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Intoxiquée au champignon, une victime raconte

Mis à jour le 02/10/2018 à 05:28 Publié le 02/10/2018 à 05:28
Le restaurant «Chez Toine» a servi de centre de secours pour les randonneurs qui s'étaient intoxiqués, à quelques centaines de mètres de là, avec un champignon cru. Les nouvelles quant à l'état de santé de ces malheureux sont aujourd'hui rassurantes.

Le restaurant «Chez Toine» a servi de centre de secours pour les randonneurs qui s'étaient intoxiqués, à quelques centaines de mètres de là, avec un champignon cru. Les nouvelles quant à l'état de santé de ces malheureux sont aujourd'hui rassurantes. J.A

Intoxiquée au champignon, une victime raconte

col de braus

De bonnes nouvelles nous ont été communiquées au sujet des quinze randonneurs intoxiqués, dimanche, par un champignon lors d'un pique-nique à la Tête de la Lavina, près du Col de Braus dans les hauteurs des Pays niçois et mentonnais (lire notre édition d'hier).

Quatre d'entre eux étaient déjà sortis de l'hôpital Pasteur à Nice dans la nuit de dimanche à lundi, tandis que les trois enfants concernés ont quitté Lanval en bonne santé dans la matinée. D'autres étaient encore en observation hier soir à Menton mais sans inquiétude majeure. Antony est l'un des malheureux touchés par l'intoxication.

« Même les meilleurs peuvent faire une erreur »

Avec à la fois de l'humilité et de la gêne dans la voix, il témoigne: «Nous sommes un groupe d'amis (notaires, psychiatres, professeurs..., NDLR) du Pays mentonnais, unis et habitués à nos sorties très régulières dans la montagne. Dimanche, nous avons pique-niqué à environ 2 kilomètres du Col de Braus. Là, l'un du groupe nous a fait goûter un champignon cru. Cet ami est pourtant un botaniste depuis 40 ans, un très fin connaisseur de la montagne et ce qui la compose. Dont les champignons. Il avait notre totale confiance et la conservera intacte, malgré cette mésaventure, pour continuer à nous faire découvrir des merveilles. Même les meilleurs peuvent faire une erreur, nous ne lui en tenons vraiment pas rigueur. Ce qui nous a trompés, c'est le manque de coloration rouge du pied qui est typique du Bolet Satan et le champignon - que l'on croyait être un cèpe avec un petit goût noisette - ne présentait pas non plus la colorisation bleue (par oxydation, NDLR) qui apparaît quand on le découpe. Et il n'est même pas encore certain qu'il s'agissait bien d'un Bolet Satan.»

Et de poursuivre : «Dans l'heure qui a suivi et en 10 minutes, quinze d'entre nous (ils étaient 20 en tout, NDLR) étions violemment malades, ma compagne en premier suivi par moi-même. Au début, nous avons cherché un point commun en pensant d'abord aux saucisses et même à la bière. Puis, à force de tomber malades les uns après les autres, nous avons compris : c'était le champignon que nous nous étions partagé. L'une d'entre nous a eu le réflexe de contacter immédiatement les secours - que nous avons rejoints au restaurant du col - avec la présence d'esprit de leur présenter un bout restant du champignon. Une autre amie s'est occupée des plus petits parmi les enfants qui, ceux-là, n'avaient pas consommé du champignon.»

Et Antony conclut : «Merci infiniment à toutes ces forces d'ordre, de secours et de soins. Et il y avait aussi beaucoup de geste humain et de cœur dans l'accueil et le soutien de Philippe et son fils qui gèrent le restaurant «Chez Toine». Nous irons les remercier en allant, tous ensemble, manger chez eux dès que possible.»

Pour une bonne tablée qui sera, cette fois, sans risque.


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