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PHOTOS. A Valberg, loin du littoral confiné, un vent de liberté mais "pas la folie"

Mis à jour le 27/02/2021 à 20:31 Publié le 27/02/2021 à 20:30
Les familles convergent vers le front de neige valbergan, lieu d’arrivée des cours de l’école de ski.

Les familles convergent vers le front de neige valbergan, lieu d’arrivée des cours de l’école de ski. Photo Christophe CIRONE

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PHOTOS. A Valberg, loin du littoral confiné, un vent de liberté mais "pas la folie"

Il y avait du monde ce samedi dans cette station familiale, à l’instar de ses cousines azuréennes. Contraste frappant avec le littoral. Mais pas d’afflux historique pour autant.

Celui-là, même Jean Castex ne l’avait pas vu venir. Plus glaçant qu’un couvre-feu, plus dissuasif qu’un week-end confiné: le vent d’hiver!

Cette brise sournoise accueille les familles venues croquer la neige, ce samedi, à Valberg. Comme pour leur faire regretter d’avoir quitté le littoral pour la montagne.

Il y a du vent, oui. Mais il y a du monde aussi. A l’instar des autres stations. Le contraire eut été surprenant. Chacun a en tête ces bouchons monstres sur "la 202", sur la route des stations, vendredi après-midi.

Ski (pour les enfants), raquettes, batailles de boules de neige et balades en poussettes rythment cette journée de vacances.
Ski (pour les enfants), raquettes, batailles de boules de neige et balades en poussettes rythment cette journée de vacances. Photo Christophe Cirone

Certains étaient dedans. Comme Grégory Di Carlo et Guillaume Pascual, trentenaires venus respectivement de Nice et Cannes.

Plus de trois heures pour rejoindre leur résidence secondaire et permettre à leurs filles de skier. Ils précisent: "C’était prévu. Ce n’était pas pour fuir le confinement!"

Du monde, oui. "Mais pas beaucoup plus que d’habitude. Ce n’est pas la folie", tempère Julien Nicoletta, directeur de l’Ecole de ski français (ESF) de Valberg.

La file d’attente devant ses locaux pourrait faire illusion. Pourtant, "on est à 50% d’activité. Beaucoup de gens ont annulé ou décalé leur venue parce qu’ils avaient peur de ne pas pouvoir circuler."

Les gendarmes veillent au respect du port du masque, même en bas des pistes.
Les gendarmes veillent au respect du port du masque, même en bas des pistes. Photo Christophe Cirone

Hôtels réservés à 100%

Au premier regard, le front de neige valbergan paraît bondé. En réalité, on peut déambuler sans se piétiner les moon boots.

S’il y a foule, c’est en partie parce que les adultes sont privés de ski, et qu’ils viennent là récupérer leurs chanceux rejetons, de retour de cours en mode chasse-neige.

C’est le cas de Loïc et Magali Donteville. Ces trentenaires varois font l’aller-retour depuis Puget-sur-Argens dans la journée.

Juste le temps de récupérer les forfaits ESF et de confier leurs deux skieurs en herbe aux grands-parents. "On a été contrôlés par la gendarmerie. On avait l’attestation garde d’enfants: pas de problème."

"Il n’y a pas beaucoup plus de monde que d’habitude", constate Julien Nicoletta, directeur de l’ESF de Valberg.
"Il n’y a pas beaucoup plus de monde que d’habitude", constate Julien Nicoletta, directeur de l’ESF de Valberg. Photo Christophe Cirone

Habitué de Valberg, le couple constate qu’il y a "moins de monde que d’habitude". Moins que dans le monde d’avant, en tout cas.

Les parkings affichent des plaques 06, 83 ou Monaco. Mais ils ne débordent pas. Les hôtels, eux, affichent du 100% de réservations. Et cela n’a pas forcément attendu lundi dernier, quand le préfet Bernard Gonzalez a annoncé deux week-ends confinés.

Un peu partout, des affiches rappellent les règles sanitaires en vigueur.
Un peu partout, des affiches rappellent les règles sanitaires en vigueur. Photo Christophe Cirone

"On était déjà plein de longue date. Pour nous, c’est la plus grosse période de l’année", explique Marie-France Ginésy, directrice du Chalet Suisse.

Cet hôtel-restaurant 3 étoiles, situé en bas des pistes, a bien subi un "effet collatéral" du confinement du littoral: "L’allongement des séjours. Comme il y avait un certain flou, les gens ont préféré arriver dès le vendredi ou repartir le lundi."

"Les gens se battent pour monter"

La brigade verte des "Dragons" veille au grain aussi. Mais pour Christian Frisetti, les gens respectent globalement les règles.
La brigade verte des "Dragons" veille au grain aussi. Mais pour Christian Frisetti, les gens respectent globalement les règles. Photo Christophe Cirone

L’onde de choc s’est propagée dans les communes voisines. Comme au Relais des Alpes, à Guillaumes. Lundi, ce petit hôtel n’avait que trois chambres réservées; les trois dernières ont été "bookées" dans la foulée.

"Pareil pour mes collègues. Tout est plein, constate Pierre, son propriétaire. Les gens se battent pour pouvoir monter. S’ils mettaient une caravane dans un champ, ils feraient le plein quand même!"

A l’arrivée, il faut veiller au grain. OK, le Mercantour n’est pas confiné, et particulièrement bien ventilé ce samedi. Mais le relâchement y reste interdit - même avant 18h.

Même sans remontées mécaniques ouvertes au public, les sportifs sont de sortie.
Même sans remontées mécaniques ouvertes au public, les sportifs sont de sortie. Photo Christophe Cirone

Vendredi, les gendarmes locaux ont fait preuve de tolérance avec les retardataires pris dans les bouchons. A présent, ils repèrent, sensibilisent, rappellent à l’ordre, font réajuster les masques oubliés sur le menton.

"On a quand même eu des clusters ici, souligne un gendarme. Il ne faut pas que la vigilance baisse parce qu’on est à la montagne. Au contraire, puisqu’il y a des gens venus de toutes parts..."

C’est bien là le risque pour ces stations si convoitées: voir la courbe des contaminations grimper en flèche, par effet de contagion du littoral azuréen.

"C’est possible." Pierre, le patron du Relais des Alpes, se montre fataliste. "C’était le cas cet été. Avant les vacances, on était bien. Après, on ne l’était plus."

Voilà pourquoi les "Dragons", la brigade verte du syndicat intercommunal de Valberg, rappelle les gestes barrières.

Le rebond épidémique "est une crainte, concède Christian Frisetti, le chef d’équipe. Mais le port du masque limite les risques. Et les gens respectent le couvre-feu: à 18h10, il n’y a plus personne dehors."

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