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Connected Health Monaco: la santé à l'ère du numérique

Mis à jour le 03/06/2016 à 05:01 Publié le 03/06/2016 à 05:01
Une conférence gratuite sur la médecine prédictive se tiendra, aujourd’hui, à l’hôtel Fairmont.

Une conférence gratuite sur la médecine prédictive se tiendra, aujourd’hui, à l’hôtel Fairmont. Photo J.D.

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Connected Health Monaco: la santé à l'ère du numérique

Des chercheurs, leaders du développement numérique dans la santé et la prévention, mais aussi jeunes entrepreneurs, se sont donné rendez-vous pour dessiner la médecine de demain

Le prince Albert II n'a pas fait que donner son haut patronage au salon Connected Health Monaco. Il est venu, hier matin, montrant ainsi son intérêt pour la révolution lancée dans la médecine : le numérique. Une nouvelle dimension qui s'offre à tous les professionnels de santé, mais d'abord et surtout à tout un chacun, patient mais aussi bien portant. Car si la médecine telle que nous la pratiquons aujourd'hui cherche à guérir, celle de demain sera bien davantage dans la prédiction, la prévention et la participation de l'intéressé.

C'est pourquoi, dans les allées du Fairmont Hotel, mardi et hier, on entendait parler d'application smartphone, de cigarette électronique et autres outils innovants qui pourraient bien changer notre conception de la prise en charge médicale d'aujourd'hui.

À l'initiative de ce salon, quatre curieux insatiables : Wassim Badiou, Charles Nahmanovici, Danielle Romero et Alexia Sibony. Eux ont accueilli cinquante orateurs venus parler de la santé de demain. Une révolution est en marche.

«Une e-cigarette intelligente»

Aymard de Ravignan, Enovap
Aymard de Ravignan, Enovap Photo M.M.

Le jeune entrepreneur, directeur marketing et commercial d’Enovap, entend vendre, d’ici six mois, « une e-cigarette a deux réservoirs, l’un avec de la nicotine, l’autre non. L’objet est connecté via une application sur smartphone. »

Mais la vape a-t-elle réellement un avenir? « Elle est au moins 95 % moins toxique que la cigarette. Elle ne nuit pas à l’entourage. Et n’encourage pas les jeunes à fumer selon une vaste étude, sortie il y a trois mois, de Public health England, l’équivalent de l’agence du médicament en Angleterre. »

Alors oui, Aymard de Ravignan en est convaincu : « La vape va continuer de progresser. Elle représentait, en France, un chiffre d’affaires de quatre millions en 2008 contre 270 millions aujourd’hui. »

« Carnet de santé électronique »

Laurent Goldstein, Qalyo
Laurent Goldstein, Qalyo Photo M.M.

« Un carnet de santé électronique qui permet d’organiser de mesurer ou stocker puis analyser les poids, tension, cholestérol, glycémie, nutrition, stress, douleur, activité physique. » C’est ce que propose le président de Qalyo qui vend son application à des mutuelles qui, elles, offrent à leurs adhérents une analyse gratuite des informations stockées. »

« La prochaine révolution sera la médecine prédictive »

D’abord kinésithérapeute à Monaco et issue de la génération « geek », Alexia Sibony travaille depuis un mois à Boston. Co-organisatrice du salon Connected Health Monaco, elle entend poursuivre ses relations sur l’e-santé et ainsi offrir, pour la Principauté, un regard encore plus international sur le sujet.

Depuis l’année dernière et votre premier salon Connected Health Monaco, pouvez-vous nous donner des exemples concrets du développement de la santé connectée?
Les exemples concrets d’application sont multiples. Les plus significatifs concernent le suivi des patients atteints de pathologies chroniques comme le diabète et qui bénéficient aujourd’hui de solutions connectées (glucomètre connecté) qui améliorent leur observance au traitement et facilitent le suivi par leur médecin traitant et spécialiste. Des solutions de télé médecine sont aussi implantées pour répondre aux enjeux des régions dites de déserts médicaux. Au-delà de la santé connectée, on parle aujourd’hui de santé “ augmentée ”. Autrement dit potentialiser les données recueillies par les objets connectés, qui agrégées et analysées par des algorithmes d’intelligence artificielle, permettent d’accompagner le patient.

Maintenant installée à Boston, quel regard comparatif portez-vous sur la santé connectée en Europe et aux USA?
Le monde de l’e-santé aux États-Unis est réparti en deux grandes catégories : DigitalHealth et Digitalmedicine (Santé digitale et Médecine digitale). Ces deux domaines sont distincts et la frontière réside en l’efficacité des technologies prouvées scientifiquement dans le cadre d’études cliniques. Le marché américain est considéré comme le marché le plus propice à l’e-santé et à la télé médecine car les coûts de santé sont très importants et sont en partie pris en charge par l’employé.

Quelles sont, selon vous, les prochaines évolutions concrètes?
Nous sommes à l’aube d’une révolution des systèmes de prise en charge. La prochaine révolution sera la médecine prédictive, grâce aux systèmes intelligents capable d’analyser les comportements et les usages. The DigitalMedicine assurera la guérison de nombreux cancers, et The DigitalHealth confirmera les tendances de l’auto-mesure et d’auto-contrôle dans l’objectif d’améliorer son hygiène de vie. Aussi, l’e-santé se développera considérablement lorsque les professionnels de santé s’approprieront ces technologies. Pour cela, la confiance en ces technologies est primordiale. La cyber-sécurité en santé représente un enjeu majeur pour le développement exponentiel de l’e-santé.

Tout va donc à par internet?
Le futur réside non pas dans l’Internet des objets mais dans l’intelligence des objets: ces objets autour de nous qui seront capables d’apprendre de nos comportements et adapter leur utilité à nos usages. Cette année déjà nous aborderons le sujet grâce à la présence de nombreux chercheurs, notamment de l’université du Technion en Israël.

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