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Covid-19: pourquoi les pouvoirs publics exhortent la population à se faire dépister

Mis à jour le 03/12/2020 à 11:35 Publié le 03/12/2020 à 11:51
Les tests de dépistage PCR sont accessibles sans frais et sans ordonnance. Quiconque a un doute peut se faire tester et doit s’isoler en attendant le résultat.

Les tests de dépistage PCR sont accessibles sans frais et sans ordonnance. Quiconque a un doute peut se faire tester et doit s’isoler en attendant le résultat. Photo C.T.

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Covid-19: pourquoi les pouvoirs publics exhortent la population à se faire dépister

Le nouveau credo en matière de lutte contre la pandémie c’est le "tester, alerter, protéger". Les pouvoirs publics incitent donc vivement la population au dépistage de la Covid-19

Trois lettres: T, A, P pour Tester, Alerter, Protéger. C’est la stratégie qu’a voulue le président de la République Emmanuel Macron pour lutter contre cette deuxième vague de Covid-19.

Tout repose donc sur le dépistage. Il l’a dit, répété, martelé: il faut faire diminuer le nombre d’infections au coronavirus. Car en brisant les chaînes de contaminations, on parviendra - on l’espère - à maîtriser l’épidémie en France.

Voilà pour le principe. Concrètement, comment les choses vont se dérouler? Les pouvoirs publics exhortent la population à passer par la case test. L’objectif: identifier les cas positifs pour les isoler et prévenir les éventuels cas contacts.

En somme, quiconque le souhaite peut se faire tester, mais des opérations de dépistages de masse ne sont pas pour l’heure au programme, ou presque.

S’isoler en attendant le résultat du test

Plusieurs cas de figure se présentent donc. D’abord, le plus évident; une personne présente des symptômes (fièvre, toux, perte de l’odorat, etc.). Elle doit alors se faire dépister. Pour cela, direction un labo (une liste est disponible sur le site de sante.fr) pour un test PCR. Les instances gouvernementales l’assurent: "le résultat est en général disponible dans les 24 heures".

Pendant ce laps de temps, l’isolement de rigueur. Autre possibilité: un test antigénique. Beaucoup de pharmacies en proposent.

L’avantage: le résultat est connu en moins de 30 minutes, l’inconvénient, il ne s’adresse qu’aux individus présentant de réels symptômes, depuis moins de 4 jours et âgés de moins de 65 ans, car sa sensibilité est moins fine.

Deuxième cas de figure: le fameux cas contact. Il s’agit donc de quelqu’un qui a côtoyé une personne testée depuis positive et qui risque donc d’avoir été contaminé. Il doit lui aussi se faire dépister (via un test PCR) même s’il n’éprouve aucun signe de la maladie. En attendant les résultats, il doit également rester chez lui.

L’appli TAC

À noter: les dépistages par RT-PCR sont pris en charge par l’Assurance-maladie et ne nécessitent pas de prescription médicale. L’objectif est de faciliter au maximum le recours aux tests.

Dans cette optique d’alerte, le gouvernement a misé gros sur l’application (gratuite) Tous anti-Covid (TAC). Elle a vocation à prévenir l’utilisateur si ce dernier a été localisé à proximité immédiate d’un individu diagnostiqué porteur du coronavirus.

Là encore, la mesure s’inscrit dans la stratégie de lutte contre la contamination. Par ailleurs, les utilisateurs peuvent bénéficier de certains services comme la géolocalisation des labos, les attestations dérogatoires de déplacement numériques mais aussi de conseils de santé.

Il existe quelques limites à cette stratégie nationale. D’abord le respect de l’isolement. Pour l’heure rien ne contraint juridiquement les malades à rester chez eux (si ce n’est le bon sens). Ensuite, rien n’oblige non plus un "simple" cas contact à se faire dépister.

Enfin, pour être efficace, il faudrait qu’une large partie de la population ait téléchargé l’application Tous Anti Covid.

Expérimentation

Pour l’heure, si la population est invitée à se faire tester au moindre doute, aucune opération de dépistage de masse n’est prévue.

Toutefois, le 26 novembre dernier, Olivier Véran, ministre de la Santé indiquait "étudi[er] la faisabilité et surtout l’intérêt [d’opérations de dépistage] de masse au sein de certaines collectivités".

Philippe Froguel, professeur au CHU de Lille et à l’Imperial College de Londres, plébiscitait dans les colonnes du Monde ce lundi le recours à ce type d’opération. Cela permettrait de diminuer selon lui la circulation du virus en attendant de pouvoir vacciner le plus grand nombre.

De son côté le premier ministre Jean Castex a annoncé hier sur BFMTV sa volonté d’organiser trois expérimentations de tests de masse Covid-19 dans des zones urbaines. Trois villes seraient d’ores et déjà identifiées : Lille, Saint-Etienne et Le Havre.

Ce type d’initiative a été mené ailleurs, notamment en Slovaquie et à Liverpool en Angleterre le mois dernier.

La covid en chiffres

Selon les chiffres publiés, hier soir, par Santé Publique France, il y a 2.244.635 cas de contamination, dont 14 064 cas de plus en 24 heures. Le bilan provisoire des décès s’établit à 53.816, dont 37.002 à l’hôpital et 313 morts supplémentaires en 24 heures.

Il y a eu 8.625 nouvelles hospitalisations sur les 7 derniers jours dont 1.212 en réanimation.
Le taux de positivité s’établit à 10,8%.

En Russie
Le président russe Vladimir Poutine a demandé aux autorités sanitaires de commencer dès la fin de la semaine prochaine les vaccinations « à grande échelle » contre le coronavirus en Russie.
Le vaccin Spoutnik V, développé par le centre de recherches Gamaleïa de Moscou, est dans la troisième et dernière phase d’essais cliniques auprès de 40 000 volontaires.

Vaccins gratuits au Japon et en Italie
Le Japon fournira gratuitement des vaccins aux 126 millions d’habitants du pays, en vertu d’un projet de loi adopté, ce mercredi, au moment où l’archipel fait face à une recrudescence des infections.

Le ministre italien de la Santé Roberto Speranza a annoncé que le vaccin sera aussi gratuit en Italie, où il sera administré en premier aux médecins et aux personnes âgées habitant en résidence..

Plus de 1,48 million de morts
La pandémie a fait au moins 1,48 million de morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi à partir de sources officielles hier.

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