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Pourquoi se font-ils tester régulièrement alors que le vaccin contre la Covid-19 est disponible? Ils témoignent

Nous sommes allés à la sortie d'un centre de tests de la Promenade des Anglais pour demander aux patients pourquoi ils se faisaient tester au lieu de se faire vacciner. Souvent jeunes et en vacances, ils nous ont donné des raisons très variées.

F.C. Publié le 30/07/2021 à 11:40, mis à jour le 30/07/2021 à 10:06
Illustration d'un test PCR. Photo JFO

Depuis les annonces du durcissement du pass sanitaire par Emmanuel Macron le 12 juillet, et avec l'entrée en vigueur de la loi sur les nouvelles mesures dès le 9 août, la ruée vers les centres de vaccination fut intense. La campagne vaccinale, qui avait ralenti en juin, a accéléré de nouveau, portant le nombre d'injections quotidiennes dans les Alpes-Maritimes à 5.727.

Au 28 juillet, plus d'un Azuréen sur deux était complètement vacciné contre la Covid-19. Cependant, il n'y a pas que les centres de vaccination qui ont "bénéficié" des annonces du président de la République. Les pharmacies disent être "débordées!" depuis mi-juillet. À la menace d'un futur pass sanitaire strict s'ajoutent les voyages, le danger du variant Delta et, pour certains, l'impossibilité de se faire vacciner dans l'instant, les centres étant pris d'assaut. 

Dans les centres de tests, si la fréquentation s'est déjà calmée après quinze jours de panique et d'incertitude, certains viennent tout de même régulièrement effectuer un test PCR ou antigénique, pour diverses raisons. Pourquoi ces locaux et ces touristes ont-ils recours aux tests? Nous leur avons demandé, à la sortie d'un centre situé sur la Promenade des Anglais. Leurs réponses sont parfois étonnantes. 

 

Fabien, 25 ans, Vendée

"J'ai un rendez-vous pour ma première dose de vaccin mi-août, mais comme je venais passer quelques jours de vacances ici, je m'étais déjà fait tester il y a quelques semaines... Je repars demain dans la région nantaise, et je le fais à nouveau pour ne pas contaminer ma famille. On a vu que les cas augmentaient sévèrement dans la région, donc ça me paraît plus sage de rentrer rassuré. Je ne suis pas du tout anti-vaccins, mais pendant longtemps je n'étais pas éligible, donc j'ai dû patienter, et l'été est finalement vite arrivé."

Fabien, un Vendéen en vacances à Nice Photo F.C..

Anaïs, 20 ans, Nice

"Personnellement, je me considère comme antivax au sujet de ce vaccin contre la Covid-19, pour lequel on n'a aucun recul. On ne sait même pas ce qu'ils nous injectent, donc clairement, je ne voulais pas m'y soumettre. Le problème, c'est que c'est en train de devenir une obligation qui ne dit pas son nom. À partir du 9 août, je n'aurai plus de vie si je ne me fais pas vacciner, que ce soit à la fac, au resto ou pour aller en boîte. Pour le moment, je fais des tests antigéniques ou salivaires dès que j'ai besoin de me rendre quelque part, je n'ai jamais voulu faire de PCR. Mais ça ne pouvait pas durer, j'ai fini par prendre rendez-vous pour la vaccination, contrainte et forcée."

Anaïs se dit "antivax" concernant le vaccin anti-Covid, mais elle se fera vacciner "pour mener une vie normale". Photo F.C..

Lucas, 22 ans, Vallauris

"Ça tombe bien que vous m'interrogiez, je suis contre ce vaccin à la base. Je suis photographe dans les boîtes de nuit de la Côte d'Azur, donc à l'approche du week-end, je suis obligé de me faire tester pour qu'ils me laissent travailler en paix dès le vendredi soir. Je ne voulais pas me faire vacciner, mais finalement j'ai déjà eu ma première dose, avec une seconde programmée pour le 13 août, pas trop le choix pour bosser. Donc à partir du 20 août, soit une semaine après ma seconde dose, je serai à nouveau libre de mes mouvements. Pour le moment, c'est test sur test." 

Lucas, un jeune homme de Vallauris qui travaille comme photographe dans les boîtes de nuit de la côte. Photo F.C..

Stessy, 19 ans, limoges

"J'ai anticipé la mise en place du pass sanitaire strict. Tous les deux jours pendant mes vacances, je me suis fait tester, dès que je devais aller dans un musée, un resto ou qu'on voulait sortir (son amie, présente à ses côtés et doublement vaccinée, rit, ndlr). La vérité est que je ne suis pas une antivax, mais que j'ai très peur des piqûres, donc je ne suis pas encore vaccinée pour cette raison. Mais après ces vacances galères, je vais prendre rendez-vous. De toute façon, même pour effectuer ma rentrée à la fac, si je ne le fais pas, ça va devenir l'enfer."

 
Stessy vient de Limoges. Tous les deux jours, elle s'est fait tester à Nice. Photo F.C..

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