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Des experts préconisent la fin du masque en intérieur... pour convaincre les plus réticents de se faire vacciner

Mis à jour le 13/05/2021 à 07:25 Publié le 13/05/2021 à 07:17
Le masque devient obligatoire dans l'espace public de 11 communes supplémentaires du Var dès ce jeudi.

Le masque devient obligatoire dans l'espace public de 11 communes supplémentaires du Var dès ce jeudi. Photo archives Var-matin

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Des experts préconisent la fin du masque en intérieur... pour convaincre les plus réticents de se faire vacciner

Aux Etats-Unis, face au nombre croissant de personnes vaccinées et au recul des cas de Covid-19, de nombreux experts avancent que le temps sera bientôt venu de lever les obligations du port du masque en intérieur pour tous.

Une mesure qui pourrait selon eux encourager les plus réticents à la vaccination, en leur montrant ses effets clairement bénéfiques.

Les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence de santé publique aux Etats-Unis, recommandent déjà que les personnes vaccinées ne portent plus de masque dehors, ni en intérieur quand elles sont en petits groupes avec d'autres personnes vaccinées.

Le président Joe Biden, qui a fixé la date du 4 juillet pour que 70% des adultes américains aient reçu au moins une dose, a déclaré jeudi lors d'une réunion avec des gouverneurs que de nouveaux assouplissements arriveraient "bientôt".

Pour le moment, environ 59% des adultes ont reçu au moins une dose, et le pays enregistre environ 38.000 nouveaux cas de Covid-19 chaque jour - soit 11 cas pour 100.000 personnes, un taux qui continue de baisser.

Un consensus monte ainsi parmi les experts: au vu de ces données encourageantes, il serait bientôt possible de lever le port du masque en intérieur dans la plupart des lieux publics.

"Ceux qui sont déjà complètement vaccinés peuvent porter un masque en signe de solidarité ou symboliquement, mais cela ne bénéficie à personne d'autre", explique Vinay Prasad, épidémiologiste à l'Université de Californie à San Francisco (UCSF).

Pour eux, "il y a une probabilité incroyablement basse qu'une infection puisse être détectée par un test PCR, encore moins qu'elle soit transmise à quelqu'un", ajoute-t-il.

0,009%

Les autorités sanitaires se sont initialement montrées prudentes concernant la capacité des vaccins à stopper la transmission, car les essais cliniques avaient seulement démontré leur efficacité contre les cas symptomatiques, sans écarter la possibilité d'infections sans manifestations de la maladie (fièvre...).

Mais les données accumulées dans le monde réel ont montré que, comme le prévoyaient de nombreux immunologues, les vaccins sont également très efficaces contre les cas asymptomatiques, explique Monica Gandhi, professeure spécialisée dans les maladies infectieuses à l'Université de Californie à San Francisco (UCSF).

Une étude parmi le personnel de santé en Grande-Bretagne a montré une réduction de 86% des cas asymptomatiques après deux doses du vaccin de Pfizer. Et une immense étude menée au sein de la population israélienne a elle montré une efficacité de 94%.

Selon les données des CDC fin avril, environ 9.000 personnes sur 95 millions de vaccinées ont malgré tout été infectées par le virus - soit 0,009%. Les taux d'hospitalisations et de décès étaient eux de 0,0009% et 0,0001% respectivement.

Et même lorsqu'un cas se déclenche chez une personne vaccinée, des recherches israéliennes montrent que la charge virale présente dans son nez est très faible, a priori trop pour pouvoir contaminer une autre personne.

"Le masque est un outil, et les vaccins sont la solution", explique Monica Gandhi, qui a écrit de nombreuses publications sur l'importance du masque durant la pandémie, et était l'une des premières à promouvoir son port universel aux Etats-Unis.

"Un outil n'est plus utile une fois que vous avez la solution - donc quand nous arriverons à un certain niveau de vaccination, il ne sera plus requis", dit-elle.

Règles du jeu

Une autre bonne raison d'assouplir ces restrictions est de motiver les personnes hésitantes à remonter leur manche pour la piqûre, estime Angela Rasmussen, de la Vaccine and Infectious Disease Organization au Canada.

Un enjeu qui devient crucial aux Etats-Unis, où le rythme des vaccinations quotidiennes a baissé par rapport à un pic atteint en avril, et où l'offre surpasse dorénavant la demande.

Mais il sera important de définir des niveaux chiffrés clairs, "car l'un des plus gros problèmes de communication durant la pandémie a été la perception par le public que les règles du jeu établies par les autorités sanitaires changeaient avec le temps".

Sa recommandation est la suivante: lever l'obligation du port du masque en intérieur dans les régions tombant sous la barre des 2 cas quotidiens pour 100.000 habitants, et où 70% de la population est vaccinée.

Mais elle et d'autres experts pensent que le masque restera un choix personnel, et qu'il sera toujours intelligent de le porter pour les personnes les plus âgées qui présentent en outre des facteurs de risque.

Selon Amesh Adalja, qui travaille sur les mesures liées à la pandémie au Centre Johns Hopkins, il est possible que le port du masque devienne saisonnier. "Les Etats-Unis vont devenir une société avec beaucoup plus de masques, notamment durant la saison de la grippe, dans les espaces fermés et les transports", prédit-il.


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