La Sécu propose des revalorisations aux médecins, les syndicats en demandent plus

Les négociations entre l'Assurance maladie et les médecins libéraux ont repris fin juin et la Sécu a proposé mercredi un peu plus que les 550 millions d'euros mis sur la table fin 2020, mais les syndicats considèrent toujours que "le compte n'y est pas".

AFP Publié le 07/07/2021 à 18:28, mis à jour le 07/07/2021 à 18:28
Illustration. Photo doc V.M.

Les lignes ont peu bougé en six mois: interrompues pour cause d'élections professionnelles, les tractations sur un nouvel avenant à la convention médicale achoppent toujours sur son budget.

L'Assurance maladie a pourtant revu en hausse le montant des revalorisations pour les généralistes, de 100 à 140 millions d'euros, essentiellement destinés aux visites à domicile chez les malades chroniques de plus de 80 ans, selon un document consulté par l'AFP.

Idem pour les spécialistes, dont l'enveloppe passe de 80 à 140 millions aussi, principalement au profit des pédiatres, psychiatres et chirurgiens.

S'y ajoutent 400 millions d'euros pour le numérique, en particulier pour pousser à l'usage du dossier médical partagé (DMP), étalés sur 2022 et 2023 dans le cadre du "Ségur de la santé".

 

"L'investissement que nous mettons sur la table est très significatif", a affirmé le directeur de l'Assurance maladie, Thomas Fatôme, dans un entretien aux Echos mardi.

"C'est un petit peu plus qu'initialement prévu", reconnaît Jacques Battistoni (MG France, 1er syndicat de généralistes), mais "comparé aux revalorisations du Ségur à l'hôpital, la différence est énorme".

"Aujourd'hui on ne signe pas" cet avenant car "ce n'est pas assez", tranche Patrick Gasser (Avenir Spé-Le Bloc, premier chez les spécialistes).

"Le compte n'y est pas", mais "on peut arriver à un accord", estime Jean-Paul Ortiz (CSMF), réclamant "un geste complémentaire" du gouvernement.

"Il faut se donner les moyens de ce qu'on veut", insiste Corinne le Sauder (FMF), dénonçant un "saupoudrage" qui "ne correspond pas aux attentes".

 

Les syndicats attendent désormais un texte définitif, que la Sécu leur enverra la semaine prochaine, et sur lequel ils devront prendre position avant fin juillet, afin qu'un éventuel accord puisse entrer en vigueur début 2022.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.