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Elle règle sa chirurgie esthétique avec deux chèques en bois

Mis à jour le 17/05/2018 à 05:04 Publié le 17/05/2018 à 05:04
La nature de l'intervention n'a pas été précisée mais elle avait nécessité onze actes. 	(Illustration archives NM)

Elle règle sa chirurgie esthétique avec deux chèques en bois

Scandales sanitaires !

Scandales sanitaires ! Opérations ratées ! Habituellement, la chirurgie esthétique n'offre pas toujours une belle image quand elle est évoquée dans les prétoires. Mais l'affaire, abordée mardi par le tribunal correctionnel, a inversé les rôles.

Si cette chirurgienne du CHPG a réussi son intervention, sa patiente, une quinquagénaire parisienne, a foiré au niveau du paiement. La praticienne est venue réclamer ses honoraires à la barre… en l'absence de la prévenue à l'audience pour s'expliquer sur cet acte lourd de conséquence… Motif : elle était dans l'impossibilité de se déplacer depuis la capitale en raison de la grève SNCF causée par les cheminots depuis lundi. Car en Principauté, émettre un chèque sans provision est toujours considéré comme un délit.

« Cette dette a été réglée »

On ne connaîtra pas la partie corporelle concernée par l'intervention. Juste son prix : 1 200 euros. Une somme scindée en deux chèques et due à l'issue de onze actes effectués dans le courant du mois de juillet 2014.

Quand la bénéficiaire remet les deux ordres à sa banque, les 4 août et 12 septembre de l'année d'émission, ils sont rejetés quelques mois plus tard pour insuffisance de provision ! Fatiguée par les multiples relances et l'attente, la victime dépose plainte en mai 2006.

« Cette dette a été réglée, remarque le président Jérôme Fougeras Lavergnolle. Comptez-vous toujours réclamer des dommages et intérêts en tant que partie civile ? ». La plaignante est affirmative et s'explique. « Oui, cette personne vient de me rembourser très récemment. Mais pour pareils chèques à Monaco, vous devez contacter un huissier et aller à la Sûreté publique afin de faire enregistrer votre plainte. Dès lors, une longue procédure est engagée Je demande les 547 euros déboursés pour les frais… »

« Ce n'était que des mots »

Le magistrat précise ensuite : « Cette personne a été entendue par les policiers parisiens. Elle a assuré qu'elle disposait de la somme d'argent sur son compte à l'époque. Mais quelques temps plus tard elle a perdu mon emploi. Aujourd'hui, elle estime avoir tout réglé… Cette femme n'a jamais été inquiétée par la justice ». C'est indéniable : la prévenue a toutefois bénéficié de la patience du docteur et des enquêteurs, pour le procureur Alexia Brianti.

« Pendant quatre ans, la victime a essayé de récupérer les 1 200 euros par bien d'autres moyens. À chaque relance, la fautive s'engageait à régulariser la situation. Ce n'était que des mots… Il a fallu attendre cette comparution pour qu'elle efface sa dette grâce au chéquier de sa sœur. Afin de ne pas aggraver plus lourdement sa situation financière difficile, vous opterez pour une peine de 2000 euros d'amende assortie du sursis. »

Le tribunal condamnera la prévenue par défaut à 1 200 euros d'amende avec sursis et au versement de la somme de 547 euros à la partie civile.


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