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Nous, les petits pays… unis face au réchauffement Un champion de poker au service des amateurs

Mis à jour le 13/10/2016 à 05:02 Publié le 13/10/2016 à 05:02
Hier, au dernier jour de cette troisième réunion de haut niveau de l'initiative des petits pays de l'OMS Europe.
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Nous, les petits pays… unis face au réchauffement Un champion de poker au service des amateurs

Les huit Etats d'Europe de l'OMS de moins d'un million d'habitants viennent de se réunir à Monaco. Et ont signé une Déclaration sur les conséquences du réchauffement climatique sur la santé

Ils sont huit, font tous partie de la région européenne de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), et partagent un autre point commun : leur population est inférieure au million d'habitants. Andorre, Chypre, l'Islande, le Luxembourg, Malte, Monaco, le Monténégro et Saint-Marin. Les ministres de la Santé de tous ces pays se sont réunis, mardi et hier, à Monaco. Thème de cette troisième réunion de haut niveau de l'initiative des petits pays de l'OMS Europe: « Santé et développement durable : les atouts inhérents des Petits États ». Et à l'issue de ces rencontres, la Déclaration de Monaco a été adoptée, intitulée « La santé dans toutes les politiques - La santé dans tous les ODD(1) : Appel à l'action sur le changement climatique ». « Nous, les petits pays, appelons à une action, en particulier concernant une immense priorité de notre époque, afin de combattre le changement climatique et ses conséquences sur la santé », dit cette déclaration.

« Faire entendre notre voix »

Le document et la réunion soulignent d'autres éléments. Notamment la volonté des petits pays de travailler ensemble. « Ce genre de réunion permet déjà de faire entendre notre voix, tous ensemble », poursuit Stéphane Valeri, le conseiller de gouvernement - ministre des Affaires Sociales et de la Santé. Et de faire des retours d'expérience. D'autant que tous ces Etats « partagent beaucoup de problématiques communes », dit-il encore. Les demandes de statistiques, par exemple, que les huit ne peuvent pas forcément remplir, effectifs obligent. Statistiques d'ailleurs légèrement faussées par les populations : un nouveau cas d'une pathologie alors qu'il n'y en avait pas eu l'année précédente, c'est une augmentation de 100 %, poursuit Stéphane Valeri. Le chiffre n'est pas forcément représentatif. Les Etats ont donc demandé à recevoir moins de questionnaires, et plaidé pour un traitement différent des statistiques.

Et puis il y a aussi les avantages. Il a beaucoup été question de cela, pendant ces deux jours. « Les gouvernements sont petits, par nature, explique Zsuzsanna Jakab, la directrice régionale de l'OMS pour l'Europe. Ils peuvent travailler vite et vraiment se concentrer sur les priorités ».

Stéphane Valeri, lui, pointe notamment la campagne de dépistage du cancer colorectal, menée en écrivant directement aux populations concernées. Il évoque aussi la possibilité de « servir de laboratoire avec des politiques innovantes », la proximité avec la population ou la rapidité de réaction.

Et après Saint-Marin, Andorre et Monaco donc, les petits pays se retrouveront, à nouveau, l'an prochain.

À Malte, cette fois.


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