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"Il faut rester mobilisés": l’épidémie de coronavirus fléchit en Principauté

Mis à jour le 08/10/2020 à 10:38 Publié le 08/10/2020 à 10:38
Ce mercredi après-midi, le conseiller de gouvernement-ministre pour les Affaires sociales et la Santé Didier Gamerdinger a animé une conférence de presse sur l’évolution de la Covid à Monaco, le déploiement des tests et les mesures gouvernementales envisagés.

Ce mercredi après-midi, le conseiller de gouvernement-ministre pour les Affaires sociales et la Santé Didier Gamerdinger a animé une conférence de presse sur l’évolution de la Covid à Monaco, le déploiement des tests et les mesures gouvernementales envisagés. Photo J.D.

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"Il faut rester mobilisés": l’épidémie de coronavirus fléchit en Principauté

Le gouvernement a présenté les chiffres clés de l’évolution de la Covid qui sont encourageants. Le conseiller pour la Santé demande de maintenir l’effort quant aux gestes barrières

La bonne nouvelle est dans ce chiffre qui détermine ce que les médecins nomment "le taux d’incidence": 31,58. Cet indicateur qui sert de référence pour étudier le niveau de l’épidémie au coronavirus. Plus il est bas, moins le nombre de personnes est infecté.

Et hier, en conférence de presse au ministère d’État, Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement-ministre pour les Affaires sociales et la Santé, laissait espérer une lueur d’espoir. "Globalement, c’est encourageant."

Le taux à Monaco est plus de deux fois inférieur aux Alpes-Maritimes (74,9) et plus de trois fois inférieur à la France (104,9). Mieux encore: alors que le taux français est quasi stable depuis deux semaines, la Principauté voit sa courbe décroître significativement. Ainsi, le taux était de 57,89 mi-septembre.

"Il faut rester humble car les chiffres peuvent aller à la hausse ou à la baisse. À Paris, cela se passe très mal en ce moment. Mais le constat est que le Sud a été touché en premier et que l’épidémie se déplace vers le nord de la France. De même, la circulation du virus est peu active en Italie. Il y a donc une embellie."

Et le conseiller pour la Santé poursuit aussitôt: "L’ensemble des mesures prises et respectées ainsi que les gestes barrières ont permis d’inverser la situation. Il faut rester mobilisés pour casser la chaîne épidémique."

Mais pour casser cette chaîne, il est indispensable de tester avec rapidité et efficacité, et ainsi déterminer les clusters éventuels.

"Monaco rattrape son retard"

Là, aux côtés du directeur de l’Action sanitaire Alexandre Bordero, Didier Gamerdinger est catégorique: "1.020 prélèvements ont été pratiqués la semaine dernière. Toute personne symptomatique qui dispose d’une ordonnance est testée dans les 24 heures et le résultat est donné également dans les 24 heures. Pour les cas contacts, il faut attendre entre 3 et 7 jours pour effectuer un prélèvement. Monaco n’est pas à la traîne."

Il apparaît effectivement que la tendance a été inversée ces dernières semaines.

Avant-hier soir, Stéphane Valeri rappelait la situation: "Le gouvernement nous a annoncé l’augmentation de la capacité en tests PCR, grâce aux moyens supplémentaires au Centre scientifique et au CHPG."

Et, s’adressant au ministre d’État Pierre Dartout: "Monaco rattrape actuellement son retard par rapport aux pays les plus performants en matière de testing. Sous votre autorité, depuis votre arrivée, le gouvernement a effectivement su faire preuve d’adaptation. (...) Trop souvent, on a eu le sentiment, sur le plan sanitaire, que le gouvernement se positionnait en réaction."

Cela semble dorénavant du passé.

