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Le variant anglais représente au moins 10% des cas positifs dans les Alpes-Maritimes et le Var

Mis à jour le 27/01/2021 à 15:39 Publié le 27/01/2021 à 15:45
Un test covid (illustration).

Un test covid (illustration). Photo Clément Tiberghien

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Le variant anglais représente au moins 10% des cas positifs dans les Alpes-Maritimes et le Var

Selon nos sources, le taux de positifs au variant anglais du Sras-Cov2 aurait doublé en 15 jours en Paca-Est. Estimé à environ 5%, après une enquête flash réalisée les 7 et 8 janvier derniers, il dépasserait aujourd'hui les 10%.

Ces chiffres sont issus d'une nouvelle enquête réalisée depuis, et qui aurait repéré 45 prélèvements suspects parmi quelque 350 PCR positives. Ces prélèvements sont en court de séquençage au CNR (Centre National de référence), mais on peut déjà évaluer le taux de variant sur le territoire à 10 à 13% environ.

Un taux préoccupant sachant que la circulation des variants du coronavirus sera l'un des éléments pris en compte pour décider ou non de durcir très prochainement les mesures de prévention sanitaire contre la Covid-19.

Très contagieux

Mais, au-delà de la progression du variant UK - "cela ne fait aucun doute, depuis 15 jours, il circule partout, le nombre de cas explose" - confie un biologiste, ce qui alerte davantage les acteurs de terrain, c'est le nouveau visage des contaminations.

"On a le sentiment que c'est du tout ou rien; lorsque l'on en trouve, c'est par paquet! Lorsqu'une personne est porteuse du virus, dans un Ehpad notamment, c'est tout l'entourage qui l'est." Des propos qui confirment ce qui a été observé par les Britanniques: la forte contagiosité de ce nouveau variant.

"Pour être en mesure de faire face à l'épidémie, le R0 ( taux de reproduction d'un virus, soit le nombre de personnes qui peuvent potentiellement être contaminées par un individu infecté par un virus, Ndlr) doit être inférieur à 1. Or, ce variant est 40 à 80% plus contagieux que la souche classique. Compte tenu de la situation initiale, nous sommes mathématiquement au-delà d'un R à 1".

Confinement inéluctable

Si le séquençage à grande échelle des souches est difficile à envisager - il nécessite un niveau d'expertise et des délais incompatibles avec un dépistage généralisé-, l'ensemble des laboratoires de biologie médicale devrait rapidement emboîter le pas d'Eurofins (lire par ailleurs), et disposer de kits PCR de détection du variant britannique.

Deux PCR successives seront alors nécessaires pour conclure à la contamination par ce variant. Un nouveau surcoût auquel le système de santé devra faire face. Mais l'heure est moins à compter les sous qu'à se poser la question des suites à donner à cette progression galopante du variant britannique. "Même s'il s'agit d'une solution catastrophique, le confinement semble inéluctable".

En attendant les effets de la vaccination et tout en maintenant les règles de distanciation."Les premiers mois l'ont montré, le confinement ne fait pas disparaître le virus, pas plus qu'il ne protège de l'apparition de nouveaux variants. Le Sars-Cov-2 a bien l'intention de s'enraciner et il est prêt à changer encore de visage pour prendre à défaut notre défense".

Eurofins Biomnis détecte les variants du SARS-CoV-2

Eurofins Biomnis, leader européen de biologie médicale spécialisée a depuis le 22 janvier l’autorisation temporaire de l’ANSM de proposer son kit
pour détecter les variants du SARS-CoV-2. Le laboratoire est aujourd’hui le seul à mettre à disposition des autorités de santé son kit analytique de détection des variants du SARS-CoV-2 par RT-PCR, en attente du marquage CE.

Ce kit permet de détecter les mutations N501Y et A570D caractéristiques du variant britannique VOC-202012/01 (B.1.1.7). Par ailleurs, la mutation N501Y étant commune aux variants britannique, sud-africain et brésilien, elle ne permet pas, seule, de distinguer un variant de l’autre.

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