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Un 5e congrès pour passer dans l’ère de la e-santé

Mis à jour le 27/03/2019 à 10:11 Publié le 27/03/2019 à 10:11
Charles Nahmanovici a pris la parole pour lancer le cinquième congrès e-healthworld Monaco avec de céder sa place à Didier Gamerdinger pour qui « la santé numérique est un sujet d’intérêt majeur ».

Charles Nahmanovici a pris la parole pour lancer le cinquième congrès e-healthworld Monaco avec de céder sa place à Didier Gamerdinger pour qui « la santé numérique est un sujet d’intérêt majeur ». J.D.

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Un 5e congrès pour passer dans l’ère de la e-santé

Charles Nahmanovici a ouvert, hier matin, le 5e e-healthworld Monaco aux côtés des autorités monégasques qui œuvrent, avec détermination, pour entrer dans l’ère du numérique

Un cinquième congrès e-HealthWorld Monaco. Ce succès, c’est d’abord et déjà celui de l’intérêt de tous pour la médecine connectée. Professions de santé, laboratoires, technologies, législateurs, mais aussi les décideurs tels que les hôpitaux et les institutions de l’État, tous sont concernés. La Principauté, consciente d’avoir « un certain retard en la matière », dixit Thierry Poyet, conseiller technique de la délégation interministérielle pour la Transition numérique de Monaco, met les bouchées doubles pour basculer dans l’ère de la e-santé.

Hier, le congrès e-HealthWorld a permis de faire un point d’étape avec les différents protagonistes.

C’est Charles Nahmanovici, cofondateur de la manifestation, qui a lancé l’édition. Il s’est attaché à souligner combien le congrès travaillait main dans la main avec Monaco et grâce à des instituts comme le Technion.

« Lieu d’échanges de premier plan »

Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales et de la Santé, a ensuite pris la parole pour ouvrir e-healthworld 2019. « Cet événement s’est très rapidement affirmé comme un lieu d’échanges de premier plan sur la santé numérique, sujet d’intérêt majeur. » Il a souhaité rappeler qu’« il nous faut évoluer et être en phase avec les avancées les plus positives dans ce domaine. Nous voulons le faire résolument car nous sommes convaincus que c’est là que se jouera l’avenir d’une santé publique et privée de qualité. C’est en ce sens que le gouvernement s’engage ».

Didier Gamerdinger a annoncé qu’un portail de santé sera opérationnel d’ici peu, proposant des informations générales, un annuaire des acteurs de la santé, un module de prise de rendez-vous en ligne et un espace réservé aux professionnels. Une première avancée concrète pour tous. « Ce devrait être d’ici douze mois », confirmait ensuite Benoîte de Sévelinges, directrice du Centre hospitalier Princesse-Grace.

Un autre grand chantier sera l’hébergement des données de santé dans un cloud souverain sécurisé par l’État. Et d’ici deux ans, chaque patient devrait disposer de son dossier médical numérique individualisé : « Cela simplifiera ainsi le parcours de soins et permettra d’être plus efficace au service du patient », note Didier Gamerdinger.

Benoîte de Sévelinges, directrice du CHPG : « Le dossier patient informatisé sera médical, paramédical et administratif. Il permettra de regrouper l’ensemble des informations du patient. On a démarré depuis quelques semaines pour un déploiement sur quatre ans (...). Dans les deux prochaines années, le smartphone va remplacer le DECT, téléphone mobile des hospitaliers, pour éviter d’être importuné sans cesse et permettre d’envoyer des messages et d’ordonnancer les tâches (...). D’ici l’année prochaine, on va essayer de développer une application de géolocalisation au CHPG pour guider le patient vers le service qu’il recherche (...). Nous avons reçu les premières lunettes de réalité augmentée pour mettre le patient dans une ambiance de détente avant une intervention, par exemple. »

Jean-Michel Cucchi, président de l’Ordre des médecins : « De plus en plus, les médecins ont besoin d’outils pour les aider. Il y a une meilleure prise en charge technique. Je ne suis pas sûr qu’il y ait une meilleure prise en charge humaine. Il faut placer le patient au centre de la e-santé. C’est la base de la déontologie. »

Guy Nervo, directeur du Centre cardio-thoracique : « Demain, les salles hybrides intégreront davantage l’imagerie par IRM et scanner, les robots et la réalité augmentée et l’IA, ce qui évitera de déplacer les patients. Ce seront des outils mais tout repose sur la compétence et le savoir-faire des praticiens. »

Thierry Poyet, conseiller technique de la délégation interministérielle pour la Transition numérique : « Le gouvernement donne les moyens pour que la stratégie santé lancée en 2018 puisse se développer. C’est un plan national même si nous avons besoin que chaque établissement développe son propre projet. La première action lancée est un portail multilingue pour les patients. L’État prend ce service à sa charge. »


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