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On connaît les joueurs qui composent la nouvelle équipe de rugby à VII de Monaco

Mis à jour le 30/01/2020 à 10:42 Publié le 30/01/2020 à 10:00
Au stade Prince héréditaire Jacques, à Beausoleil, les hommes du Monaco Rugby Sevens ont répété leurs gammes en vue de l’échéance de samedi. Le groupe a été reçu par le prince Albert II, au Palais princier, qui soutient le projet depuis sa genèse.

Au stade Prince héréditaire Jacques, à Beausoleil, les hommes du Monaco Rugby Sevens ont répété leurs gammes en vue de l’échéance de samedi. Le groupe a été reçu par le prince Albert II, au Palais princier, qui soutient le projet depuis sa genèse. Photos Cyril Dodergny, Florian Vidot et Gaëtan Luci/Palais Princier

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On connaît les joueurs qui composent la nouvelle équipe de rugby à VII de Monaco

Fraîchement créé, notamment par le médiatique Frédéric Michalak, le groupe professionnel du Monaco Rugby Sevens s’attaque, ce samedi lors d’un tournoi à Paris, aux ogres du Top 14.

D’une page blanche aux prestigieux Jeux Olympiques. Une montagne, l’Everest, à gravir. Mais c’est la belle histoire qu’a à cœur d’écrire le staff du Monaco Rugby Sevens. Le projet d’une équipe professionnelle de rugby à VII en Principauté est certes tout frais - il a été pensé depuis trois années par Emmanuel Falco et Frédéric Michalak (1) - mais l’ambition sportive s’inscrit sur le long terme. «Cela ne se fera pas du jour au lendemain. Cela demandera beaucoup de temps et d’implication», confie Emmanuel Falco, président de la nouvelle association sportive monégasque.

Cela passera, surtout, par l’intégration de cette discipline - laquelle diffère du rugby à XV - au sein des écoles et la création d’une académie.

Objectif: faire naître un vivier de jeunes rugbymen prometteurs susceptibles, ensuite, de jouer sous la bannière rouge et blanche.

Premier tournoi ce samedi

En attendant que la machine sportive arrive à maturation, le premier chapitre de cette aventure humaine s’écrira ce samedi, à Paris La Défense Arena, lors de l’In Extenso Supersevens, premier du nom. En somme, le premier championnat professionnel de clubs de rugby à VII. Des matchs à élimination directe face aux ogres du Top 14 et aux Barbarians français. Du très lourd, donc. Alors, depuis la fin de la semaine dernière, le groupe de quinze joueurs (2) travaille et peaufine sa tactique sur le synthétique du stade Prince héréditaire Jacques à Beausoleil. L’effectif (lire ci-dessous) n’est qu’au complet depuis ce lundi. Cinq petits jours pour aligner une équipe la plus compétitive possible. Est-ce suffisant quand on se frotte aux cadors du milieu?

«Le recrutement a été bouclé tardivement car ce sont des équipes qui se construisent selon les disponibilités des joueurs, sous contrat avec des clubs le reste du temps, et, donc, avec les problématiques de calendrier que l’on connaît», justifie Frédéric Michalak.

Clairement, face à Brive, les hommes de Paul Albaladejo, coach du Monaco Rugby Sevens, auront le statut du Petit Poucet. «Sur le papier, on débute. On sera un Petit Poucet avec des ambitions», confirme le président. Benjamin Lapeyre, capitaine de l’équipe, embraye: «On est un peu l’équipe mystère, les invités surprises de cette compétition. On suscite la curiosité. La plupart des joueurs des équipes du Top 14 évoluent en rugby à XV. Tout le monde va devoir plus ou moins s’adapter. Car les rugbys à XV et à VII sont deux disciplines bien distinctes», argumente-t-il. Hormis le temps de jeu - un match dure 14 minutes - le rugby à VII se veut plus explosif, puissant et rapide que son voisin.

