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"Que les fautes soient assumées". La famille de la lycéenne victime d'une méningite mortelle exige toute la vérité

Mis à jour le 02/03/2021 à 07:26 Publié le 25/02/2021 à 17:15
C'est ici, à l'hôpital Lenval, que la lycéenne avait été reçue, avant qu’on ne la laisse repartir avec un diagnostic d’insolation. (Photo Jean-François Ottonello)
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"Que les fautes soient assumées". La famille de la lycéenne victime d'une méningite mortelle exige toute la vérité

La famille de Marie, 17 ans, décédée d’une méningite mortelle en juin 2019, après une prise en charge par l’hôpital Lenval, réagit à la mise en examen d’un médecin senior.

Une prise en charge médicale appropriée aurait pu permettre de sauver Marie, 17 ans.

C’est la terrible conclusion d’un rapport d’expert que Nice-Matin révèle ce jeudi.

Cette lycéenne de Sasserno s’était éteinte le 13 juin 2019, dans la matinée, terrassée par une méningite foudroyante. L’hôpital Lenval, pourtant spécialisé dans les urgences pédiatriques, l’avait laissée repartir dans la nuit après avoir posé un diagnostic d’insolation.

Le médecin senior présent ce jour-là a été mis en examen "pour homicide involontaire et non-assistance à personne en danger".

Dans un rapport révélé en janvier 2020 par Nice-Matin, l’Agence régionale de la santé notait "des dysfonctionnements particulièrement graves, tant au niveau de la prise en charge médicale que de l’organisation des urgences".

La famille de la lycéenne, par l’intermédiaire de ses conseils, Me David Rebibou et Me Denis Deur, du barreau de Nice, se dit "profondément dévastée" par le drame, mais combative. Après cette mise en examen, ses proches indiquent vouloir "connaître toute la vérité et que les défaillances, les fautes, soient clairement établies et surtout assumées. La famille entend également qu’un tel drame ne puisse se reproduire."

L’hôpital Lenval s’était défendu en affirmant "avoir suivi la procédure classique de la prise en charge".

Deux rapports

Deux rapports semblent pourtant désormais vouloir contredire cette version.

Celui de l’Agence régionale de santé (ARS) soulignait ainsi que le médecin senior n’était pas pédiatre. Spécialisée dans la médecine générale, elle n’avait tout simplement pas, selon l’ARS, les qualifications requises pour être en poste ce soir-là. "Une défaillance dans la mesure où les préconisations du décret relatif aux conditions techniques de fonctionnement des structures d’urgence imposent une expérience minimale de six mois dans un service d’urgences."

Sollicité par l’Agence France-Presse, l’hôpital a précisé la semaine dernière que le médecin ne faisait plus partie de ses effectifs à ce jour, sans plus de commentaire.

La famille indique ne pas vouloir se contenter de cette mise en examen, "mais que toutes les responsabilités soient établies".

Un nouveau rapport d'expert accablant

"Elle n’a pas reçu les soins et examens appropriés eu regard aux moyens dont disposait le service d’accueil des urgences de la clinique Lenval."

Un rapport d’expert que Nice-Matin a pu consulter est sans ambiguïté. L’auteur, le professeur toulousain Norbert Telmon, spécialisé en médecine légale, a été mandaté par la juge d’instruction Chantal Russo après l’ouverture, le 14 août 2019, d’une information judiciaire.

"L’analyse démontre que la prise en charge n’est pas conforme en l’état actuel des connaissances des sociétés savantes et, ou, des bonnes pratiques médicales, souligne l’expert dans ses conclusions. Le diagnostic n’a pas été évoqué par le médecin senior, ce dernier n’ayant ni examiné, ni consulté le dossier médical. Les constantes cliniques anormales n’ont pas été recontrôlées au cours du séjour au service d’urgence. Aucun bilan biologique n’a été réalisé. Aucun traitement n’a été prescrit."

L’expert tire les conclusions terribles, mais logiques de ses constatations : "Une prise en charge médicale, après avoir évoqué le diagnostic, aurait pu permettre d’éviter l’évolution de la méningite à l’origine du décès." Marie aurait pu être sauvée.

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