En partenariat avec la Fondation Lenval de Nice, un centre de pédopsychiatrie va bientôt ouvrir à Beausoleil

Cette structure sera franco-monégasque en partenariat avec la Fondation Lenval. Elle sera basée à Beausoleil pour couvrir les besoins de la Principauté et de l’Est du département des Alpes-Maritimes.

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Julie Baudin Publié le 09/02/2022 à 10:30, mis à jour le 09/02/2022 à 10:29
Afin de répondre au programme défini, le projet a nécessité une rénovation complète des locaux existants, ainsi que le renforcement de la structure du bâtiment. Les façades ont également été modifiées, donnant une image à la fois contemporaine et intégrée dans le contexte urbain environnant. Photo Jean-François Ottonello

D’ici quelques mois, les enfants et adolescents de la Principauté qui souffrent de certains troubles du comportement auront à proximité, dans la commune de Beausoleil, un hôpital de jour pour s’épanouir et grandir en progressant dans une structure adaptée.

Elle sera franco-monégasque, en partenariat avec la Fondation Lenval, et elle comblera aussi les besoins de l’Est du département des Alpes-Maritimes.

Prise en charge des troubles du comportement, de la personnalité…

Ici, seront pris en charge l’anxiété, les troubles du comportement et de l’adaptation, les troubles du langage (dyslexie et dysorthographie), les troubles du spectre autistique, les troubles graves de la personnalité (schizophrénie), les retards de développement ou encore certains troubles de l’humeur comme la dépression…

"Les enfants qui présentent ce type de troubles du comportement et qui sont scolarisés dans les établissements de la Principauté sont pris en charge actuellement et en partie par le centre Plati. Ils y sont très bien pris en charge. Ceci étant, ce n’est pas l’idéal pour certains dont les troubles nécessiteraient qu’ils soient pris en charge dans des structures plus outillées comme un hôpital de jour où on retrouve tous les pôles de compétences", explique Ludmilla Raconnat-Le Goff, directeur général du département des Affaires sociales.

Un hôpital de jour avec la Fondation Lenval

La Principauté devait donc se doter d’une structure de jour hospitalière davantage adaptée pour une prise en charge plus globale et dans un cadre plus resserré où l’enfant pourra être scolarisé quelques jours.

 

Ce type d’établissement - qui existe à Nice et à l’Ouest des Alpes-Maritimes - faisait également défaut à l’Est du département des Alpes-Maritimes.

"Fort de ce constat, nous nous sommes rapprochés en 2019 de la Fondation Lenval pour monter un projet commun franco-monégasque, poursuit le directeur général du département des Affaires sociales. Il restait à trouver le lieu, ce n’était pas évident. Nous avons eu cette chance à Beausoleil."

Cet établissement, situé avenue du Professeur-Langevin, aura une capacité d’accueil de 65 personnes (30 personnels de prise en charge et 35 enfants et adolescents), sur une surface totale de 640 m2 sur trois niveaux.

Le bâtiment a été acheté par la Principauté, les travaux qui sont pilotés par Monaco sont aussi cofinancés par la Fondation Lenval. Le personnel médical sera français et monégasque.

 

Enfin, en termes de fonctionnement, c’est l’administration française qui gérera avec la Fondation Lenval; la Principauté sera représentée dans le comité de direction.

"Les travaux sont en cours d’achèvement. Notre objectif d’ouverture est fixé à la rentrée de septembre, avec peut-être une ouverture partielle au mois de juin, espère Ludmilla Raconnat-Le Goff. C’est un projet important pour la Principauté."

En effet, ce centre permettra à 17 élèves scolarisés à Monaco d’être suivis et encadrés par des équipes spécialisées dans un lieu proche de la Principauté.

De quoi répondre a une réelle attente: celle des familles qui sont contraintes de se déplacer à Nice pour trouver une telle structure.

Pour prendre en charge ces enfants et adolescents, une équipe multidisciplinaire composée de pédopsychiatres, orthophonistes, psychomotriciens, psychologues, psychothérapeutes, ergothérapeutes ou encore éducateurs.

"Avec le centre Plati et les classes spécifiques de l’Éducation nationale, cet hôpital de jour, c’est pour la Principauté un nouveau maillon dans la prise en charge de ces pathologies qui sont en général détectées dans le milieu scolaire. Au même titre que le maillon purement hospitalier avec le service de psychiatrie du CHPG ou le service de pédiatrie."

Au centre Plati, une centaine d’enfants et adolescents sont accueillis chaque année. Photo d’illustration Nice-Matin.

Le centre Plati, le premier maillon de la chaîne

La structure franco-monégasque qui verra le jour dans quelques mois Beausoleil est un nouveau maillon de la prise en charge, chez les enfants et adolescents scolarisés, des pathologies des troubles du comportement. Elle viendra compléter ce qui se fait au centre Plati où sont accueillis une centaine d’enfants et adolescents par an.

Placé sous l’autorité de la Direction de l’action sanitaire (DASA), le centre Plati, le pôle Médico-Psychologique pour enfants et adolescents s’adresse aux enfants scolarisés en Principauté de Monaco, présentant des difficultés psychologiques et/ou des troubles des apprentissages complexes, ainsi qu’à leurs familles. Ils y sont pris en charge individuellement ou en groupe.

Un lieu d’accueil où les parents viennent en raison des difficultés - troubles psychologiques et psychiatriques ou simple angoisse - que traversent leurs enfants ou leurs adolescents.

Le centre Plati est composé de trois unités qui se complètent: le centre médico-psychologique (CMP), le centre d’accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP) et le centre de dépistage des troubles des apprentissages (CDTA).

L’importance de dépister tôt

Pour soigner ces enfants et adolescents et leur offrir la possibilité d’une évolution réussie, le premier stade fondamental est le dépistage. Un travail absolument essentiel qui se fait souvent au sein du milieu scolaire.

"Quand l’équipe psychosociale scolaire ou l’enseignant repère des difficultés d’apprentissage chez un enfant, c’est un premier signal qui est donné et qui reste essentiel, explique Ludmilla Raconnat Le Goff. Ensuite, il y a aussi des enfants qui sont détectés par l’entourage familial."

Les équipes psycho médicales vont alors chercher à comprendre: s’agit-il d’un problème neurodéveloppemental? Est-ce un trouble relationnel de type autistique ? Un signe de dépression? Ou un simple retard?

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