“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Ce médecin nutritionniste donne la clé pour ne plus manger en culpabilisant et éviter les régimes "yo-yo"

Mis à jour le 28/11/2019 à 20:02 Publié le 28/11/2019 à 20:00
Dans son livre, le docteur Jean-Philippe Zermati démontre, exemples à l’appui, que « l’on peut aussi bien maigrir en mangeant des pizzas surgelées, que grossir en mangeant des légumes bio. »

Dans son livre, le docteur Jean-Philippe Zermati démontre, exemples à l’appui, que « l’on peut aussi bien maigrir en mangeant des pizzas surgelées, que grossir en mangeant des légumes bio. » Photo DR

Monaco-matin, source d'infos de qualité

Ce médecin nutritionniste donne la clé pour ne plus manger en culpabilisant et éviter les régimes "yo-yo"

Avec son ouvrage "Osez manger, libérez-vous du contrôle", le docteur Zermati casse les codes du régime alimentaire. La clé: réaligner ses envies sur ses besoins.

"Tous les aliments font grossir, aucun ne fait maigrir." "Pour maigrir, ce n’est pas la composition de l’assiette qui compte mais sa taille." Dès le premier chapitre du livre du docteur Jean-Philippe Zermati, médecin nutritionniste, thérapeute comportementaliste et spécialiste de troubles alimentaires, le ton est donné.

L’ouvrage est étayé d’exemples de méthodes pour perdre du poids utilisées dans le monde entier et à travers les siècles, et force est de constater que les résultats sont peu probants sur le long terme.

Si 80% des personnes ayant suivi un régime amaigrissant ont perdu du poids les six premiers mois, elles ne sont que 5% à maintenir le cap à deux ans, et 40% ont même dépassé leur poids de départ. Quel est donc le secret pour retrouver son poids d’équilibre?

On a l’impression en lisant votre ouvrage qu’aucun régime ne fait maigrir...
Pas tout à fait. C’est-à-dire qu’il y a une tendance à résoudre les problèmes de poids par des régimes basés sur le contrôle mental (contrôle des calories, des quantités, des graisses et des sucres…). On impose au cerveau un contrôle permanent qui le fatigue et qui ne peut être maintenu physiologiquement. Cela fonctionne un temps, mais au gré des aléas de la vie, la personne relâche son contrôle et son poids fait le yo-yo.

Comment faire pour maigrir sans se contrôler?
Voilà le nerf de la guerre. Il faut réussir à réaligner ses envies sur ses besoins. Sauf troubles psychologiques, dépressifs, traumas, etc., la plupart d’entre nous pouvons en quelques mois y arriver. Il ne faut pas supprimer le contrôle mental mais le remplacer par un contrôle physiologique en respectant les quatre principes que je décris dans mon livre (lire plus bas) pour retrouver le plaisir de manger. Notez par ailleurs que votre poids d’équilibre n’est pas forcément celui que vous espérez, ni celui valorisé par la société.

Vous dites qu’il ne faut pas lutter contre les envies "émotionnelles" de manger. Pourquoi?
Elles sont indispensables à notre équilibre mental. Quand le cerveau détecte un besoin, qu’il soit énergétique ou émotionnel, la dopamine augmente, ce qui déclenche aussitôt l’envie de manger quelque chose capable d’assouvir ce besoin. Pour un besoin énergétique, tout aliment, même faiblement calorique fera l’affaire, mais pour un besoin émotionnel, il faudra un aliment réconfortant, donc riche en gras ou en sucres. Une fois le besoin assouvi, les neurones à dopamine ne s’agitent plus. Autrement dit, le plaisir procuré par l’assouvissement du désir est comblé et le cerveau en est informé. On passe à autre chose.

Quels sont les risques associés au contrôle mental?
Quand le contrôle mental s’oppose à des besoins physiologiques, la nourriture devient une préoccupation centrale et le comportement alimentaire anarchique, la nourriture devient addictive. Pourtant, aucune substance dans les cookies ou le camembert ne crée de dépendance. Ceux qui ressentent le besoin de se remplir sans éprouver le moindre plaisir ont intérêt à consulter un professionnel, pour traiter un trouble psychologique et non un trouble alimentaire.

Comment différencier envie de manger émotionnelle et compulsion?
Quand on répond à une envie émotionnelle, on le fait sans complexe. La compulsion est suscitée par le même état: un coup de mou et une envie de chocolat. Mais cette envie-là est bardée de culpabilité et le petit coup de mou grandit et incite à manger un autre carré, puis un autre, et puis la tablette. Et l’humeur se dégrade. On parle de trouble du réconfort et parfois de dépendance alimentaire.

Quel chemin mène à l’équilibre?

Quatre conseils, selon Jean-Philippe Zermati, pour que nos envies redeviennent l’expression de nos besoins.

- Choisir le bon aliment: on ne calme pas une envie de chocolat avec des asperges.
- Faire un choix gustatif: si vous avez envie de chocolat noir, ne prenez pas du chocolat au lait.
- Être attentif aux sensations gustatives et au plaisir procuré par ce que l’on mange (ne pas manger en cachette, etc.).
- Consommer son aliment sans culpabiliser, sans s’accuser d’être dépourvu(e) de volonté.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.