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Ruée sur les dépistages et boom des tests positifs dans le golfe de Saint-Tropez, en pleine 4e vague

Dans l’œil du cyclone, le Golfe de Saint-Tropez voit les centres de dépistage au Sars-Cov-2 pris d’assaut. Tant pour obtenir un pass sanitaire qu’à cause d’une contagion hors de contrôle.

Pierre PANCHOUT Publié le 29/07/2021 à 12:38, mis à jour le 29/07/2021 à 12:30
reportage
Le laboratoire Bioestérel de Saint-Tropez est pris d’assaut tous les après-midi lors des horaires de dépistage de la Covid-19 sans rendez-vous. (Photo P. Pa.)

Devant les centres de dépistage, des files d’attente comme on n’en avait encore jamais vues depuis le début de l’épidémie. Les laboratoires d’analyses médicales et pharmacies du Golfe font face, depuis une semaine, à une impressionnante flambée des demandes en dépistages RT-PCR (virologiques) et antigéniques de la Covid-19.

Une ruée particulièrement manifeste à Saint-Tropez où plusieurs établissements ont fermé et où le taux d’incidence – le nombre de cas pour 100.000 habitants – a dépassé les 1.000, le 20 juillet.

"Recruter pour faire face à la demande"

Sur le quai Suffren de la cité du Bailli, la Pharmacie du port a installé un chalet pour faire face à cette explosion des demandes.

"Jusqu’à mercredi dernier, nous faisions les tests antigéniques de 8 heures à 10 heures. Nous avons étendu cette plage horaire jusqu’à midi via l’installation de ce chalet et grâce au recrutement d’une infirmière dédiée, explique la pharmacienne titulaire. Nous allons sans doute devoir pousser jusqu’à 14 heures à partir de début août où nous nous attendons à une nouvelle vague de demandes de la part des personnes souhaitant déjeuner au restaurant."

 

À l’entrée de la commune, le laboratoire Bioestérel ne désemplit pas lui non plus. Et là aussi, il va falloir s’organiser: "Le recrutement de personnel est en cours afin d’ouvrir une annexe au sein des anciens locaux de la police municipale" – à quelques pas du labo – souligne le responsable Gérald Lamarche.

"Une gabegie d’argent public!"

Une ruée vers les tests tant pour obtenir le pass sanitaire que pour des raisons purement médicales. "À 50/50", juge la titulaire de la Pharmacie du port qui s’alarme surtout de la flambée des résultats positifs. "Environ 20% des tests effectués sont positifs, c’est une catastrophe", analyse-t-elle.

Des données que ne parvient d’abord pas à croire Michael Joud, coordinateur de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), mais qui sont finalement corroborés par ses recherches.

 

"Entre le 12 et le 18 juillet, 1.800 tests ont été effectués dans les laboratoires Cerballiance du Golfe, avec un taux de résultats positifs de 6,5%. La semaine dernière, ces prélèvements sont passés à 3.200 avec un taux de positivité qui explose pour passer à 17,6%", s’étonne-t-il en découvrant ces chiffres.

Outre cette inquiétante démonstration de la flambée de l’épidémie, la ruée vers les dépistages pose également une question pour ce représentant de la communauté médicale: "Les professionnels sont sursollicité. Et pourquoi? Faire un test PCR ou antigénique afin d’aller au cinéma ou, bientôt, au restaurant? C’est une gabegie. Tant en termes d’argent public que de moyens humains."

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