an et demi plus tard. Il dresse un état des lieux (encore) rassurant à ce stade de l’épidémie. "Nos dix lits de réanimation [le service en comptait 13 au plus fort de la crise, Ndlr] sont tous occupés, mais seulement pour moitié par des malades Covid. Ces patients sont soit non vaccinés, soit vaccinés mais atteints d’immunodépression, à cause de maladies sous-jacentes, ou de traitements immunosuppresseurs contre une pathologie auto-immune: patients greffés, atteints de maladies rénales, de cancers, de lymphomes, de sclérose en plaques…"

Des patients dont le système immunitaire, en dépit de la vaccination, ne parvient pas à combattre le coronavirus. "Il est fondamental de protéger ces personnes en ne les contaminant pas." Concernant le profil des patients non vaccinés, "ils ont entre 40 et 70 ans, souvent des facteurs de risque, mais parfois mineurs."

Vaccination efficace

À ce jour, dans ce service du moins, aucun patient vacciné et non immunodéprimé n’aurait été hospitalisé. Confirmation s’il était nécessaire de l’efficacité de la vaccination. "Les personnes vaccinées peuvent tomber malades; mais elles font moins de formes graves, leurs symptômes durent moins longtemps, avec une excrétion de virus moins importante. Ils se protègent eux-mêmes et contaminent moins les autres, notamment toutes ces personnes qui restent très vulnérables."

Si le Pr Dellamonica se réjouit de la mise en place de nouvelles organisations graduelles qui ont participé, lors de la précédente vague, à éviter une saturation des services de réanimation, il appréhende une montée des hospitalisations.

"Un problème de système de santé"

"Avec l’oxygénation en service de médecine, qui a permis la prise en charge de patients dans des états intermédiaires, on a pu ne refuser aucun patient atteint de formes très sévères de Covid. Mais les difficultés en termes de personnel restent entières. L’épidémie que nous traversons est d’abord un problème de système de santé."

Son espoir: que la vague ne monte pas trop haut "grâce aux gestes barrières et à la vaccination des non vaccinés".

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