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Coronavirus : le commerce de bouche s'est levé avec la gueule de bois ce dimanche à Monaco

Mis à jour le 16/03/2020 à 09:03 Publié le 16/03/2020 à 08:18
La halle du marché de la Condamine était bien vide, ce dimanche. Au supermarché Casino, le papier toilette est en rupture de stock.

La halle du marché de la Condamine était bien vide, ce dimanche. Au supermarché Casino, le papier toilette est en rupture de stock. Photo Jean-François Ottonello

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Coronavirus : le commerce de bouche s'est levé avec la gueule de bois ce dimanche à Monaco

Un marché de la Condamine déserté, des restaurants qui hésitent à maintenir la vente à emporter, un supermarché assailli… Petite balade dans le Monaco du commerce, ce dimanche, en pleine crise du coronavirus

Un dimanche de la vie normale, la halle couverte du marché de la Condamine grouille de monde. Ce dimanche matin, les tables avaient été évacuées dans la nuit et la foule n’était pas au rendez-vous du café-journal dominical. "Regardez, il n’y a personne ce matin. À cette heure-là, tout le monde vient prendre un café ici le dimanche", se désole Édouard, serveur au Comptoir.

Ici, on ne sert plus ni café et boissons au bar, encore moins de repas à table. Interdit depuis samedi minuit, date d’effet de la décision du gouvernement princier, dans le sillage de la France, de fermer les bars et restaurants. Ici, au Comptoir, il ne subsiste donc que la vente à emporter.

"Je pense qu’on va devoir fermer"

Même chose en face, à la Maison des pâtes, ou encore un peu plus loin sous la halle, chez A Roca. Visiblement, là, les affaires tournent plutôt bien. "La fréquentation est comparable à celle de dimanche dernier, indique Pascale. La différence, c’est que je vends en plus grande quantité."

"Alors je voudrais une centaine de barbagiuans", lance dans un grand éclat de rire un client, qui venait d’entendre la conversation. Signe que le stress du coronavirus n’a pas vraiment gagné ce comptoir.

Ce n’est pas le cas quelques mètres plus loin, au Truffle Bistrot. Nicollo, le gérant de ce restaurant italien, positionne son masque noir sur la bouche avant de répondre à nos questions. "Vous comprenez, ma femme est enceinte, je fais attention…"

Pour lui, l’annonce du gouvernement n’est pas claire sur la vente à emporter. "Aujourd’hui, on reste ouvert mais je pense qu’on va devoir fermer après. Je ne sais pas si la vente à emporter est considérée comme un restaurant ou un magasin d’alimentation." Nicollo ne cache pas son inquiétude : "Je ne sais pas encore comment on va faire pour les salariés et le stock de nourriture, si je dois fermer. S’il le faut, on jettera la marchandise. Il y en a pour 20.000 euros, en ce moment." Il ajoute alors : "Mais le plus important, c’est la santé ! Le business, on verra bien…"

le papier toilette en rupture de stock

Sur le port Hercule, une dame passe devant le restaurant japonais Planet Sushi. "Vous allez continuer les livraisons ?" demande-t-elle à une serveuse ? "Oui Madame, normalement…" L’employée n’est pas tout à fait sûre de sa réponse. Elle nous le confie : "On se demande si la vente à emporter est possible ou si nous devons nous contenter des livraisons. Nous craignons tous une fermeture totale."

Quelques mètres plus loin, le supermarché Casino est littéralement assailli par la clientèle. Il est midi et de longues files d’attente se forment aux caisses. Le rayon des fruits et légumes est dévasté. Celui des pâtes, du riz et des sauces est bien entamé mais résiste aux clients qui viennent constituer des stocks. À l’étage du dessous, impossible de mettre la main sur un rouleau de papier toilette. Rupture de stock.

"Les gens sont électriques"

"Depuis jeudi, il y a beaucoup de monde, témoigne Marie-Evelyne, l’une des caissières. Les gens sont électriques, énervés. C’est la peur de manquer. Le téléphone n’arrête pas de sonner, les clients veulent savoir s’ils peuvent être livrés - c’est un service que nous proposons - car ils ont peur de tout, des virus et des microbes. C’est très stressant pour nous."

Le stress n’a pas encore gagné la Principauté. Fort heureusement. Le prince Albert II l’a rappelé dans nos colonnes : "Il faut rester vigilant et attentif. Ne pas céder à la panique, ni à la psychose."

RELIRE. EXCLUSIF. Prince Albert II : "Ne céder ni à la panique, ni à la psychose"

Photo Jean-François Ottonello
Photo Jean-François Ottonello
Photo Jean-François Ottonello

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