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Un réseau local pour mieux coordonner la santé mentale À Roquebrune, le Conseil local a permis une meilleure synergie

Mis à jour le 08/11/2019 à 10:23 Publié le 08/11/2019 à 10:23
Dépression, deuil ou isolement social... le Conseil vise à améliorer la santé mentale de la population.

Un réseau local pour mieux coordonner la santé mentale À Roquebrune, le Conseil local a permis une meilleure synergie

D’ici la fin de l’année, un Conseil local de santé mentale (CLSM) va être créé. Cet espace réunira élus, acteurs locaux, psychiatrie publique, afin d’améliorer la santé et le bien-être de la population

Le deuil, la séparation, l’endettement, la dépression ou même l’isolement social...les aléas de la vie peuvent mettre à mal notre équilibre et notre bien-être. Afin de veiller à la santé mentale des habitants et d’améliorer les conditions de prises en charge des personnes atteintes de troubles psychiatriques, la ville de Menton va créer un Conseil local de santé mentale (CLSM) d’ici la fin de l’année (1).

Il s’agira du huitième espace de concertation du département (2) et du deuxième à l’est avec celui de Roquebrune-Cap-Martin (lire ci-dessous). « Cet espace local permettra la coordination - de la ville de Menton et son centre communal d’action sociale (CCAS) - avec le centre hospitalier Sainte-Marie (CHS), la protection maternelle et infantile (PMI) et l’Agence régionale de santé (ARS) Paca », précisent à deux voix Patricia Martelli, adjointe en charge des Affaires sociales et à la Solidarité et David Claude, directeur du CCAS. Et le maire, Jean-Claude Guibal de souligner : « Rappelons que le nombre de personnes atteintes de maladies mentales ne cesse de croître. »

« Un décloisonnement de tous les services »

Au fil du temps, et selon les cas à l’étude, le CLSM pourra s’élargir pour inclure les professionnels de santé, les acteurs sociaux et médico-sociaux, les usagers, les aidants et tous les acteurs locaux concernés (police, justice, éducation, associations...).

« Dans le cadre de la santé mentale, on ne peut pas tout attendre de la psychiatrie. Il existe aussi des problèmes de la vie de tous les jours. Tout le monde dans sa vie a connu - au moins une fois dans son entourage - une personne qui a fait une dépression. C’est pourquoi, il est essentiel qu’il y ait un décloisonnement de toute une communauté pour gérer de façon efficace une situation transversale », résume Jean-Yves Giordana, directeur du centre hospitalier Sainte-Marie de Nice.

Ainsi, au cours de son existence, une personne peut traverser une période de dépression, mais également avoir des soucis pour payer son loyer. A cela peuvent s’ajouter des problèmes de scolarité pour ses enfants. « Dans ce cas, en plus des symptômes psychiques, il faudra peut-être faire appel à un bailleur social mais aussi être en lien avec une personne de l’Éducation nationale…», commente Jean-Yves Giordana.

Élaborer une stratégie

Dans le cadre de ses missions, le CLSM de Menton devra développer une vraie stratégie locale d’amélioration de la santé mentale. Un comité de pilotage se réunira deux fois par an et une assemblée plénière sera organisée tous les ans.

Quatre pistes prioritaires de travail ont été déjà décidées (autour de la santé mentale des enfants et des adolescents, des adultes à domicile et au travail). « L’objectif sera de mettre en place des plans d’actions afin d’améliorer l’accès à la prévention et aux soins. » Et Patricia Martelli d’évoquer un cas concret : « Par exemple, l’hospitalisation d’un enfant anoxique peut être parfois très longue. Le comité pourra réfléchir à améliorer et coordonner cette prise en charge. »

À ces groupes de travail s’ajoutera la mise en place d’une commission des cas complexes. « Ce Conseil se réunira afin de gérer des situations compliquées qui nécessitent une concertation. Par exemple, il peut s’agir d’une personne âgée, seule et suicidaire, mais qui refuse une aide médicale. » Dans ce cas, les acteurs concernés (assistante sociale, CCAS, police...) se partageront les informations pour trouver la solution la plus adaptée.

Plus que jamais, la santé mentale devient une priorité et les communes sont aux petits soins de la population. À ce jour, la France compte près de 200 CLSM.

Il y a un an, la ville de Roquebrune, le centre hospitalier Sainte-Marie et l’Agence régionale de santé (ARS) Paca ont signé une convention de partenariat tripartite pour le développement d’un Conseil local de santé mentale (CLSM). Le tout premier à l’est du département. « Ce comité a permis une meilleure synergie et une plus grande réactivité. Nous avons tous pu échanger via un document de travail commun. Mais aussi mieux nous connaître. Nous avons même mis en place un répertoire avec les noms et contacts de tous les acteurs concernés », expliquent en chœur Najoua Hurcet, responsable du CCAS de Roquebrune-Cap-Martin et Solange Bernard, adjointe en charge de l’Action sociale et de la Solidarité. CCAS, pompiers, policiers, services sociaux... Les membres du CLSM de Roquebrune ont travaillé sur les thèmes de l’inclusion sociale et de la stigmatisation des personnes souffrant de troubles psychiques. Ils ont également mis en place une étude de cas complexes et une quinzaine de situations ont pu être désamorcées. « Cela concerne des situations sensibles comme une personne suicidaire. Dans ce cas, et grâce au CLSM, la police a pu évaluer la dangerosité des faits. Mais aussi savoir s’il existe une assistante ou un tuteur en particulier pour régler au plus vite une situation. »

De gauche à droite : Solange Bernard, adjointe en charge de l’Action sociale et de la Solidarité et  Najoua Hurcet, responsable du CCAS ont coordonné le CLSM de Roquebrune.

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