Pas de joueurs du cru

Une intensité et des ressources athlétiques demandées qui font qu’aucun joueur du cru, notamment de la Fédérale 3 de l’AS Monaco rugby, ne figure dans l’effectif professionnel à 7. « On ne peut aligner que des joueurs d’un niveau professionnel. On n’a pris que des joueurs sous contrat avec leurs fédérations ou clubs, explique Frédéric Michalak. C’est un sport de combat où il y aura de l’intensité. Certaines équipes comme Lyon vont aligner des joueurs comme Josua Tuisova ou Juan José Imhoff pour le Racing 92. On ne peut pas jouer avec la santé des joueurs… »


1. Le premier est conseiller privé du prince Albert II, le deuxième est le meilleur buteur de l’histoire du XV de France et ancien joueur du RC Toulon.
2. Ils ont été sélectionnés parmi une liste d’une centaine de noms.

Quels atouts composent cette équipe?

Benjamin Lapeyre
Libre de tout contrat depuis la fin de sa pige en tant que “joker Coupe du Monde” au Castres Olympique, au début de la saison, l’ancien coéquipier de Frédéric Michalak, lequel est secrétaire général du Monaco Rugby Sevens, n’a pas dit son dernier mot. Il lui a fallu quelques mois pour sortir du chômage et relancer sa carrière.

Cyril Dodergny, Florian Vidot et Gaëtan Luci/Palais Princier

Et son nouveau poste de pilier ne semble pas l’impressionner malgré un changement plutôt surprenant: «J’ai l’impression de découvrir un autre sport», s’amuse-t-il. Pour celui qui a souvent joué ailier ou arrière, l’aventure du VII n’est pas une fin en soi. À 33 ans et plus de 10 ans au haut niveau à XV, ce sportif confirmé a besoin de vivre une nouvelle expérience au travers d’une «histoire d’hommes». Une façon de se rapprocher de ces valeurs chères au rugby.

Et de découvrir des sensations dont il connaît les secrets grâce à un palmarès assez convaincant. Incontestablement, Benjamin Lapeyre devient alors le capitaine d’une équipe dont l’avenir reste à écrire. Mais son esprit de compétiteur semble pouvoir donner beaucoup d’espoir aux dirigeants de ce projet sportif inédit.

Paul Albaladejo
Avec un palmarès sans équivalent au rugby à VII et une expérience d’entraîneur adjoint de l’équipe de France féminine de janvier 2017 à juillet 2018, Paul Albaladejo s’est imposé très clairement comme l’homme de la situation.

C’est pour cette raison qu’il est devenu l’entraîneur du Monaco Rugby Sevens. Recordman du nombre de points inscrits par les Tricolores aux World Rugby Sevens Series avec un total de 891 points pour 86 essais, sa connaissance du jeu à 7 est inégalable. Pour autant, c’est tout en discrétion et modestie que le neveu de l’ancien demi d’ouverture, Pierre Albaladejo, arrive en terre monégasque.

Conscient des efforts à fournir et du statut de «challenger» de son équipe, le coach n’a pas peur d’affronter ses adversaires samedi prochain: «Le projet démarre mais on ne vient pas pour faire de la figuration», assure l’ancien international.

Il connaît la compétition et la valeur de ses joueurs. D’ailleurs, il ne voit pas son équipe comme «des Petits Poucets de la compétition». Il est donc prêt à transmettre sa culture de la gagne.

Zeba Traoré
Souvent décrit comme un homme de l’ombre compte tenu de son travail de préparateur physique depuis 2001 au Stade Toulousain, Zeba Traoré est une référence en la matière.

Son parcours sportif en est une preuve. Malgré son attachement à son club de cœur, le préparateur physique du Monaco Rugby Sevens a tenu à respecter ses engagements.

Aujourd’hui pleinement engagé dans le projet, il croit véritablement pouvoir arriver à construire une équipe étant, au regard des ressources athlétiques, en mesure de «pouvoir rivaliser avec les meilleurs de la planète.»

L’expertise sud-africaine
Avec 12 joueurs sud-africains sur 15, le groupe mis en place par les dirigeants monégasques prend un fort accent sud-africain. Une situation loin d’être anodine quand on connaît la carrière de Frédéric Michalak et ses liens avec ce pays connu pour fournir les meilleurs joueurs de rugby à VII du monde.

L’équipe monégasque compte bien tirer sa force du talent de ces joueurs «remarquables». Entre les membres de la réserve des Blitzboks et d’autres joueurs comme Oosthuizen, Pretorius ou encore Human, beaucoup ont déjà disputé le circuit mondial. Leur expérience permettra certainement de rivaliser avec les meilleures équipes déjà bien en place.


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