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Tout comprendre à l'allogreffe, l’intervention de la "dernière chance" pour remobiliser son genou

Mis à jour le 11/04/2021 à 07:54 Publié le 11/04/2021 à 10:30
(Photos DR)
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Tout comprendre à l'allogreffe, l’intervention de la "dernière chance" pour remobiliser son genou

Considérée aujourd’hui comme l’intervention de la "dernière chance" pour des patients âgés et multiopérés, l’allogreffe de l’appareil extenseur du genou permet une réparation complète du genou.

Les indications sont très rares. L’allogreffe de l’appareil extenseur du genou, système essentiel à l’extension active du genou, et donc à la marche, est un peu l’intervention de la dernière chance pour des patients qui se déplacent avec de grandes difficultés, du fait d’un genou très instable.

"Cette intervention est indiquée chez des personnes, souvent âgées (70 à 90 ans), qui ont été opérées à de multiples reprises du genou, sont porteuses de prothèse, parfois même ont dû en changer. Liée à toutes ces interventions, la rotule ou patella (os faisant partie de l’articulation du genou, N.D.L.R.) est fragilisée, le tendon rotulien se rompt, se rétracte, il n’est plus fonctionnel. Ces complications sont heureusement très rares, mais génèrent une véritable impotence…", résume le Dr Didier D’Hondt, chirurgien orthopédiste au sein de l’IMSA (Institut méditerranéen du sport et de l’arthrose).

C’était dans cette situation que se trouvait Odette, dont le prénom a été modifiée, une Azuréenne de 80 ans qu’il opérait il y a quelques jours. Porteuse d’une prothèse du genou, elle présentait une destruction de son tendon rotulien.

8 semaines de cicatrisation

 

"La réparation tendineuse est peu efficace dans ce type de situation; il n’y a dès lors pas vraiment d’alternative à l’allogreffe de l’appareil extenseur, (prélevé sur cadavre)". La technique va donc consister à reconstruire, grâce à ce greffon, tout l’appareil extenseur du genou en fixant l’insertion du tendon rotulien de l’allogreffe sur le tibia, en repositionnant la rotule de l’allogreffe au centre du genou du patient et en suturant le tendon quadricipital de l’allogreffe au tendon quadricipital restant du patient (lire encadré).

"Le temps de cicatrisation est d’environ 8 semaines, pendant lesquelles la personne doit porter des attelles. Mais, au bout de cette période, soit dès que la consolidation du tendon rotulien et du tendon quadricipital est obtenue, la fonction du genou est de nouveau normale. Et l’extension active du genou rétablie. Des séances de rééducation sont néanmoins nécessaires pour rétablir la motricité et le tonus du quadriceps."

Pas de risque de rejet

Concernant le risque de rejet, il serait très faible, voire nul. "Le greffon, provenant de la banque d’organes à Marseille est congelé en vapeur d’azote (-140°/-180°). Le froid détruit en effet les cellules, ne laissant que l’architecture du tendon intacte; aucun traitement n’est d’ailleurs nécessaire pour supporter la greffe", indique le Dr D’Hondt.

Si ce type d’intervention reste très peu pratiqué, et requiert une certaine expertise, ses succès pourraient conduire à un élargissement de ses indications. "Avec le vieillissement de la population, il devient plus fréquent de réopérer des patients porteurs de prothèse du genou (les prothèses de genou ont une durée de vie moyenne de 20 ans, N.D.L.R.). Les ruptures chroniques de l’appareil extenseur, complications autrefois très rares, deviennent plus fréquentes." Et surtout, il y a quelques années encore, personne ou presque n’avait l’idée de proposer à des nonagénaires voire des octogénaires, une greffe pour leur permettre de recouvrer une autonomie. "On abandonnait les patients âgés à leur sort. Aujourd’hui on n’abandonne plus personne."

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