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"On est contre le pass et la vaccination des soignants". Près de 400 manifestants ce lundi à Menton

Entre 300 et 400 manifestants se sont réunis ce lundi à Menton. Leur objectif ? Lutter contre la mise en place du pass sanitaire et la vaccination obligatoire chez les soignants.

Lucas Dupont Publié le 19/07/2021 à 18:45, mis à jour le 20/07/2021 à 13:32
Les manifestants ont défilé tout au long de la matinée dans la ville de Menton. (Photo Dylan Meiffret)

Il a tenu à être là malgré les difficultés rencontrées. La voix tremble. Les yeux sont tristes. Si les larmes sont proches, Gérald refuse de craquer. Ce célèbre pâtissier de Menton a tenu à être présent parmi les manifestants. Ce lundi matin, il exprime son ras-le-bol. Le pass sanitaire est le coup de grâce. "Je suis contre cela, lance Gérald. Je ne suis pas un policier, et je ne me vois pas refuser une table à un client parce qu’il n’a pas les mêmes idées que moi."

Accablé par les dettes, le pâtissier exprime son désarroi face à un gouvernement qu’il ne comprend plus. Et il ne s’en cache pas. Il ne contrôlera pas les clients début août: "Je préfère interdire ma terrasse, même s’il y a un gros risque. Je préfère faire de la vente à emporter que de contrôler mes clients."

La vaccination des soignants, un problème

 

Comme Gérald, de nombreuses personnes se sont déplacées pour manifester. Soignants, commerçants ou habitants sont présents. Ils se sont déplacés de Sospel, Nice, ou même de l’Italie. Séverine et Léa sont aides-soignantes à Cannes.

Elles ont tenu à venir jusqu’à Menton. "On veut être libres de nos choix. On a aucun recul sur le vaccin", remarquent les jeunes femmes. Contrairement à sa collègue, Séverine est vaccinée, mais elle n’approuve pas les décisions gouvernementales: "Il est hors de question de voir mes collègues ne plus être payées parce qu’elles ne sont pas vaccinées."

"On n’est pas contre la vaccination"

Entre 300 et 400 manifestants ont défilé dans les rues de Menton. Ils se sont donnés rendez-vous à l’Esplanade Jean Gioan de Roquebrune-Cap-Martin, avant de longer la plage de Menton direction le centre-ville. Le cortège s’est ensuite dirigé vers la mairie pour essayer de discuter avec le maire, Jean-Claude Guibal. Le tout en entonnant la Marseillaise, mais en chantant aussi des slogans comme "Liberté, Egalité, Fraternité", ou "Macron démission".

 

Mais pour les manifestants, l’enjeu est ailleurs, comme l’explique Alexandra, préparatrice en pharmacie hospitalière à l’hôpital de Menton: "Je ne veux pas que l’on me force à vacciner mes enfants. On défend les droits de l’Homme, et je ne plierai pas face à une dictature." "On n’est pas contre la vaccination, précise Mounia, infirmière au Centre Hospitalier La Palmosa de Menton. Mais on est contre l’obligation du pass sanitaire et la vaccination des soignants."

Se vacciner ou lutter? Le choix est vite fait

Parmi les manifestants présents, il existe deux profils différents. Il y a les personnes vaccinées qui n’acceptent pas la mise en place du pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants. Mais il y a aussi les personnes non-vaccinées.

Parmi elles, on retrouve Christelle, aide-soignante au Centre Hospitalier La Palmosa de Menton: "Je suis révoltée. La population a élu un Président qui doit être là pour le peuple. Aujourd’hui, il est contre le peuple." L’obligation de se faire vacciner avant le 15 septembre pourrait peser sur les soignants. Mais ce n’est pas le cas. "Je n’ai pas peur parce que je ne me ferai pas vacciner, assume Christelle. Je me ferai vacciner quand je l’aurai décidé."

 

 

 

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