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Jacqueline Veyrac saine et sauve

Mis à jour le 27/10/2016 à 05:16 Publié le 27/10/2016 à 05:16
Les enquêteurs procèdent aux constatations autour du véhicule utilitaire, chemin de Saquier.
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Jacqueline Veyrac saine et sauve

Fin de 48 heures d'angoisse pour la septuagénaire kidnappée. Un passant l'a découverte hier, ligotée, à l'arrière du véhicule utilitaire qui l'avait emportée lundi à Nice. L'enquête se poursuit

Jacqueline Veyrac est libre. Vivante. Et - en apparence du moins - en bonne santé. Après un enlèvement digne d'un polar suivi de quarante-huit heures d'angoisse, cette seule nouvelle suffit au bonheur de ses proches. Au soulagement, aussi, de tous ces anonymes que le calvaire de la septuagénaire a ému, à Nice et bien au-delà. « On ne pouvait pas espérer mieux », résume le procureur de la République de Nice.

Pour autant, « c'est la fin d'un drame. Pas la fin de l'enquête... » Jean-Michel Prêtre a insisté sur cette nuance de taille, hier soir, lors d'un « point d'étape » très attendu par les nombreux médias présents. C'est que l'affaire est hors du commun. Tout comme sa protagoniste. A 76 ans, la veuve de Gérard Veyrac est à la tête d'un palace cinq-étoiles (le Grand Hôtel de Cannes), d'une institution niçoise (le restaurant La Réserve) et de biens immobiliers à Cannes et Nice. Dont plusieurs appartements dans ce somptueux immeuble de la rue Kosma, au bas duquel elle a été kidnappée lundi midi.

Le dénouement

Après ce rapt rocambolesque commis en pleine rue et en plein jour, la libération de Jacqueline Veyrac n'en est pas moins surprenante. « Elle est le résultat de l'attention d'un citoyen niçois, dont l'œil a été attiré par le véhicule dans lequel elle se trouvait enfermée », observe le procureur de Nice.

Selon nos informations, dès mardi, cet habitant du quartier de Saquier aurait remarqué, devant le 348 du chemin du même nom, un utilitaire blanc stationné. Un parmi tant d'autres. Mais hier, de retour des courses, il est intrigué de le voir toujours là. « Il a remarqué qu'une plaque d'immatriculation s'était partiellement décrochée, laissant apparaître une seconde plaque en dessous. De quoi supposer que les plaques apparentes étaient fausses, explique Jean-Michel Prêtre. Il a cherché à regarder à l'intérieur et, à sa grande surprise, a constaté la présence d'une personne entravée à l'arrière du véhicule. Il l'a ouvert en fracassant une vitre. C'est lui qui a libéré Mme Veyrac. »

Le calvaire

Jacqueline Veyrac, 76 ans, aura séjourné tout au long de sa disparition à l'intérieur du véhicule. Soit plus de quarante-huit heures passées ligotée à même le plancher. « Une séquestration dans des conditions particulièrement difficiles, surtout pour une femme de cet âge-là », constate Jean-Michel Prêtre. Et de saluer la force de caractère de la septuagénaire, « apparemment consciente de ce qui s'était passé. Elle a même réussi à donner de précieuses informations sur ce qui lui était arrivé alors qu'elle sortait de quarante-huit heures très inconfortables.»

Les suspects

Alertés à 12 h 50 hier, les équipages de la sécurité publique accourent. Sécurisent les lieux. Figent la scène, de manière à préserver traces et indices. Et prennent en charge la victime. Une demi-heure plus tard, les policiers interpellent deux individus à bord d'un véhicule crossover. Ceux-ci ont tenté d'accélérer à la vue des policiers. Comportement pour le moins intrigant. De là à signifier leur implication dans le rapt ? Hier, au moins l'un d'eux a fait valoir son droit au silence. Selon Le Parisien, trois autres personnes auraient été interpellées dans l'après-midi.

Le procureur de Nice confirme ces gardes à vue. Mais il se refuse à préciser leur nombre, a fortiori les rôles prêtés à chacun. « C'est une affaire complexe, dans laquelle il y a beaucoup d'interférences et de relations plus ou moins faciles à établir ». Selon le magistrat, « l'enquête emprunte deux directions. D'un côté, savoir comment s'est passé cet enlèvement et qui l'a exécuté ; de l'autre, pourquoi tout cela, qui est le commanditaire. Il n'est pas évident du tout qu'exécutants et commanditaires soient les mêmes. »

Les hypothèses

Le scénario était manifestement bien rôdé. Dans quel but ? « Réclamer une rançon ? Impressionner ? A ce stade, aucune de ces hypothèses n'est exclue », insiste Jean-Michel Prêtre. Le précédent du rapt avorté de 2013 interpelle forcément. « On peut supposer qu'il y a une relation entre les deux, sans qu'on en soit certains ». Le patrimoine et l'héritage de Jacqueline Veyrac, dont le mari est décédé en 2002, sont au cœur de toutes les attentions. D'autant que la sucession a fait l'objet de désaccords internes à la famille. « Un désaccord persiste sur une convention de succession partielle établie il y a quelques années », relève Jean-Michel Prêtre. Un point parmi tant d'autres à creuser. Hier, le procureur a surtout appeler à la prudence « pour ne pas interférer avec l'enquête ».


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