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Les expériences de l'agence régionale de santé Un(e) infirmier(e) d'astreinte mutualisé(e) entre plusieurs EHPAD

Mis à jour le 31/07/2018 à 05:20 Publié le 31/07/2018 à 05:20
Les spécialistes du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne apportent leur  expertise aux médecins qui suivent les détenus dans le Var.

Les spécialistes du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne apportent leur expertise aux médecins qui suivent les détenus dans le Var. doc L. Boutria/F. Muller

Les expériences de l'agence régionale de santé Un(e) infirmier(e) d'astreinte mutualisé(e) entre plusieurs EHPAD

Entre Nice, Toulon et les villages comme Breil-sur-Roya, l'offre de santé s'adapte aux territoires et tente de proposer des solutions innovantes pour améliorer l'accès aux soins de tous

Avec des métropoles et de minuscules villages, l'accès aux soins dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ne coule pas forcément de source pour tout le monde et sur l'ensemble du territoire. Aujourd'hui, 99 % de la population dispose d'un service de soins urgents à moins de 30 minutes de son domicile.

Dans un contexte budgétaire tendu, l'Agence régionale de santé (ARS) s'attelle à trouver des réponses pour répondre aux besoins des habitants. Elle a mis en place un certain nombre de solutions innovantes, comme l'infirmier d'astreinte mutualisé entre les maisons de retraite ou les maisons de santé pluriprofessionnelles (lire ci-dessous).

La télémédecine se développe

Parmi ces initiatives, on compte également les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) connectées. « Il y en a une à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) depuis deux ou trois ans. C'est une organisation exemplaire, rappelle Véronique Dillaud, directrice des politiques régionales de santé à l'ARS. Elle est adossée à un petit hôpital, avec des consultations, de l'échographie, de la téléexpertise. De nombreux spécialistes viennent de Nice ou d'ailleurs pour des soins spécifiques. C'est une maison de santé très dynamique qui rend un grand service sur ce territoire ».

D'autres MSP ont ouvert à Tourves et La Celle, en lien avec le centre hospitalier de Brignoles. « Ils sont en train de mettre en place la télémédecine ».

Suite à un appel à projets, d'autres offres de téléconsultation et expertise à distance sont mises en place pour aider les professionnels à accéder aux spécialistes du CHU (centre hospitalier universitaire) de Nice, afin par exemple d'organiser les soins palliatifs pour les personnes en fin de vie suivies à domicile, ou au bénéfice des personnes incarcérées pour éviter de les faire sortir. C'est aussi le cas à Antibes, avec une téléconsultation de cardiologie pour les établissements médico-sociaux.

Les spécialistes du CHITS (centre hospitalier intercommunal) de Toulon-La Seyne apportent leur expertise aux médecins qui suivent les détenus dans le Var.

D'autres téléconsultations mettent en relation les médecins du CH de Fréjus-Saint-Raphaël et ceux des EHPAD dans les disciplines suivantes : dermatologie (pour les plaies), oncologie, cardiologie et rhumatologie.

« Ce sont les établissements qui jouent le rôle de soutien aux territoires », précise l'ARS.

L'ARS a expérimenté la présence d'un(e) infirmier(e) la nuit sous la forme d'une astreinte opérationnelle mutualisée entre plusieurs établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). 700 000 e ont été investis dans ce dispositif, qui a pour objectif d'éviter en urgence des hospitalisations inappropriées au seul motif de la nécessité de soins infirmiers, d'améliorer la qualité de la prise en charge en EHPAD, notamment pour l'accompagnement de fin de vie, et d'améliorer la qualité de vie des résidents, en optimisant la continuité des soins en institution et la sécurisation de la prise en charge par les équipes de nuit.

En 2018, trente et un EHPAD de la région, dont douze dans le Var et les Alpes-Maritimes (1), ont tenté l'expérience, qui a concerné 1 200 personnes âgées dépendantes.

Le bilan de l'opération incite l'ARS à étendre ce dispositif. En effet, en 2017, il a été constaté deux fois moins d'hospitalisations la nuit (10 hospitalisations par EHPAD en 2017, 23 en 2016).

335 appels téléphoniques ont été passés par le personnel soignant de nuit auprès des infirmiers (IDE) d'astreinte. Les principaux motifs d'appel de nuit ont été les chutes et la prise en charge de la douleur (respectivement 33 % et 24 % des appels). Les remontées d'informations ont aussi permis de souligner la nécessité pour les équipes de nuit officiant au sein des EHPAD d'être rassurées sur les questions relatives au traitement médical des résidents.

Enfin, 26 % des situations relayées suite à un appel ont donné lieu à un déplacement de l'IDE d'astreinte, soit à 85 reprises.

Les établissements de santé sont toujours dans le rouge, avec un déficit de 121,4 Me pour la région, hors aides en trésorerie. Un chiffre quasi stable par rapport à 2016.

En Paca, 38 établissements publics de santé sur 62 sont déficitaires. 20 font aujourd'hui l'objet d'un contrat de retour à l'équilibre financier.

Le déficit des deux CHU atteint 36,5 ME et se réduit de 31 Me (principalement l'AP-hôpitaux de Marseille, dont le déficit passe de 51 ME à 22,9 Me).

La situation des autres établissements publics, hors CHU, se dégrade avec une baisse de 37,9 ME de leur résultat, qui atteint moins 71 ME.

Les établissements de santé

privés d'intérêt collectif s'inscrivent, eux, dans une dynamique soutenue. Leur marge brute d'exploitation

augmente de 13,4 ME, passant de 3,74 % en 2016 à 4,65 %

en 2017.

doc Franz Chavaroche

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