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Le prince Albert II et la crise sanitaire: "Nous ne suivons pas toujours les décisions de la France"

Mis à jour le 19/11/2020 à 15:16 Publié le 19/11/2020 à 15:15
"Nous prenons nos décisions en cohérence avec nos voisins français", affirme le prince Albert II de Monaco au sujet de la crise sanitaire.

"Nous prenons nos décisions en cohérence avec nos voisins français", affirme le prince Albert II de Monaco au sujet de la crise sanitaire. Photo C. D.

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Le prince Albert II et la crise sanitaire: "Nous ne suivons pas toujours les décisions de la France"

Dans ce quatrième et dernier volet de l’entretien accordé à Monaco-Matin, le prince Albert II évoque les relations avec la France. Il regrette notamment de ne pas être informé suffisamment tôt des décisions prises par le pays voisin pendant cette crise sanitaire.

On mesure la stabilité d’un pays à la solidité de ses institutions pendant une période de crise. Celles de la Principauté de Monaco semblent tenir le choc.

Cette année, le gouvernement princier et le Conseil national ont été soumis à rude épreuve, les tensions ont été extrêmement vives avant que l’exécutif et le législatif se parlent régulièrement et posément, à fréquence régulière, au sein du Comité mixte de suivi de la crise sanitaire. Sans compter qu’en cours de route, le prince Albert II a changé de ministre d’État.

Les relations institutionnelles sont aussi celles que Monaco a entretenues et continue d’entretenir avec la France en cette période trouble. Voici ce que le prince Albert II en pense.

Comme se déroule concrètement la communication entre la France et la Principauté pendant cette crise sanitaire? Vous informe-t-on en amont, avant, par exemple, une décision de confinement?
Les échanges d’informations avec la France et les responsables du département voisin sont permanents, même si parfois la confirmation des mesures prises intervient tardivement, ne nous permettant pas toujours d’ajuster nos propres annonces dans des délais plus rapides.

Pourtant, au début de la crise, certains vous ont parfois reproché de suivre les décisions françaises…
Nous prenons nos décisions en cohérence avec nos voisins français et selon une évaluation de notre propre situation sanitaire. C’est le cas actuellement où nous n’avons pas suivi les décisions de la France.

Et les relations entre les hôpitaux français et monégasque? Des transferts de patients s’opèrent-ils? Dans les deux sens ? Sur quels critères?
La coopération hospitalière est excellente. Le gouvernement et la direction du CHPG sont en relation avec l’Agence régionale de santé, ainsi qu’avec le CHU de Nice. À ce jour, près de la moitié des patients Covid du CHPG ne sont pas des résidents de Monaco. Une de ces patientes a été transférée de Nice à Monaco (la semaine dernière, ndlr), parce qu’ils manquaient de places, sachant qu’ils ont dû accepter des patients venus d’autres régions françaises. Lors de la première vague, il y a aussi eu des transferts de patients Covid de Monaco vers Nice. Depuis, cela n’a plus été le cas. Une rumeur a circulé, selon laquelle Monaco aurait de bons chiffres parce que nous enverrions des patients graves à Nice. C’est faux!

Remaniement ministériel ou pas?

Quel bilan tirez-vous des 72 premiers jours du nouveau ministre d’État (1)?
Je ne sais pas si l’on fait habituellement des bilans après 72 jours de fonction (rire) mais toujours est-il que le ministre d’État a pris ses fonctions dans un contexte pour le moins compliqué et difficile. C’est un homme de grande expérience, avec les compétences qui lui ont permis d’être presque immédiatement opérationnel. Dès son arrivée, il avait déjà une bonne connaissance des dossiers importants et des défis à relever dans cette période inédite.

Comment jugez-vous les relations entre le gouvernement et le Conseil national?
J’ai vu assez vite que le ministre d’État avait une compréhension précise des institutions de la Principauté et des équilibres subtils qu’il faut maintenir entre elles. Les échanges entre le gouvernement et le Conseil national me paraissent satisfaisants. Chacun est dans son rôle : le gouvernement, sous mon autorité, dans l’action et la prise de décisions, et le Conseil national légifère tout en étant une source de propositions

Un remaniement de l’équipe gouvernementale est-il envisagé?
Cette question a été évoquée mais je ne peux pas y répondre pour l’instant car elle n’est pas d’actualité. Il est difficile d’effectuer des changements au milieu du gué, surtout dans le contexte actuel.


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