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Le risque de propagation du coronavirus fait parler au Palais princier

Mis à jour le 27/02/2020 à 08:31 Publié le 27/02/2020 à 08:25
Mercredi, le risque de contagion du coronavirus à la France et Monaco a alimenté les discussions durant la pause déjeuner de l’équipe en charge de la restauration des fresques du Palais.

Mercredi, le risque de contagion du coronavirus à la France et Monaco a alimenté les discussions durant la pause déjeuner de l’équipe en charge de la restauration des fresques du Palais. J.-F. Ottonello

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Le risque de propagation du coronavirus fait parler au Palais princier

Le coronavirus s’est invité, mercredi à Monaco, dans notre reportage sur la restauration des fresques au Palais princier. Le responsable du chantier compte en parler aux autorités.

Branle-bas de combat, mercredi matin, dans un local donnant sur la cour d’honneur du Palais princier. C’est là que se trouve le camp de base d’une petite armée d’artistes et de spécialistes - vingt femmes et deux hommes - qui réalisent les travaux de restauration des fresques de la résidence du souverain.

C’est un mail reçu par le mari de l’une d’elles, envoyé par son employeur, qui a subitement tendu la situation dans cette équipe de femmes dont plusieurs sont italiennes et d’autres vivent à Menton et prennent chaque matin le train en provenance de Vintimille.

Le mari en quarantaine

"Mon mari travaille dans une entreprise [de la périphérie niçoise, ndlr] qui a pris des dispositions préventives très fortes, explique cette peintre en décor du patrimoine, qui préfère rester anonyme. Tous les salariés susceptibles d’être ou d’avoir été en contact avec le coronavirus sont mis en quarantaine à leur domicile pendant quatorze jours, tout en étant payés." L’un des collègues de son mari, qui revenait d’un voyage en Thaïlande, est concerné. Et lui aussi, mais pour une raison plus étonnante: "Il doit rester en quarantaine à la maison parce que je travaille ici, au Palais, en contact avec des personnes qui ont séjourné en Italie."

Une mesure qui a de quoi créer une certaine inquiétude. En premier lieu chez cette jeune femme qui, d’abord, a hésité à revenir travailler au Palais. Puis, finalement, tout en restant fidèle à son poste, elle a tenu à alerter son chef, Christian Gautier, le coordinateur des travaux de restauration.

"Le lien avec l’Italie est permanent"

"Nous prenons cela très au sérieux", indique celui-ci. L’épidémie de coronavirus, aux portes de la France et de Monaco, n’est pas une mince affaire pour les chefs d’entreprise ou dirigeants encadrant des équipes, comme Christian Gautier peut en attester: "Nous avons une femme qui vient de passer deux semaines à Parme, et qui a traversé en train des zones affectées. Par mesure de précaution, elle porte un masque pendant quatorze jours. Une autre vient de Toscane. Tous les jours, des trains arrivent de Vintimille, avec des milliers de gens qui viennent travailler à Monaco. Ici, le lien avec l’Italie est permanent."

Christian Gautier attend des consignes précises. "Nous allons en parler avec les autorités du Palais princier", assure-t-il. C’est d’autant plus important que ce bâtiment abrite aussi un chef d’État.


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