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Monaco cherche des volontaires pour des tests buccaux

Lancée le 18 février, une étude entend éprouver la fiabilité des tests buccaux pour espérer remplacer les prélèvements naso-pharyngés. Il est possible de "tester le test" à l’espace Léo-Ferré.

CEDRIC VERANY Publié le 25/02/2021 à 19:43, mis à jour le 26/02/2021 à 12:56
Les tests sont à l’épreuve depuis quelques jours. Photo Jean-François Ottonello

Nom de code : Cordages. Patronyme d’une étude scientifique en cours au centre national de dépistage de la Covid-19 à l’espace Léo-Ferré.

Le principe est le suivant : tester les tests buccaux. Le gouvernement princier a sélectionné deux types de prélèvements buccaux et de traitement pour tenter d’établir, via un process scientifique, si un test via un prélèvement dans la bouche est aussi efficace qu’un test avec un prélèvement dans le nez.

L’objectif est aujourd’hui de convaincre la population d’y participer, pour déterminer la fiabilité de ces tests, nettement moins invasifs et gênants qu’un test naso-pharyngé.

Deux prélèvements dans la bouche

"On parle de l’étude à chaque personne qui vient pour un rendez-vous PCR classique. Si la personne est volontaire, nous l’incluons dans l’étude. Quelques minutes après, en plus du test PCR, deux tests buccaux sont pratiqués sur le patient » détaille Julie Malherbe, responsable du centre national de dépistage.

 

Le premier prélèvement effectué dans la bouche est traité ensuite techniquement au centre scientifique comme un prélèvement nasal. La seconde ponction buccale du patient est éprouvée, elle, au travers d’un test antigénique développé par la société monégasque Stark.

Les prélèvements se font avec un écouvillon frotté à l’intérieur de la joue pour accrocher des cellules. "Ça ne fait pas mal du tout, c’est la même sensation que de se brosser les dents" admet un patient, croisé ce jeudi à la sortie du box de prélèvement. Il faut compter seulement une vingtaine de minutes pour subir les trois tests contre dix pour un PCR classique.

Des résultats après 1.500 patients

Pour être intégré à l’étude, quand on a rendez-vous pour un dépistage, il faut être majeur, symptomatique ou cas contact. "Les gens sont assez volontaires, ils comprennent l’avantage que ça aurait d’effectuer des tests moins gênants" assure Julie Malherbe.

 

Le test a démarré le 18 février, déjà 150 patients y ont été intégrés. Trop peu pour l’heure pour tracer des résultats. Les scientifiques estimant qu’il faudra avoir traité 1 500 cas avant de tirer les conclusions.

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