RCT: les coupes d'Europe comme exutoire

Les coupes d’Europe débutent ce week-end. Exempt pour la première journée, le RCT disputera une compétition qui manque à son palmarès et pas dénuée d’intérêts.

Fabrice Michelier Publié le 10/12/2021 à 17:00, mis à jour le 10/12/2021 à 15:34
Finaliste malheureux des éditions 2020 (contre Bristol, ci-dessus), 2012 et 2010, Toulon se présente avec des ambitions sur la ligne de départ. Photo Luc Boutria

Lors de la préparation estivale, la Challenge Cup s’inscrivait comme un objectif majeur des Toulonnais. Et pour cause. Ce titre échappe au RCT, avec notamment cette nouvelle finale perdue face à Bristol à Aix-en-Provence lors de l’édition 2020.

Avant cela, d’autres mauvais souvenirs jalonnent l’histoire du club avec la "petite" coupe d’Europe. Cette saison, avec une finale à Marseille, passer à côté d’une finale serait encore un échec.

Un ticket pour la Champions Cup

D’ailleurs, alors qu’il venait de changer d’entraîneur et d’introniser Franck Azéma, Bernard Lemaître insistait sur le fait que les objectifs de la saison n’avaient pas changé. On en déduit que la Challenge Cup demeure en haut de l’affiche des ambitions rouges et noires.

Un tournoi souvent moqué, ignoré par certaines écuries qui envoient les jeunes se faire les dents, mais qui cependant n’est pas dénué d’intérêt. Car le vainqueur décroche un ticket d’or pour la prochaine Champions Cup. Tout sauf un détail (demandez à Montpellier, lauréat 2021 et donc qualifié malgré sa 10e place en Top 14). Après un début de championnat plus que délicat, le RCT voit le top 6 du championnat s’inscrire au conditionnel.

Les Saracens en épouvantail

Disputer une nouvelle saison sans la « grande » coupe d’Europe serait assurément un coup dur. En termes de compétitivité pour attirer des joueurs mais aussi sur le plan financier. Franck Azéma, vainqueur de la compétition avec Clermont en 2019, saura certainement trouver les mots pour faire comprendre l’intérêt de ce tournoi à ses hommes.

 

Reste que le plateau s’annonce relevé. Plutôt épargné dans sa poule avec Newcastle, Worcester, Biarritz et les Zebre, le RCT risque de devoir croiser le fer avec des écuries d’un autre calibre pour aller décrocher le Graal.

Les Saracens et leur armada s’imposent en épouvantail, mais le Lou de Pierre Mignoni n’est pas en reste, sans compter, dans une moindre mesure, les London Irish ou Edinburgh.

Voilà pour les équipes présentes sur la ligne de départ, sachant que pour la phase finale, les troisièmes de poules de Champions Cup compléteront le tableau.

Voilà pour les enjeux à long terme. De façon plus pragmatique, cela peut aussi être l’occasion pour le RCT d’engranger de la confiance et de lancer (enfin) une série positive et sa saison. Ça commencera la semaine prochaine, face aux Italiens du Zebre Rugby Club.

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