Pourquoi 2023 sera une année radieuse pour le rugby monégasque?

L’ASM Rugby est un club qui ne cesse de grandir à tous les niveaux année après année. Et 2023 qui s’annonce plus que prometteur ne devrait pas y échapper. Tour d’horizon.

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Adrien Santucci Publié le 10/01/2023 à 16:00, mis à jour le 10/01/2023 à 10:58
L’école de rugby monégasque a 125 licenciés sur 350. Photo DR

L’année 2022 s’est terminée de la plus belle des manières pour Monaco et son équipe fanion avec deux succès à domicile. Important dans l’optique du maintien, puisqu’aujourd’hui les hommes de Walter Argoud sont en très bonne position pour rester en Fédérale 2, et ainsi préparer au mieux l’avenir. Un avenir qui s’écrit déjà pour 2023, avec l’arrivée de nouvelles infrastructures qui vont découler sur de nombreux points. Mais aussi une année Coupe du Monde qui va compter.

Thomas Riqué, président de l’ASM Rugby qui donne corps et âme avec son équipe dirigeante, fait le point sur les dossiers chauds et les futures ambitions.

Walter Argoud, le bon choix

En allant chercher Walter Argoud à Aix-en-Provence au sein d’un club professionnel, Monaco ne s’est pas trompé en le désignant à la tête de l’équipe première: "C’est un bon mec qui est très structuré et nous avons fait le bon choix. C’est une personne qui est tout en maîtrise, et qui apporte sa philosophie ainsi que son éthique de travail. Il sait où il veut aller et nous aussi. Ça amène de la sérénité."

Les ambitions à moyen terme

Après tant d’échelons gravis en quelques années, l’ASM veut continuer de grimper crescendo sans griller les étapes: "On veut avant tout se pérenniser en Fédérale 2. Automatiquement, avec ce souhait, on postulera à des places qualificatives. Et comme on l’a vu l’an dernier, au moment des phases finales, tout est possible. Avec un groupe solidaire et qui a faim, tout peut aller très vite. Mais il faut être prêt à ce niveau-là. Ce qui demande des ressources encore plus importantes. Aujourd’hui on est en campagne pour lever des fonds et trouver des partenaires. Si on veut monter à l’échelon supérieur un jour, il faudra doubler notre budget. Mais on doit d’abord se stabiliser avec une école de rugby rayonnante et des enfants qui affluent. En cette année de coupe du monde, c’est une priorité."

Le recrutement à venir

Avec 32 points à la mi-saison, Monaco est plus que dans les clous dans la course au maintien. Ce qui permettrait à l’équipe dirigeante de se projeter: "On veut essayer de mettre en place ce que nous n’avons pas pu faire par le passé. À savoir une véritable pré-saison avec une politique de recrutement et des joueurs ciblés. On a 13-15 joueurs à aller chercher. On a déjà fait une réunion en ce début d’année pour évoquer les postes que nous avons à cibler."

Pour les accueillir, ainsi que les seniors, dans les conditions les plus optimales, le club mise notamment sur de nouvelles infrastructures. Photo DR.

L’école de rugby ne cesse de grandir

Pour faire un club, il n’y a pas que les séniors. Bien au contraire, tout ce qu’il y a autour est d’autant plus important.

Le reste du wagon est à prendre en considération: "Avec l’école de rugby et les jeunes on est parti de loin, les années Covid nous ont mis en difficulté, mais on voit qu’il y a beaucoup d’engouement. Aujourd’hui, le rugby fait pleinement partie du paysage associatif monégasque. Fédérer autour des enfants et des familles fait partie des vertus du club. On veut qu’ils viennent prendre du plaisir et s’épanouir à la fois dans l’aventure sportive mais aussi humaine. On s’est construit sur ça et cela reste le cœur de notre projet."

