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Le Conseil national veut "doubler ou tripler les tests PCR" à Monaco

Mis à jour le 05/09/2020 à 10:54 Publié le 05/09/2020 à 10:53
Le Conseil national évoque des tensions sur les tests PCR.

Le Conseil national évoque des tensions sur les tests PCR. Photo Eric Ottino

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Le Conseil national veut "doubler ou tripler les tests PCR" à Monaco

Au-delà de la feuille de route tracée par le prince Albert II, Stéphane Valeri et les élus ont identifié trois urgences pour le ministre d’État. Première d'entre elles: l'accès aux tests PCR.

Des délais d’attente fluctuants dans les grandes villes. Des positions politiques et scientifiques variables. Au débat sur les conditions de port du masque s’est substitué celui de l’accès aux tests PCR en cette rentrée.

S’il reconnaît que la gestion de la crise sanitaire n’a pas connu de "couacs" cet été à Monaco, à l’instar du concert de The Avener à Nice, Stéphane Valeri et les élus regrettent un manque d’anticipation.

"Depuis le mois de mars, le gouvernement sait que l’OMS demande de renforcer la capacité en tests PCR. Il faut tester, isoler les positifs et tracer leurs contacts."

Les élus auraient ainsi aimé que le Comité mixte de suivi se réunisse au mois d’août, à l’initiative du ministre d’État, "quand il y a eu la tension très forte sur les tests PCR".

L’ont-ils demandé? "Non, honnêtement on ne l’a pas demandé, reconnaît Stéphane Valeri. C’est vrai aussi que c’est une période de vacances des uns et des autres mais toujours est-il qu’on se rend compte de nouveau d’un décalage entre les attentes de la population et les moyens fournis."

"C’est beaucoup trop long pour qu’on puisse se mettre à l’abri"

Mercredi, le président du Conseil national a donc profité de son premier entretien avec le successeur de Serge Telle, Pierre Dartout, pour remettre les doléances des élus sur la table.

"J’ai rappelé au ministre d’État que les résidents et Monégasques nous demandent d’être en mesure d’avoir davantage de tests. Tester plus et plus vite. Sept, huit, neuf jours… ce n’est pas normal pour arriver à savoir si on est positif ou non. C’est beaucoup trop long pour qu’on puisse se mettre à l’abri soi-même et protéger la communauté, notamment avant la rentrée scolaire."

Ce vendredi dans nos colonnes, Pierre Dartout apportait une première réponse.

"Il faut agir rapidement pour réduire les délais pour se faire dépister et obtenir les résultats", précisant "travailler activement pour faire en sorte de pouvoir répondre à la demande".

Une montée en puissance sur deux mois où le défi sera aussi d’assurer des stocks d’écouvillons et réactifs sur un marché mondial tendu.

"Monaco doit être autonome et ambitieux", répète à l’envi Stéphane Valeri, citant un souhait de Christian Estrosi.

"Le maire de Nice parle d’un drive test à Acropolis avec des résultats dans les 24 heures. C’est ce qu’il nous faudrait pour être efficace."

Des desiderata aujourd’hui éloignés de la réalité à Nice, où les files existent et l’attente dépasse encore les dix jours selon les laboratoires.

Vendredi, le directeur général du laboratoire Cerballiance Côte d’Azur alertait d’ailleurs sur l’engorgement de ses structures et la nécessité de prioriser.

"Attention à la gabegie. Il faut en finir avec les tests inutiles, répétés sans motif, ou requis pour des motifs comme un voyage à l’étranger…"

"Chacun son rôle"

À Monaco, 1.200 tests sont désormais réalisés chaque semaine (avec une priorité aux urgences) mais l’automate attendu par le Centre scientifique (1.200 tests par jour), n’arrivera que mi-novembre. Insuffisant pour Stéphane Valeri.

"On veut doubler ou tripler. Si les Français font 900.000 tests par semaine, on doit bien être capables d’en faire 2.000 ou 3.000 à Monaco."

"Monaco veut être un pays modèle parce que nous avons les moyens de nos ambitions. Nous avons un PIB par habitant très supérieur à celui de nos voisins, un budget national par habitant très supérieur aussi, nous n’avons pas de dette publique, nous avons même un fonds de réserve qui est toujours autour de 5 milliards. Le premier budget rectificatif qui nous a été présenté prévoyait 500 millions d’euros de déficit, le deuxième 300 et on va finir l’année peut-être pas loin de l’équilibre", assure-t-il.

Pour autant, est-il possible d’augmenter la capacité du jour au lendemain? "Il faut que le gouvernement fasse preuve d’anticipation. On a regretté que le conseiller à la Santé ne le fasse pas à l’époque des masques, et on peut le regretter encore sur les tests PCR. C’est son devoir de trouver les filières d’approvisionnement et les moyens. Chacun son rôle. Nous, on est là pour traduire les aspirations, donner les moyens financiers et budgétaires, voter."

Qui profiterait d’une offre plus importante en tests? Les Monégasques, résidents et salariés étrangers?

"S’il faut faire un choix, peut-être commençons par les résidents de la Principauté. On pourrait imaginer déjà qu’on assure dans un délai très rapide des tests pour les Monégasques et résidents. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas tester dans des labos privés des gens des Alpes-Maritimes mais peut-être ne pas leur donner la même rapidité", tranche Stéphane Valeri qui, au final, n’appréhende pas la rentrée.

"Il ne faut pas toujours être pessimiste et tout voir en noir. Il faut prendre toutes les précautions possibles, et elles le seront."

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