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Le déficit de testostérone peut gâcher la vie d’un homme, il existe un traitement simple et très efficace

Mis à jour le 10/02/2019 à 12:16 Publié le 10/02/2019 à 12:10
Le déficit en testostérone engendre des conséquences négatives en termes de santé sexuelle et de qualité de vie.

Le déficit en testostérone engendre des conséquences négatives en termes de santé sexuelle et de qualité de vie. Photo Unsplash

Le déficit de testostérone peut gâcher la vie d’un homme, il existe un traitement simple et très efficace

Le syndrome de déficit en testostérone que l’on appelle maladroitement l’andropause peut gâcher la vie d’un homme. Pourtant le traitement est simple et très efficace.

On parle souvent d’andropause comme d’un parallèle à la ménopause, sorte de pause hormonale.

Sauf que ce terme n’est manifestement pas adapté pour décrire la baisse des hormones sexuelles masculines.

« La ménopause concerne toutes les femmes et il s’agit d’un arrêt du fonctionnement hormonal et de la reproduction. Chez l’homme, d’une part, tous ne sont pas concernés, d’autre part, les fonctions reproductives subsistent même si elles peuvent être amoindries », note le Dr Carol Burté, andrologue et sexologue à Cannes, Draguignan et Monaco.

La spécialiste parle ainsi de « syndrome de déficit en testostérone, associant certains symptômes cliniques à une baisse de testostérone dans le sang ».

Problème, ce trouble est très difficile à mettre en évidence. « Les symptômes ne sont pas du tout spécifiques et peuvent facilement être mis sur le compte de l’âge, de la fatigue : baisse du désir sexuel, troubles de l’érection, moindre effet des traitements d’aide à l’érection, moins de sensations ou de plaisir lors des rapports, mais aussi baisse de la motivation en général, irritabilité, humeur dépressive, baisse des performances physiques, prise de poids, etc. Il est donc particulièrement compliqué de mettre en évidence ce qui relève du syndrome de déficit en testostérone. De plus, les généralistes ne sont pas spécialement formés à le dépister. Alors un homme peut errer pendant des années avant d’obtenir le bon diagnostic. »

Sous-diagnostic

De ce fait, il est difficile de savoir combien ils sont à souffrir de ce syndrome. « On estime que 20 % de la population masculine à 60 ans et 50 % à 80 ans est concernée », avance le Dr Burté. Pour autant, il n’y a pas d’âge pour consulter.

« Il ne faut pas négliger ces symptômes qui, à la longue, peuvent avoir un impact négatif sur la qualité de vie. Or le traitement - à base de testostérone - est simple et efficace. Il peut être prescrit sans restriction - hormis en présence d’un cancer du sein ou de la prostate, où il devient totalement contre-indiqué - pour autant qu’il y ait un suivi régulier. »

L’andrologue insiste sur le fait que toutes les études ont montré que le traitement à base de testostérone n’augmente pas le risque d’avoir un cancer de la prostate. « Il n’a pas d’effets secondaires indésirables, si ce n’est qu’il faut contrôler l’hématocrite de temps en temps, indique le Dr Burté. En revanche, les bénéfices sont immédiats : les patients affirment se sentir tout de suite mieux. »

Physiquement mais aussi psychologiquement puisque les troubles liés à des problèmes d’érection ou de libido sont souvent mal vécus et que la testostérone a un impact direct sur le cerveau.

En résolvant ce problème, les patients tombent dans un cercle vertueux, retrouvent confiance et affichent un mieux-être global.

Pause du couple?

« Après celle du syndrome de déficit en testostérone, il y a une autre problématique... celle du couple. Parfois les femmes, qui, elles, n’échappent pas à la ménopause, sont plutôt réticentes à ce que leur époux soit traité. Cela peut déstabiliser le couple », souligne le Dr Burté.

D’où le rôle essentiel dans la prise en charge par un médecin spécialisé en sexologie ! « Les changements physiologiques liés à la ménopause et/ou à la dysfonction érectile affectent la santé sexuelle des deux membres d’un couple, qu’ils se produisent chez l’un seulement ou les deux, note la spécialiste. Par ailleurs, les symptômes sexuels chez un partenaire vont aggraver les symptômes de l’autre. Par exemple, si la pénétration est douloureuse, une femme aura tendance à éviter les rapports, ce qui aggrave une dysfonction érectile ou une éjaculation prématurée. Il y a malheureusement souvent comme une résignation devant le “vieillissement” sexuel dont on pense à tort qu’il est inéluctable. Alors que des traitements simples sont possibles ! »


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