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Le personnel de l'hôpital de Monaco affecté par un manque de reconnaissance mais toujours mobilisé

Mis à jour le 30/01/2021 à 14:37 Publié le 30/01/2021 à 14:35
Si les dons subsistent, le temps des applaudissements quotidiens paraît déjà bien loin pour le personnel du CHPG.

Si les dons subsistent, le temps des applaudissements quotidiens paraît déjà bien loin pour le personnel du CHPG. DR

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Le personnel de l'hôpital de Monaco affecté par un manque de reconnaissance mais toujours mobilisé

Bien sûr, quand on parle d’accroître la capacité d’action du CHPG, cette mobilisation sollicite ses ressources humaines. Alors que la crise sanitaire atteindra bientôt sa première année, le personnel soignant est toujours sur le pont. « Très franchement, les équipes sont extrêmement sollicitées et cette crise commence à être longue », souffle Benoîte de Sevelinges.

La direction de l’hôpital a revu l’organisation de ses troupes pour faire face, organisant désormais les roulements en douze heures. « Pour les personnels, ça change leur organisation de travail et personnelle. C’est compliqué à gérer d’autant que nous avons dû éclater certaines équipes selon les besoins. Dans certains cas, ça peut avoir un effet positif, ce qui permet de varier dans son activité. Mais c’est aussi une sensation d’être constamment sollicité. Alors nous sommes très attentifs, nous n’hésitons pas sur les moyens de confort et nous avons mis en place un dispositif de soutien psychologique, pour celles et ceux qui le souhaitent pour échanger et se décharger avec des professionnels ».

"Une partie des familles de patients sont un peu ingrates"


Autre phénomène, celui de l’absentéisme. Les soignants ne sont pas des surhommes et la Covid-19 les atteint aussi. « Aux moindres symptômes, nous arrêtons la personne, le temps de vérifier », précise la directrice.


Aux questions sanitaires, s’ajoute aussi pour le moral des équipes, un ressenti de reconnaissance en baisse. « Les équipes demeurent motivées, même si nous ne bénéficions plus de la même attention et de la même reconnaissance des patients qu’au printemps dernier. C’est assez surprenant, mais une partie des familles de patients sont un peu ingrates », constate Benoîte de Sevelinges. « Bien sûr nous avons encore des soutiens et des dons mais l’attitude n’est pas là même qu’au printemps dernier. Nous sommes revenus à la normale, alors que les équipes sont très éprouvées ».


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