Novembre à la vitesse supérieure

Christophe Robino, élu de la majorité, également chef de service au CHPG, a constaté, sur le terrain, les progrès réalisés. "La situation s’est nettement améliorée depuis une quinzaine de jours. Le dispositif actuel couvre à peu près les besoins. Et aujourd’hui, nous sommes à l’équilibre entre les demandes et les capacités de testing. Le Centre scientifique de Monaco a acquis un deuxième automate. Et mi-novembre, il disposera du système Cobas® 6 800 du laboratoire Roche, qui pourra faire jusqu’à 1.000 PCR (prélèvements nasaux) par jour. Aujourd’hui, c’est le réactif, délivré en fonction du nombre de résidents, qui limite les analyses. Or, le laboratoire Roche s’engage à nous fournir des réactifs."

D’ici là, la palette de tests sera encore plus grande. Et entre les prélèvements sérologiques, nasaux et salivaires, selon différentes méthodes d’analyse, la Principauté devrait avoir tous les moyens pour détecter, dans les meilleurs délais, les cas de Covid.

Pour combien de temps des masques sur les bancs de l’école ?

Dans l’hémicycle, lors de la première séance publique du projet de loi du deuxième Budget rectificatif de l’État, l’élu de la majorité Primo! Marc Mourou s’est inquiété de la situation des jeunes dans les écoles.

"De nombreux témoignages de parents et de jeunes eux-mêmes nous ont alertés sur la difficulté pour ces derniers de porter le masque toute la journée assis dans leur salle de classe. Le respect de cette mesure barrière peut effectivement se révéler très inconfortable, voire déclencher des effets indésirables pour les plus jeunes.

Après un mois de pratique, il apparaît qu’une grande partie des écoliers a une difficulté à garder le masque durant 7 ou 8 heures de cours d’affilée, ce que tout le monde pourra comprendre aisément. (...) Il est à mon avis temps de prendre en compte le retour des jeunes et de trouver un équilibre en proposant le port du masque, assis dans la salle de classe et sans bouger de sa chaise, sur la base du volontariat.

Il doit cependant bien évidemment rester obligatoire dès que l’élève quitte son bureau et dans tous les lieux de l’établissement où les autres gestes barrières ne peuvent être respectés, tels que les couloirs ou encore la cour de récréation."

Pas de réponse précise de l’exécutif mardi soir.

Déjà une perte de 332 emplois

La Covid a généré la perte de 332 emplois, licenciements et départs volontaires confondus. Pour limiter la casse sociale, le gouvernement prolonge le CTTR jusqu’au 31 mars car la situation économique ne s’améliorera pas cet hiver en raison des très nombreuses annulations de manifestations. Le CTTR ne sera pas applicable à tous dans les mêmes conditions.

"Globalement, les secteurs de l’événementiel, de l’art et du spectacle, des loisirs et du sport continueront à bénéficier du dispositif, explique Pascale Pallanca, directrice du Travail. Ceux qui sont indirectement impactés devront apporter des justificatifs. Enfin, les activités n’ayant pas de tension particulière ne vont plus avoir droit au CTTR."

Par ailleurs, en cas de plan social, et pour préserver l’emploi, l’employeur subira un malus de 10% sur son reste à charge.

Dernière mesure destinée à sauver des emplois selon le gouvernement : l’annualisation du temps de travail.

"Ce sera un projet de loi pour un an seulement, insiste Didier Gamerdinger. Rien ne se fera sans l’accord des salariés dans les entreprises et dans les branches. L’employeur propose les salariés décident. Cette piste intéresse énormément certains secteurs d’activité.

L’Union des Syndicats de Monaco (USM) nous dit qu’en France, cette mesure n’a pas permis de sauver de l’emploi. Je comprends la position de L’USM mais je ne la partage pas. La F2SM (Fédération des Syndicats de Salariés de Monaco) est d’accord avec nous mais veut des garanties."

Aujourd’hui, à 14 heures, l’USM compte rassembler plusieurs dizaines de représentants syndicaux, devant le ministère d’État, pour dénoncer ce projet de loi.

Ce mercredi, une grève de deux heures était votée au Méridien pour permettre aux salariés d’être présents.


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