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Covid-19: pourquoi le variant brésilien inquiète en France

Mis à jour le 13/04/2021 à 18:58 Publié le 13/04/2021 à 18:58
Des fossoyeurs portent le cercueil d'une victime de la Covid-19 au cimetière Nossa Senhora Aparecida à Manaus, dans l'État d'Amazonas, au Brésil, au milieu de la nouvelle pandémie de coronavirus. Le Brésil a dépassé les dix millions de cas de Covid-19 le 18 février 2021, au milieu d'une deuxième vague de pandémie et de l'interruption du plan de vaccination en raison du manque de vaccins.

Des fossoyeurs portent le cercueil d'une victime de la Covid-19 au cimetière Nossa Senhora Aparecida à Manaus, dans l'État d'Amazonas, au Brésil, au milieu de la nouvelle pandémie de coronavirus. Le Brésil a dépassé les dix millions de cas de Covid-19 le 18 février 2021, au milieu d'une deu... Photo AFP

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Covid-19: pourquoi le variant brésilien inquiète en France

Le variant "brésilien" du coronavirus, à ce jour très minoritaire en France, inquiète néanmoins les médecins comme le gouvernement, qui vient de suspendre "jusqu'à nouvel ordre" tous les vols avec le Brésil.

Plus grave et résistant à certains vaccins

Plus contagieux, plus sévère, ce variant qui a émergé en décembre dans la région de Manaus (en Amazonie), connu sous le nom de "P1", préoccupe surtout en raison de sa résistance aux vaccins contre le Covid-19.

Les scientifiques parlent d'"échappement immunitaire": "Alors qu'on sait que la vaccination marche très bien sûr le mutant anglais, on voit une perte de protection avec les variants brésilien et sud-africain", explique dans Le Parisien le virologue Bruno Lina, membre du conseil scientifique.

Ces deux souches sont porteuses d'une même mutation, E484K, suspectée d'amoindrir l'immunité acquise par une infection passée (avec donc une possibilité accrue de réinfection) ou par les vaccins.

Peu de données sont encore disponibles sur le variant brésilien, mais plusieurs études in vitro sur le sud-africain démontrent ce risque.

C'est ce qui a poussé la Haute autorité de santé à recommander "l'utilisation exclusive des vaccins à ARN messager" (Pfizer/BioNTech et Moderna), jugés plus efficaces, en Guyane, à Mayotte et à La Réunion, où ces variants représentaient 85%, 83% et 65% des nouveaux cas la semaine dernière, selon Santé publique France.

Mais une première étude "en vie réelle" menée en Israël, publiée samedi mais pas encore évaluée par des pairs, montre que le variant sud-africain est également capable de "franchir" les défenses du vaccin Pfizer/BioNTech.

Peu présent en France et dans les Alpes-Maritimes (pour l'instant?)

En France métropolitaine, ces variants "sont là à bas bruit, mais ne deviennent pas dominants", explique à l'AFP l'épidémiologiste Dominique Costagliola.

Le variant sud-africain (B.1.351) y était responsable de 6,1% des nouvelles contaminations, et le brésilien (P1) d'à peine 0,5%, contre 82,6% pour le variant britannique (B.1.1.7), selon la dernière enquête de séquençage, conduite le 16 mars sur 3.000 prélèvements positifs.

Selon les données issues du criblage de tous les tests PCR, qui ne différencient pas variant sud-africain et brésilien, 4,2% des cas positifs correspondaient à une suspicion d'un de ces deux variants entre le 29 mars et le 4 avril.

Sur la même période dans les Alpes-Maritimes, ils représentaient 3,8% des tests PCR positifs selon Santé Publique France. Mi-mars, ils étaient à 1,7%. 

Cet équilibre peut toutefois se renverser, avertissent des médecins. "Chaque fois qu'on laisse l'épidémie prendre de l'ampleur, on étend les capacités du virus à se répliquer", ce qui favorise l'émergence de nouveaux variants, avertit Bruno Lina.

La crainte d'une 4e vague brésilienne

Face à cette situation, des médecins et plusieurs voix de l'opposition réclamaient depuis ce week-end une fermeture des liaisons aériennes avec le Brésil ou un durcissement des contrôles aux frontières. Jean Castex a finalement décidé ce mardi la suspension des vols "jusqu'à nouvel ordre" entre la France et le Brésil. 

"La situation s'aggrave au Brésil", a justifié le Premier ministre. 

"Il faut imaginer le scénario du pire", qu'il y ait parmi ces voyageurs "quelqu'un qui est très contaminateur et qui ne se sait pas contaminé", observe Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon à Paris (AP-HP), faisant craindre une 4e vague brésilienne. 


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