L’école de rugby monégasque a 125 licenciés sur 350 au total. En ce sens, la labélisation est importante: "On veut aller chercher une deuxième étoile, chose qui était impossible jusqu’à présent. On garde celle de club engagé avec le Rugby Solidaire Challenge et avec les infrastructures qui arrivent, on peut viser plus haut."

Infrastructures: un club house et une salle de réathlétisation au programme

Justement les infrastructures. Thomas Riqué est au front depuis de nombreux mois pour cela. Et il espérait même que ça arrive avec la montée en Fédérale 2, pour le top départ de la saison 2022-2023 en septembre dernier.

Cela a pris du retard, mais il y aura bel et bien un espace de réception et une salle de réathlétisation qui vont voir le jour au sein du complexe du Devens: "Le permis de construire a été délivré en fin d’année dernière. Tout devrait s’accélérer maintenant et on espère que ce soit prêt pour le printemps. Tous les feux sont au vert."

Le président sait l’importance de tels outils pour l’avenir du club: "Avoir un vrai club house et un espace réceptif permet de créer de la richesse avec l’accueil de nos partenaires et des passionnés de rugby pendant les matchs mais aussi de fédérer tous les licenciés, les parents de l’école de rugby le mercredi après-midi ou le samedi matin. La convivialité et l’échange seront remis au centre du projet. Quant à la salle, au niveau de la Fédérale 2, c’était capital pour nous. C’est engagé tous les week-ends sur le terrain et il fallait cet outil pour permettre aux joueurs d’être dans les meilleures dispositions possibles. Elle servira aussi pour la formation que nous voulons mettre en place."

En plus de ça, la nouvelle sortie d’autoroute prévue pour ce premier trimestre au-dessus du stade au niveau du Mont des Mules permettra de faciliter l’accès au complexe et rendra le rugby encore plus attractif.

La relation avec le MR7

Une convention a été signée avec le Seven MR7 de Monaco. Ce qui ne peut être que bénéfique pour les deux parties: "Pour moi, il n’y a qu’un seul et même rugby en Principauté. Cette convention a permis la mutualisation que ce soit au niveau médical, intendance ou transport. Et ce n’est pas le titre de champion de France qui va nous donner tort avec M. Falco. La confiance de Frederic Michalak, les choix de Jeremy Aicardi coordonnés avec les forces du monde amateur nous ont amenés à faire de grandes choses dans le monde professionnel. Le 7 fait partie de notre histoire, ce qui nous aide à former un rugbyman dans sa globalité. L’objectif de demain est d’intégrer des joueurs monégasques et du bassin dans le Monaco Rugby Sevens, qui j’espère arrivera à créer à Monaco un sanctuaire pour le seven européen. Nous les aiderons. Et d’un autre côté, beaucoup de joueurs du 7 aimeraient venir jouer à l’AS Monaco XV et s’investir au quotidien dans le rugby du bassin. C’est audacieux ce double projet mais cela a du sens et ça peut nous permettre de franchir un cap et pourquoi pas jouer en Fédérale 1."

L'équipe de France à Monaco pour préparer la Coupe du Monde

La Coupe du Monde 2023 en France c’est cette année. Et à cette occasion, les Bleus feront un crochet d’une semaine mi-juillet par la Principauté pour y effectuer un stage. Signe que le rugby à Monaco prend de l’ampleur. Des tas d’animations seront mis en place sur le Rocher avec, à l’étude, un éventuel Water Rugby qui pourrait avoir lieu juste devant le Yacht-Club de Monaco.

Les féminines grandissent aussi

Créée il y a trois ans, la section féminine ne cesse de se développer. Fabien Camin, qui a la double casquette de manager des filles mais aussi d’assistant coach du MR7, met tout en place pour faire grandir cette catégorie. Après une première année en loisirs, la seconde a été l’occasion de se plier aux joutes de la compétition, avant d’atteindre les phases finales. Et maintenant l’objectif est de jouer à XV, puisqu’actuellement à leur niveau c’est à 10.

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