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Face à la pandémie, Caroline Bergonzi a quitté New York pour rejoindre la Principauté

Mis à jour le 30/03/2020 à 16:29 Publié le 30/03/2020 à 16:28
Caroline Bergonzi.

Caroline Bergonzi. Photo DR

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Face à la pandémie, Caroline Bergonzi a quitté New York pour rejoindre la Principauté

Monégasque et artiste internationale, Caroline Bergonzi est active entre Monaco et New York, l’un des plus bouillonnantes mégalopoles culturelles au monde, depuis deux décennies.

C’est à Greenwich Village, son fief à Manhattan, qu’elle a appris et assisté à la propagation générale de la pandémie de coronavirus, et vu New York tristement devenir l’épicentre américain où se concentrent le plus de contaminations.

"J’avais déjà prévu de rentrer à Monaco pour les fêtes familiales des Rameaux et de Pâques, mais tout a été annulé, tout s’est verrouillé et immobilisé", témoigne-t-elle.

"Le contexte américain est très inquiétant"

Face à la montée de la pandémie, elle a quand même choisi le retour au pays, in extremis, malgré les risques de contamination, d’annulations des vols, des clôtures de frontières et des fermetures d’aéroports.

Sa principale motivation? "Le contexte américain est très inquiétant, confie-t-elle. Retard des réactions, priorité boursière plus qu’humaine, négligence logistique, absence de tests, licenciements massifs et colère montante. J’ai observé aussi une vague de racisme injuste exacerbée par l’expression “Chinese virus.” Dans le contexte politique actuel, la fermeture des frontières apparaît comme une victoire du protectionnisme. Aussi, je sors du pays sans savoir quand je pourrai y retourner."

Caroline redoutait surtout de dépendre du système de santé américain. "Fière d’être Monégasque, je n’ai jamais opté pour la green card. J’ai réalisé de grands projets mais avec un simple visa d’artiste et des revenus d’artistes, c’est-à-dire très limités. Tomber malade aux États-Unis ne garantit en rien d’y être soigné. Et si vous êtes soigné, les coûts y sont démesurés. D’ailleurs la banqueroute y est facile, vu la brutalité des systèmes de crédit et de santé."

Soutien diplomatique

C’est pourquoi Caroline a organisé son rapatriement en Principauté. Vendredi, elle a pu embarquer non sans appréhension dans un vol transatlantique, bondé, entre New York et Paris. Samedi, elle a atterri à Paris, transité entre les aéroports Charles-de-Gaulle et Orly avec un formulaire pour circuler en France, et a pu attraper son vol pour Nice.

"Je suis très reconnaissante pour le soutien des diplomates de Monaco aux États-Unis et des services monégasques pour mon voyage", souligne-t-elle.

Arrivée samedi soir à Monaco, Caroline a trouvé refuge dans un endroit mis à disposition par ses proches, seule pour sa quarantaine, entourée à distance. "Aujourd’hui, je compte profiter de cet isolement nécessaire pour retrouver ma sérénité. Le silence est d’or."


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