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Invité du 20H de TF1 ce jeudi, Olivier Véran fera le point sur la Covid-19 en France

Mis à jour le 21/01/2021 à 12:59 Publié le 21/01/2021 à 12:45
Olivier Véran dans un centre de vaccination à Nancy le 19 janvier 2021

Olivier Véran dans un centre de vaccination à Nancy le 19 janvier 2021 AFP/Archives / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

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Invité du 20H de TF1 ce jeudi, Olivier Véran fera le point sur la Covid-19 en France

L'hiver le plus long ? Le ministre de la Santé, Olivier Véran, doit faire le point jeudi soir sur l'évolution de l'épidémie de Covid-19, sur fond de légère hausse des contaminations et des hospitalisations et sans perspective d'allègement des restrictions.

Une semaine après l'annonce du couvre-feu avancé à 18H00 sur le tout le territoire, Olivier Véran sera sur le plateau de TF1 à 20H00, mais il ne faut pas attendre de "grande annonce", indique une source proche du gouvernement.

Il n'y aura "pas d'évolution des restrictions nationales cette semaine", a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. "Nous donnons sa chance à ce (dispositif), il est possible que cette mesure permette de freiner la circulation du virus encore davantage dans notre pays", a-t-il ajouté, alors que certains médecins plaident déjà pour un reconfinement.

Mais "on peut se poser la question de savoir si ce confinement, dans la mesure où les vaccins arrivent (...), ne pourrait pas être proposé -- et d'ailleurs le conseil scientifique l'a proposé -- aux gens les plus à risque?", a suggéré sur RMC/BFM-TV l'infectiologue de l'hôpital Cochin, Odile Launay.

Emmanuel Macron à la rencontre de chercheurs le 21 janvier 2021 à l'université de Paris Saclay à Orsay
Emmanuel Macron à la rencontre de chercheurs le 21 janvier 2021 à l'université de Paris Saclay à Orsay POOL/AFP / Yoan VALAT

"Ce sont eux qui vont être très vite vaccinés, qui sont le plus à risque d'être hospitalisés, de faire des formes graves", a-t-elle poursuivi, et "ça permettrait de maintenir une certaine vie économique et en particulier pour nos plus jeunes d'envisager de reprendre une vie, de reprendre la fac".

Emmanuel Macron est attendu jeudi à l'université de Paris Saclay, où il devrait évoquer la situation des étudiants, privés de cours en amphi depuis plus de deux mois et de plus en plus soumis à la précarité et à l'isolement.

25.000 hospitalisés

Dans l'immédiat, le statu quo annonce une "saison blanche" pour les stations de ski, qui ne pourront pas rouvrir les remontées mécaniques le 1er février, et probablement pas durant les vacances d'hiver (étalées du 6 février au 1e mars), a d'ores et déjà annoncé le secrétaire d'Etat au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne.

Des étudiants manifestent le 20 janvier 2021 à Paris pour dénoncer leur situation du fait de la crise sanitaire
Des étudiants manifestent le 20 janvier 2021 à Paris pour dénoncer leur situation du fait de la crise sanitaire AFP / Alain JOCARD

Si les soldes ont bien démarré mercredi, avec des magasins moins bondés que d'habitude, les perspectives restent sombres en revanche pour les bars, restaurants et les lieux culturels (théâtres, musées, cinémas), fermés depuis la fin octobre.

Mercredi, la barre des 25.000 cas positifs enregistrés en une journée a été dépassée (26.784) pour la deuxième fois seulement en janvier. Selon des données plus consolidées, mais pas définitives, le nombre de personnes testées positives est resté stable la semaine dernière, à plus de 128.000.

Conséquence de l'augmentation des contaminations, les entrées à l'hôpital sont reparties à la hausse, repassant au-dessus de 10.000 sur sept jours depuis cette semaine. Avec plus de 25.000 patients Covid-19 hospitalisés sur tout le territoire, dont 2.842 en réanimation, la charge sur le système de santé reste élevée, au même niveau qu'à la sortie de la 2e vague cette automne.

La France a enregistré 316 décès supplémentaires à l'hôpital mercredi, un niveau stable depuis des semaines, portant le total à 71.652 morts depuis le début de l'épidémie (hôpital et Ehpad confondus).

Près de 700.000 vaccinés

Seule bonne nouvelle, le taux d'incidence --les nouveaux cas pour 100.000 habitants sur une semaine-- s'est stabilisé au niveau national depuis plusieurs jours, autour de 190. S'il est encore trop tôt pour y voir un effet des couvre-feux à 18H, le ministère de la Santé estime que cette solution est "efficace" dans les quinze départements où il est entré en vigueur depuis le 2 janvier. Deux semaines plus tard, le taux d'incidence y est en baisse dans dix départements.

Etude et analyse d'échantillons positifs au Covid-19 pour le variant britannique, le 15 janvier 2021 à Aalborg, au Danemark
Etude et analyse d'échantillons positifs au Covid-19 pour le variant britannique, le 15 janvier 2021 à Aalborg, au Danemark Ritzau Scanpix/AFP/Archives / Henning Bagger

Mais aux yeux des autorités sanitaires et de nombreux médecins, le contexte est rendu toujours très fragile par la menace des variants du Covid-19, dont le "VOC 202012/01" plus contagieux, qui a submergé le système hospitalier au Royaume-Uni, où 1.820 décès supplémentaires ont été enregistrés mercredi (93.290 morts au total), un nouveau record quotidien.

Un nouveau point est attendu jeudi ou vendredi sur la propagation en France de ce variant, présent dans 1 à 2% des cas la semaine dernière, et sur le variant 501Y.V2 détecté en Afrique du Sud, dont les scientifiques craignent qu'il ne soit plus résistant au vaccin.

Mercredi soir, la direction générale de la Santé a fait état d'un bilan de près de 693.000 doses de vaccin déjà injectées sur près de 2 millions disponibles, soit une hausse de 200.000 en deux jours.

Mais pour le conseil scientifique, si les vaccins constituent "un espoir majeur pour limiter l?impact voire résoudre en grande partie la pandémie COVID-19", ce n'est "pas avant l'été ? automne 2021".


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