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La princesse Stéphanie et les autorités monégasques accentuent l'information autour du Sida

Mis à jour le 05/12/2018 à 08:45 Publié le 05/12/2018 à 08:45
La princesse Stéphanie, avec Didier Gamerdinger et Georges Marsan ont signé le lancement d’une nouvelle campagne de communication.

La princesse Stéphanie, avec Didier Gamerdinger et Georges Marsan ont signé le lancement d’une nouvelle campagne de communication. Photo Frédéric Nebinger - Palais Princier

La princesse Stéphanie et les autorités monégasques accentuent l'information autour du Sida

Après le déploiement, samedi, de courtepointes en souvenir des malades disparus, Fight Aids Monaco, le gouvernement et le maire ont signé le lancement d’une campagne de communication

"Il faut savoir que deux tiers des nouvelles contaminations sont faites par des gens qui ne se savent pas porteurs. Le dépistage est indispensable."

Samedi après-midi, le professeur Bruno Taillan, chef de département en médecine interne, hématologie et oncologie au Centre Hospitalier Princesse-Grace, également vice-président de Fight Aids Monaco (FAM), soulignait les formidables progrès thérapeutiques réalisés mais aussi l'importance de la communication.


Aux côtés des membres de l’association que préside la princesse Stéphanie, il a participé au déploiement de neuf courtepointes au Musée océanographique. Un moment qui rappelle que "le sida fait encore un million de morts par an. On dénombre 1,6 million de nouvelles contaminations chaque année, dont 6.000 en France en 2018. Ce qui est dangereux, c’est de ne pas se faire dépister."

"La prévention
est essentielle"


Mais les thérapies existent. Raison pour laquelle la princesse Stéphanie, le maire Georges Marsan et le conseiller de gouvernement-ministre pour les Affaires sociales et la Santé Didier Gamerdinger ont signé un protocole pour le lancement d’une campagne d’information, en partenariat avec la Croix-rouge monégasque et l’AMADE.

Son slogan : #I=I, comprendre "Indétectable = intransmissible".

Car FAM explique: "Les personnes séropositives qui suivent un traitement antirétroviral quotidiennement, conformément à une prescription médicale, et qui atteignent et maintiennent une charge virale indétectable, n’ont aucun risque de transmettre sexuellement le virus à un partenaire séronégatif."

Une campagne d'affichage public


Pour la mairie, c’est une "première campagne et la concrétisation d’un des engagements, souligne Georges Marsan. L’essentiel dans la prévention, c’est la communication."


Des affichages publics ont été lancés hier et des flyers vont être distribués, notamment à la médecine du travail.
L’objectif: qu’à l’horizon 2030, l’épidémie soit éradiquée.

Déploiement de neuf courtepointes samedi après-midi, au Musée océanographique, en souvenir aux malades disparus.
Déploiement de neuf courtepointes samedi après-midi, au Musée océanographique, en souvenir aux malades disparus. Photo J.D.
Gervais Dionne, chercheur.
Gervais Dionne, chercheur. Photo J.D.

Questions à Gervais Dionne, chercheur : 
« La tri-thérapie, c’est neuf millions de vies sauvées »

Avec une équipe d’une cinquantaine de chercheurs au Canada, Gervais Dionne est un des pères de la tri-thérapie. Aujourd’hui retraité et résident monégasque depuis trois ans, il compte poursuivre sa mission en offrant notamment de son temps.


Quelle est exactement votre découverte?
J’ai trouvé une molécule qui porte les noms de 3TC, Épivir ou encore Lamivudine qui a permis la tri-thérapie en 1989, c’est-à-dire quatre ans seulement après que l’on identifie le VIH par le Pr Luc Montagnier à Paris au début des années quatre-vingt. Et ce fut neuf millions de vies sauvées.


Vous êtes allé très vite!
L’AZT seul ne marchait pas du tout. On l’a combiné avec une autre molécule. Ca fonctionnait bien dans le laboratoire mais pas chez les patients. L’idée a été d’associer une troisième molécule. Et ça a marché! Nous sommes parvenus ainsi à freiner la réplication du virus. Le virus est devenu indétectable et donc intransmissible.
Entre la découverte du virus et les armes pour le combattre, la recherche a été incroyable. Dans l’échelle du temps de la médecine, c’est extrêmement court. C’est dû, entre autres, à une mobilisation formidable des chercheurs. Les médias étaient très actifs. Maintenant on ne parle plus assez du VIH et du sida. Et pourtant le problème est loin d’être réglé.


Bientôt un vaccin?
Nous n’avons pas réussi sur les vaccins à cause de la nature du virus qui est de muter. C’est très frustrant. Mais un laboratoire travaille sur deux molécules très puissantes et mieux tolérées. L’annonce a été faite fin juillet à Amsterdam. Cette bi-therapie va donner un nouveau souffle. La rechercher continue.


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