Chantier du Bel Air: quelles mesures pour protéger le Centre hospitalier Princesse-Grace?

Interrogé par les élus du Conseil national, le gouvernement a dévoilé les mesures mises en place pour protéger le centre hospitalier des nuisances du chantier du Bel Air.

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Marie Cardona Publié le 17/10/2022 à 17:00, mis à jour le 17/10/2022 à 14:57
Photo archives Jean-François Ottonello

Situé à l’entrée de la Principauté, le Bel Air va être détruit puis reconstruit à l’horizon 2026, selon le dernier calendrier du gouvernement (sa livraison était initialement prévue en 2023). Difficulté majeure du chantier : il se déroule à proximité immédiate du CHPG, déjà impacté par les travaux du nouvel hôpital.

Un groupe d’experts spécialisés et indépendants a donc été mobilisé. L’enjeu : établir des préconisations visant à limiter les nuisances sonores, les vibrations et la pollution provoquée par ces travaux afin de perturber le moins possible le bon fonctionnement des services hospitaliers.

À la demande du Conseil national, le gouvernement princier a détaillé ces recommandations lors de la séance publique du budget rectificatif, jeudi dernier. Elles se traduisent d’abord par "la pose de surfenêtres de protection sur les zones les plus exposées par le chantier, à l’instar de ce qui avait déjà été fait sur une partie de la façade lors du démarrage du chantier du nouvel hôpital", a rapporté Céline Caron-Dagioni, conseiller de gouvernement - ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme. Mais aussi, « la pose de capteurs à l’intérieur des services sensibles pour pouvoir analyser ce qu’on appelle le « point zéro », nous permettant ainsi dans le contrat de l’entreprise future qui sera chargée de la démolition de fixer des seuils au-delà desquels l’entreprise doit s’arrêter et où on doit prendre des mesures pour ne pas impacter l’établissement. La reprise des CTA, ces centrales de traitement de l’air positionnées sur le toit. Au départ, un certain nombre de centrales était identifié puis finalement près de 90 % d’entre elles ont été traitées pour sécuriser un maximum les choses. La pose de sas entre les portes d’accueil pour ne pas drainer de pollution à l’intérieur de l’hôpital."

"Isoler l'hôpital de l'extérieur"

Et de préciser que ces recommandations ont été suivies et réalisées : "Il demeure un sas en cours de pose en lien avec l’entrée des urgences, en cours de rénovation."

Des sas qui contrôleront également les entrées, s’est interrogée Marie-Noëlle Gibelli. "On s’attache à isoler l’hôpital de l’extérieur. L’idée de ces sas est d’avoir un régime de pression contrôlé entre l’intérieur du bâtiment et l’extérieur de façon à limiter les entrées de polluants. Ces sas seront posés aux entrées côté montage, c’est-à-dire face au Bel Air, et non à l’entrée principale du CHPG. Donc il ne s’agit pas de contrôler le nombre de personnes qui accèdent à l’établissement mais bien d’isoler une partie de l’hôpital par rapport au risque de pollution", a précisé Christophe Robino, conseiller de gouvernement - ministre des Affaires sociales et de la Santé.

 

Quant au chantier en lui-même, diverses mesures ont été évoquées comme la pose de bâches et d’écrans acoustiques pour atténuer les nuisances sonores, l’arrosage du chantier pour contrer l’envol des poussières ou encore l’utilisation d’outillage électrique ou de pince mécanique pour détruire les roches.

Appel d'offres lancé

"Nous sommes sur le point de délivrer l’autorisation de construire" qui devrait arriver dans le courant de la semaine "normalement", a précisé Céline Caron-Dagioni.

Suivra ensuite une période légale de deux mois de recours des tiers - période pendant laquelle un tiers, généralement un voisin, peut formuler un recours. "L’appel d’offres a été lancé. Nous avons choisi l’entreprise. Elle interviendra courant novembre sur le chantier pour commencer à poser tous les écrans de protection qui sont un préalable nécessaire." Avant de démarrer la véritable phase de démolition.

"Nous sommes conformes au planning prévisionnel que nous avions proposé pour cette première phase de protection, démolition, fondation profonde et la construction jusqu’au socle qui viendra accueillir le nouveau bâtiment", a estimé Céline Caron-Dagioni.

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