“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Le traitement de la Covid-19 à l'hydroxychloroquine refait surface: Didier Raoult a-t-il avoué son inefficacité?

Mis à jour le 18/01/2021 à 19:26 Publié le 18/01/2021 à 18:26
Le professeur Didier Raoult.

Le professeur Didier Raoult. Photo Valérie Le Parc

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Le traitement de la Covid-19 à l'hydroxychloroquine refait surface: Didier Raoult a-t-il avoué son inefficacité?

Après des mois de débats, de polémiques et de combats scientifiques, éthiques, moraux, Didier Raoult aurait-il avoué l'inefficacité du traitement à l'hydroxychloroquine des patients atteints par la Covid-19? L'équipe du directeur de l'Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille (IHU Méditerranée Infection) a signé un article qui relance les discussions autour du traitement controversé.

Le traitement à l'hydroxychloroquine des patients Covid-19 a déchaîné les passions rapidement après l'explosion de l'épidémie en France.

A l'origine de celui-ci, le professeur Didier Raoult de l'IHU de Marseille défendait son efficacité contre le Covid. 

En ce mois de janvier, un article signé par Raoult et son équipe, a été publié sur le site du National center for biotechnology information (NCBI).

Dans celui-ci, les scientifiques marseillais analysent à nouveau la première étude du traitement controversé, datant de mars 2020 et lors duquel 42 cas seulement avaient été analysés.

A ce moment-là, 16 patients Covid avaient été traités à l'hydroxychloroquine, huit avec la combinaison hydroxychloroquine et azithromycine et 18 n'avaient reçu aucun traitement.

Didier Raoult et ses confrères assuraient alors que "malgré sa petite taille d'échantillon, notre enquête montre que le traitement à l'hydroxychloroquine est significativement associé à la réduction/disparition de la charge virale chez les patients COVID-19 et son effet est renforcé par l'azithromycine".

Ce que dit cette lettre

Au cœur de la lettre du mois de janvier, c'est l'affirmation de l'équipe de l'IHU comme quoi "les besoins en oxygénothérapie, le transfert en soins intensifs et le décès ne différaient pas significativement entre les groupes" qui surprend.

Les scientifiques précisent par ailleurs que "la durée du séjour à l'hôpital et la persistance virale étaient significativement plus courtes dans le groupe de patients traités par rapport au groupe témoin".

Une lettre qui admet aussi un risque cardiovasculaire pour les patients traités.

En observant les résultats proposés dans cette nouvelle analyse, quelques différences apparaissent dans la méthodologie des essais présentés.

En 2020, 36 patients faisaient partie du panel analysé. Ils sont 42 dans le document de 2021.

Ceux qui contestent cette étude pointent une différence notable entre sa première et sa dernière analyse: les bénéfices du traitement à l'hydroxychloroquine ne se font plus sentir après six jours, mais sept.

Car en mars, Didier Raoult expliquait que parmi les 24 patients de l'IHU atteints par le coronavirus et soignés à l'aide d'hydroxychloroquine, seulement 25% étaient encore porteurs du virus après six jours.

Il appuyait qu'à l'inverse, 90% de ceux qui n'ont pas reçu ce traitement étaient toujours positifs.

Un aveu d'inefficacité?

Pas de différence significative entre les patients Covid traités avec l'hydoxychloroquine et les autres.

Didier Raoult a-t-il donc admis qu'il avait tort sur l'efficacité du traitement à l'hydroxychloroquine?

Oui, pour les opposants au directeur de l'IHU Marseille, qui y voient la reconnaissance à demi-mot de la part de Raoult que ce traitement n'a aucune efficacité sur les malades touchés par le coronavirus.

Non, pour ses soutiens, comme Yanis Roussel, en charge de la communication du professeur Raoult et de l'institut, qui répondait aux tweets de Thibaut Fiolet, épidémiologiste à l'Université Paris-Saclay, ce samedi

"La première étude de l'IHU n'a jamais tiré de conclusions sur la mortalité mais sur la charge virale, qui chute grâce à HCQ+AZ (...) Ceux qui utilisent cette lettre pour faire croire que Didier Raoult aurait changé d'avis savent très bien que ce n'est pas ce qui y est écrit", écrit-il sur Twitter.

L'équipe de Didier Raoult s'accroche d'ailleurs toujours à un argument: prendre de l'hydroxychloroquine le plus tôt possible, pour combattre la Covid-19, comme il l'explique dans un papier publié dans Science Direct.

En décembre dernier pourtant, l'essai Solidarity, réalisé par l’Organisation mondiale de la santé, et dont l’étude a été revue, corrigée et publiée dans le New England Journal of Medecine avait comparé les effets de quatre traitements contre la Covid-19, dont celui avec l’hydroxychloroquine.

Mené sur plus de 11.000 patients, il concluait qu'il n'y avait pas de différences fondamentales pour faire baisser la mortalité.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.