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A Monaco, "les mesures précoces ont aidé" à prévenir les cas d’infection par le Covid-19 dans les Ehpad

Mis à jour le 20/04/2020 à 14:32 Publié le 20/04/2020 à 14:31
À Monaco, les pensionnaires d’Ehpad sont confinés en chambre depuis mi-mars.

À Monaco, les pensionnaires d’Ehpad sont confinés en chambre depuis mi-mars. Photo Jean-François Ottonello

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A Monaco, "les mesures précoces ont aidé" à prévenir les cas d’infection par le Covid-19 dans les Ehpad

Comme (presque) partout à l’Est du département, la Principauté ne recense pas de cas positifs au virus dans ses établissements accueillant le troisième âge. De rares agents ont contracté le virus.

Même si le bilan sanitaire de la Principauté reste, à ce jour, de 94 personnes officiellement touchées par le coronavirus - car testées - aucun cas n’est à déplorer dans les établissements accueillant le troisième âge.

>> LIRE AUSSI. A l’Est des Alpes-Maritimes, la crise sanitaire a été anticipée dans les Ehpad

Le Professeur Alain Pesce, chef du département de la filière gérontologique au CHPG, répond à nos questions.

Avez-vous eu des cas positifs au Covid-19 chez les pensionnaires d’A Quietudine (71 résidents), du Cap Fleuri (88) et du Centre Rainier-III ?
A ce jour, nous n’avons pas eu de cas d’infection par le Covid-19, ni dans les deux Ehpad, ni au Centre Rainier-III. Nous avons des décès toute l’année - et il y en a eu depuis le début de la crise - dans les établissements de la filière gérontologique, compte tenu de l’âge [moyenne d’âge de 89 ans, ndlr] et des pathologies de la population accueillie. Mais aucun n’est lié au virus.

Tous les pensionnaires ont-ils été testés ?
Depuis le début de l’épidémie, des tests PCR [prélèvement naso-pharyngés, ndlr] ont été effectués dès que cela était nécessaire, notamment en cas de fièvre ou de problème infectieux. Certains en ont même subi deux pour lever tout doute. Tous se sont révélés négatifs, il s’agissait soit d’une grippe ou d’un virus respiratoire syncytial. Nous avons proposé au Conseil de l’ordre des Médecins de Monaco que des médecins coordonnateurs participent à la prise en charge médicale des pensionnaires pour soulager les médecins généralistes de ville, lesquels assurent le suivi à domicile des cas Covid-19 en Principauté.

Quid du personnel ?
Trois agents, pas plus à ma connaissance, ont été testés positifs. Ils ont été isolés et mis en quatorzaine. Certains ont déjà repris le travail avec l’avis du corps médical, d’autres sont en attente.

Quelles sont les mesures qui ont été mises en place ?
Elles ont été précoces. Fin décembre, avec l’arrivée de la grippe, on était déjà en situation de surveillance sanitaire de nos résidents avec des panneaux d’affichage aux entrées qui invitaient les visiteurs à ne pas entrer s’ils avaient de la fièvre ou de la toux. Les visiteurs devaient alors porter des masques et se laver les mains. L’épidémie de Covid-19 arrivant fin février, on a supprimé toutes les permissions de sortie ainsi que les animations à l’extérieur.
Dans un second temps, aux alentours du 11 mars, on a suspendu toutes les visites de personnes extérieures, à l’exception des personnes en fin de vie, avec une visite par jour et avec les précautions sanitaires qui s’imposent. Une suspension douloureuse pour tout le monde mais indispensable. Les pensionnaires peuvent parler avec leurs proches grâce à des tablettes. Autre mesure très forte : le confinement en chambre de tous les résidents depuis le 18 mars. Les repas sont pris en chambre.
C’est compliqué mais le personnel est extrêmement dévoué. Ils sont surveillés avec une prise de température deux fois par jour, avec une possibilité d’accès aux soins. Les horaires de travail du personnel ont été réorganisés, en particulier au Cap Fleuri. Les agents sont passés à 12 heures, ce qui implique moins de personnel au même moment mais une couverture plus large.

Et les masques ?
L’ensemble de la filière gériatrique porte un masque depuis la mi-mars.

Ces mesures peuvent-elles expliquer, à elles seules, que l’Est du département a été particulièrement épargné ?
Ce qui est certain, c’est que le département des Alpes-Maritimes est moins touché que d’autres départements. Les raisons ? Je les ignore. Ce n’est pas quelque chose dont on est vraiment maître. Probablement que la mise en place précoce des mesures a aidé. La restriction des visites, le port du masque, le confinement en chambre… On a essayé d’anticiper l’épidémie mais c’est loin de tout expliquer. On ne parle plus de pic mais de « plateau », il y a toujours de nouveaux cas, de nouveaux patients ailleurs. On ne doit donc pas baisser les bras, ne pas relâcher les mesures. Il faut observer les semaines à venir, être très prudent et ne rien changer à ce que l’on fait, même si cela peut être pénible pour les familles.

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