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Faut-il avancer ou non les vacances scolaires à Monaco ? On vous dit pourquoi c'est un casse-tête

Mis à jour le 03/04/2021 à 16:16 Publié le 03/04/2021 à 08:00
Impossible aujourd’hui de dire aux petits Monégasques quand sonnera l’heure des vacances de printemps.

Impossible aujourd’hui de dire aux petits Monégasques quand sonnera l’heure des vacances de printemps. Photo Jean-François Ottonello

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Faut-il avancer ou non les vacances scolaires à Monaco ? On vous dit pourquoi c'est un casse-tête

Des négociations sont ouvertes entre le gouvernement, le corps enseignant et les parents d’élèves pour juger de la nécessité ou non de calquer les vacances de printemps sur celles de la France. Aucune raison sanitaire ne l’impose, mais côté logistique la majorité des professeurs en poste en Principauté sont Français. Et s’ils étaient nombreux à s’absenter ?

Ce jeudi soir, à l’annonce de la prolongation du dispositif de lutte contre la Covid-19 jusqu’au 18 avril inclus, le gouvernement princier a laissé une question essentielle en suspens. Quand les élèves de la Principauté seront-ils en vacances?

Du 22 avril au 10 mai, comme prévu, ou du 12 au 26 avril, comme en France? "Le conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur ouvre, dès ce samedi, une concertation avec les responsables d’établissements, les enseignants et les associations de parents pour déterminer la meilleure option possible", précisait le gouvernement.

"Quand on connaît l’importance de l’enseignement en présentiel pour les élèves, rien selon moi ne justifie à Monaco de s’aligner sur la fermeture des écoles", annonçait d’emblée le président du Conseil national, Stéphane Valeri.

Mais est-ce possible pour la Principauté de Monaco, rattachée à l’Académie de Nice? Et surtout, est-ce que les professeurs de Monaco, essentiellement Français, pourront assurer les cours? C’est tout l’objet des discussions entamées vendredi matin par la Direction de l’Éducation nationale.

Laisser le temps
de se retourner

Dès jeudi, l’exécutif pointait la condition sine qua non au maintien des vacances de printemps à la même date.

"L’objectif du gouvernement princier est de tout mettre en œuvre pour garantir le maintien de la qualité de l’enseignement dispensé les prochaines semaines à Monaco."

Or, dans un scénario de statu quo, les professeurs français n’auraient par exemple plus leurs vacances alignées sur celles de leurs enfants scolarisés en France. Un casse-tête.

"C’est effectivement l’une des questions concrètes qui sont étudiées, nous confirmait-on ce vendredi au Ministère d’État. L’objectif du gouvernement est de maintenir la qualité de l’enseignement. Cela se traduit forcément par la présence du corps enseignant en classe."

Sauf que sur un effectif de 514 enseignants "344 (67 %) sont des détachés". "Par ailleurs, une majorité des 347 autres personnels non-enseignants de l’Éducation Nationale demeurent en France", nous précise-t-on.

Un problème de pure logistique alors qu’aucune raison sanitaire n’impose à l’État monégasque d’infléchir sa stratégie de lutte contre la Covid-19. Y compris en milieu scolaire, où le taux d’incidence(*) est "maîtrisé" et où le gouvernement a annoncé son intention de maintenir un protocole strict d’alerte et de testing en cas de suspicions de cas positifs.

Le week-end pascal s’annonce donc studieux place de la Visitation car il convient de trancher au plus vite pour laisser le temps aux Monégasques et enseignants de se retourner.

(*)Le taux d’incidence correspond au nombre de personnes infectées sur une semaine, dans une population de 100 000 habitants.

Qui pour remplacer les profs absents ?
Qui pour remplacer les profs absents ? Photo Jean-François Ottonello
Assez de professeurs pour maintenir les cours en classe ?

Bien qu’alignée sur le calendrier scolaire et les examens français, l’Éducation nationale monégasque se démarque chaque année par des dates de rentrée et des jours fériés différents, mais cette fois la perspective d’un décalage au cœur d’une année scolaire qui plus est extraordinaire, de par le contexte sanitaire, nourrit des réticences parmi les professeurs français.

A contrario, la "très grande majorité" des parents d’élèves refusent de bouleverser leurs obligations personnelles et professionnelles pour se synchroniser avec la France.

"Une réunion très constructive"

"Tout le monde a été entendu. C’était une réunion très constructive", nous confiait ce vendredi l’un des représentants du monde enseignant convié au tour de table du gouvernement. Des discussions où des professeurs ont évoqué leurs craintes de ne pouvoir assurer l’intégralité des cours en présentiel.

À cela deux raisons invoquées: l’absence de professeurs français en mal de solutions pour leurs propres enfants, et l’impossibilité de trouver le nombre de remplaçants nécessaires dans une situation tendue et un laps de temps aussi court. Les cours en distanciel pourraient-ils finalement être un compromis?

D’autres problématiques émergent également, comme les possibilités d’accueil des Monégasques en centres de loisirs durant les vacances. En France, ces derniers seront en effet réservés aux enfants de personnels dit prioritaires (soignants, aides à domicile, forces de l’ordre et de secours…).

Qu’en sera-t-il par exemple du centre Prince Albert II, à La Turbie? "Cela fait partie des éléments étudiés", confirme le gouvernement princier.

Offre numérique MM+

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