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L’intelligence artificielle au service de l’oncologie au Centre Antoine-Lacassagne

Le Centre Antoine-Lacassagne se dote d’un nouvel outil : une plateforme informatique « ImAge et Cancer 06 » qui permettra de développer des solutions d’intelligence artificielle. Un atout indéniable pour la recherche.

Axelle Truquet Publié le 14/06/2021 à 16:33, mis à jour le 14/06/2021 à 16:32
Photo Ax. T.

Disposer des données, savoir comment les utiliser pour mener à bien des travaux de recherche sur l’intelligence artificielle (IA) en oncologie… mais ne pas pouvoir y appliquer les algorithmes d’IA faute de la puissance de calcul nécessaire. C’était, en somme, ce qui limitait les professionnels du Centre Antoine-Lacassagne (CAL). Mais ce ne sera bientôt plus qu’un (mauvais) souvenir. En effet, l’établissement est en train de s’équiper d’une plateforme informatique "ImAge et Cancer 06" de stockage et de traitement des données intra-hospitalière, qui permettra aux chercheurs de poursuivre leurs travaux sans avoir à déléguer cette partie. Le centre niçois de lutte contre le cancer a par ailleurs bénéficié du soutien financier du conseil départemental des Alpes-Maritimes dans le cadre d’un appel à projets dans le domaine de la santé.

Le Dr Olivier Humbert, médecin spécialisé imagerie oncologie et chercheur MCUPH à l’Institut 3IA Côte d’Azur (Institut interdisciplinaire d’intelligence artificielle), se réjouit de voir arriver bientôt ce nouvel équipement. "Il va nous permettre de faire directement les “preuves de concept" sur place. Car jusqu’à présent, certes, nous disposons des big data (données massives, Nldr) issues des données de santé des patients de l’établissement, mais nous faisions faire leur analyse à l’extérieur de l’hôpital, faute d’avoir la puissance informatique idoine. Pour résumer, lorsque l’on travaille sur l’intelligence artificielle, il est nécessaire d’utiliser des ordinateurs avec une puissance de calcul très importante, et des cartes graphiques particulières, aptes à traiter les big data. » L’enjeu est de taille, l’acquisition de l’appareil constitue un gain de temps pour la recherche médicale en IA et une simplification des procédures.

Simplification et gain de temps

Car la législation prévoit évidemment la sécurité des données personnelles, notamment celles de santé. Pour les utiliser à des fins de recherche, il faut donc demander l’autorisation du patient et passer par un processus d’anonymisation de ses données. Le transfert de ces informations est sécurisé, donc long et complexe.

 

Avec la plateforme "ImAge et Cancer 06", le Centre Antoine-Lacassagne n’aura plus à "sortir" les données. "Pour pouvoir utiliser l’IA, il faut trois choses, résume le Dr Humbert. D’abord, des algorithmes. Sur ce point, les médecins et chercheurs du CAL travaillent notamment avec des équipes de l’INRIA (MASAAI et EPIONE). Ensuite, il faut des données: nous utilisons celles issues des examens (PET scan) réalisés au centre. Elles vont permettre à l’algorithme “d’apprendre". Et enfin une puissance de calcul. Grâce à l’acquisition de la plateforme, nous disposerons désormais de tous ces éléments pour mener à bien nos travaux sur l’IA. »

Pour ce projet, les professionnels du centre anti-cancer de Nice collaborent avec la start-up marseillaise Euro Nova. Les pistes de recherche pourraient se développer dans les années à venir. Une bonne nouvelle pour les patients, premiers bénéficiaires des progrès en matière de santé.

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