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L’olivier, l’arbre aux mille vertus de Méditerranée La recette

Mis à jour le 06/04/2019 à 10:22 Publié le 06/04/2019 à 10:22
Timbres « L’olivier et les quatre saisons ».	(DR)
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L’olivier, l’arbre aux mille vertus de Méditerranée La recette

Retrouvez chaque mois la chronique du Comité des traditions monégasques

Les peuples ont de tout temps considéré l’olivier comme l’arbre sacré par excellence. Il possède de multiples vertus : l’olivier est le symbole de paix, de réconciliation, d’espérance, de santé, de victoire, de force et de fidélité.

Dans le livre de la Genèse on apprend que la colombe avait apporté à Noé un brin d’olivier comme symbole de la paix qui devait succéder au déluge universel. On se rappelle aussi que c’est avec un rameau d’olivier plongé dans un verre de vin que le plus ancien de la famille bénissait le pain de Noël, en disant : « Qu’avec ce rameau d’olivier et l’aide de Dieu le mal s’en aille et le bien arrive. » Louis Notari a souvent entendu ce vieux dicton devant l’âtre de la cheminée qui flambait gaiement pour Noël dans la salle à manger, ou au coin du feu de la cuisine : « L’olivier sacré, béni et ancien, brûle aussi bien sec que fraîchement coupé. » La pastorale « La Légende de l’Olivier » de Me Robert Boisson et Marc-César Scotto dont la première représentation a été donnée en janvier 1941 est la première œuvre poétique et lyrique entièrement nationale.

Importé par les Phocéens

L’olivier aurait été importé à Marseille par les Phocéens et par conséquent à Antibes et à Nice, leurs colonies, environ cinq siècles avant la conquête romaine. Peu à peu, au gré des mouvements et des conquêtes, l’olivier se répandit sur tout le pourtour méditerranéen. Il s’agit bien entendu de l’olivier domestique et cultivé, car l’olivier sauvage devait sans doute se trouver déjà dans nos régions où il était né des noyaux apportés par les oiseaux migrateurs.

Le poète Théodore de Banville, dans son livre « la mer de Nice », écrivait en 1860 : « On dirait que les oliviers de Monaco sont là depuis la création du monde, et qu’ils ont vu passer à leurs pieds toutes les générations d’hommes, et par une grâce ineffable, les citronniers mûrissent à leur ombre et cachés entre leurs branches ; mais le soleil de Monaco est si brûlant qu’il perce sans peine le sombre voile de feuillage. »

À Monaco où l’oléiculture constitua, en particulier au cours du XVIIIe siècle, l’un des piliers de l’économie monégasque on est certain que la plus grande partie du territoire était plantée d’oliviers et de citronniers. Un extrait du Journal de Monaco du 14 avril 1874 sur la première poterie artistique nous apprend que « le local situé dans l’ancienne propriété de Sigaldy, au milieu d’une véritable forêt d’oliviers et de citronniers, offre un aspect des plus pittoresques ». Mais les plus gros arbres de nos belles oliveraies étaient situés surtout aux Révoires et c’est pour sauver quelques-uns de ces vestiges encore vivants de l’époque gallo-romaine, que le prince Albert 1er a créé le parc des Révoires.

(À suivre)

I pòpuli d’u Mediterràneu àn sempre cunsiderau l’aurivè cuma l’àrburu sacru. Gh’à tantu e prun de virtüe : l’aurivè è sìmbulu de pàije, de recunsiyaçiùn, de sperança, de salüte, de vitòria, de força e de fidelità.

Ünt’u libru d’a Gènesi se pò lese che a curumba avëva purtau a Nuè ün fì d’aurivè cuma sìmbulu d’a pàije dopu u delüviu üniversale. E se tegnëmu tambèn ün mente che, è cun ün ramu d’aurivè funzüu ünt’ün gotu de bon vin che u ciü ançiàn d’a famiya benijëva u pan de Natale, ün dijendu : « che, cun chëla ram’auriva e l’agiütu de Diu, u mà se ne vaghe e u ben arrive ». Luì Notari, davanti ün gran fœgu che sciamegiava per Natale ünt’a ciaminèia d’a sala da mangià o a u cantu d’u fügairùn d’a cüjina, à suvèn sentüu stu veyu pruverbu : « l’aurivè sacru, benedëtu e anticu, brüja che sice verdu o sice sëcu. » A pasturala « A Legenda de l’Aurivè » scrita da Robert Boisson cun a müsica de Marc-César Scotto, interpretà per a prima vota ün zenà d’u 1941, è a prima obra puètica e lìrica propi naçiunala.

L’aurivè serëssa stau purtau da i Phocéens a Marsiya e dunca a ë soe culunie, a Antibu e a Niça, circa çinqe sèculi prima d’a cunchista rumana. Ciancianìn, segundu i muvimenti e ë cunchiste, l’aurivè s’è spantegau sciü tüt’ë rive d’u Mediterràneu. Da sügüru, se trata de l’aurivè cürtivau, perchè l’aurivastru devëva forsci già se truvà ünt’u paise unde era nasciüu da carche muyùn purtau da i aujeli d’a repassa.

U pueta Tiàdoru de Banville, ünt’u so libru « A marina de Niça », scrivëva ün 1860 : « Se dijerëssa che i aurivei de Mùnegu sun ailì despœi a creaçiùn d’u mundu e che gh’àn vistu passà a i soi pei tüt’ë generaçiue d’omi, e cun gàribu, sut’a so’ umbra e scusi tra i soi rami, maürun i limunei ; ma u suriyu de Mùnegu è tantu brüjente che se fica tra u scüru velu de füyame ».

A Mùnegu unde a cürtüra de l’aurivè representava, suvra tütu dürante u XVIII séculu, l’essençiale de l’ecunumia munegasca, sëmu sügüri che a ciü gran parte d’u paise era ciantau d’aurivei e de limunei. Ünt’ün estratu d’u giurnale de Mùnegu d’u 14 d’avrì d’u 1874 tratànduse d’a prima putaria artìstica, se dije che « l’edifiçi sitüau ünt’u veyu predi de Sigaldy, a u mitàn d’ün veru boscu d’aurivei e de limunei, ofre üna vista propi pituresca ». Ma i ciü grossi àrburi d’i nostri beli auriveti erun suvra tütu sitüai a ë Revëre e, per sarvà sti vestigi ancura vivi de l’épuca galu-rumana, u Prìncipu Albertu primu à creau u parcu d’ë Revëre. (Da seghe)

La tapenade

A pasta d’auriva

	Robert Boisson ancien maire de Monaco et ancien président du Comité des traditions monégasques, plantant un olivier au parc Princesse-Antoinette.	(DR)

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